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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 21:52

Près de 8 000 personnes ont manifesté aujourd'hui devant le siège de l'AP-HP, avenue Victoria à Paris, contre le projet de réforme des 35 h que Martin Hirsch, directeur général des hôpitaux parisiens cherche à faire passer. Quelques milliers ont ensuite manifesté en direction du ministère de la Santé ou une délégation est en train d'être reçue.

AP-HP : "le conflit s'envenime", titre l'AFP..."La mobilisation en recul", juge Les Echos. Selon les syndicats (CGT, SUD, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa et CFDT), tous unis cette fois, la mobilisation est pourtant plus forte que la semaine dernière.

"Plusieurs hôpitaux ont organisé des cortèges ce matin pour rejoindre le rassemblement, avenue Victoria. A Saint-Louis, nous étions 400 la semaine dernière et 600 aujourd'hui", indique Thierry Amouroux, secrétaire général du SNPI (syndicat national des professionnels infirmiers).

Selon la direction, en revanche, le taux de grévistes serait en recul à 24 % contre 34 % la semaine dernière.

Direction, le ministère

Après un rendez-vous d'une vingtaine de minutes avec Martin Hirsch qui a tourné court, les manifestants se sont ensuite dirigés vers le ministère où ils sont actuellement reçu par des responsables du cabinet de Marisol Touraine.

"Nous sommes très mobilisés, estime Marianne Journiac, secrétaire générale du syndicat CGT Siège qui souligne qu'il s'agit d'"un combat exemplaire car il s'agit de tenir pour tous les hôpitaux de France",également touchés par la menace de réduction des RTT , à la fois pour générer des économies dans le cadre du programme de réduction des dépenses de trois milliards d'euros sur l'hôpital et tenter de solutionner le casse-tête des comptes-épargne-temps.

A l'AP-HP, Martin Hirsch a comme feuille de route 150 millions d'euros d'économies sur 2015. Quant aux coût du stock de compte épargne-temps (CET), charges comprises, il s'élève à 74,7 millions d'euros au 31 décembre 2015, pour les établissements de l'AP-HP.

"Martin, démission"

"Martin arrête ton baratin», «Martin, c'est certain, on n'en a plus besoin». La colère des agents de l'AP-HP, ne retombe pas, d'autant que le rendez-vous avec Martin Hirsch, en milieu de journée a tourné au "dialogue de sourd", indique Marianne Journiac. "Nous avons demandé le retrait de son projet, cela a été une fin de non-recevoir. Il essaye de noyer le poisson en proposant un dialogue sur les conditions de travail. Mais même là-dessus, il est flou", ajoute-t-elle.

Martin Hirsch a en effet proposé, lors d'une réunion qui a duré une dizaine de minutes avec les représentants de l'intersyndicale, le 26 mai 2015, "une base nouvelle de négociation" sur la"déprécarisation", "l'accès au logement" et "le maintien des effectifs au pied du malade", "mais le même document indique qu'il faut déterminer le périmètre de ce maintien", note Thierry Amouroux.

"Il est tenu par son plan d'économies drastiques et il a cru pouvoir passer à l'arracher en imposant un agenda", juge-t-elle.

Autre sujet qui fâche : les contractuels

Marianne Journiac s'offusque du petit pas de Martin Hirsch qui a signé un protocole d'accord pour la titularisation de 1000 contractuels "alors qu'à l'AP-HP, il y a 10 000 contractuels".

Même réaction pour Thierry Amouroux qui relève dans la dernière proposition de Martin Hirsch "une proposition visant à instaurer une bourse des contractuels pour échanger sur plusieurs groupes hospitaliers le personnel. C'est ce qui s'appelle gérer la précarisation".

Pour les syndicats, la véritable question reste : Marisol Touraine soutient-elle le directeur général de l'AP-HP et surtout jusqu'où le soutiendra-t-elle ? Si la ministre de la Santé semblait se tenir à l'écart, il y a quelques jours, lors des Salons Santé Autonomie, elle a récemment assuré que Martin Hirsch avait "sa confiance pour poursuivre les discussions avec les organisations syndicales".

Les prochaines journées d’action sont
le mardi 2 juin (et non le 4, justement pour toucher l’équipe du lundi/mardi et pas uniquement celle du jeudi/vendredi) avec des actions locales ciblées sur des élus politiques ("38 sites, 38 cibles") en partant en manifestation d’un hôpital vers une mairie ou une permanence de député ;
le jeudi 11 juin, avec une manifestation vers l’Elysée, afin que le Président de la République tranche. (source SNPI)

Source: actusoins.com

L'article en PDF ci dessous

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Published by sud-chu-caen

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