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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 08:47

Le député socialiste (et Président du Conseil de Surveillance du CHU de Caen) cumule 4 mandats et 24 fonctions qui laissent entrevoir des centres d'intérêt surprenants, et une propension à tisser ses réseaux.

 

Philippe Duron est champion de France. Et même si son titre implique des performances physiques hors du commun, il n'est pas ici question de Ligue 1, de natation ou de saut à la perche. Avec 28 titres différents, le député socialiste du Calvados est tout simplement détenteur de la médaille d'or du cumul des mandats et des fonctions, toutes catégories confondues, devant le sénateur-maire UMP Gérard Larcher (3 mandats et 19 fonctions).

 

Selon une enquête du Parisien en collaboration avec l'association de lutte contre la corruption Anticor, en plus de cumuler les mandats de député du Calvados et de maire de Caen, il est aussi à la tête de l'agglomération Caen-la-Mer et de Caen Métropole, qui gère l'aménagement du territoire pour 143 communes. En plus de ces 4 mandats électifs, le maximum fixé par la loi (un mandat exécutif, parlementaire, local et intercommunal), Philippe Duron serait également titulaire de 24 autres fonctions, aux noms souvent pompeux, qui laissent entrevoir des centres d'intérêt divers et variés, et une propension à tisser ses réseaux.

 

En vrac, l'élu est à la fois président du conseil d'administration de Normandie Aménagement - une société visant à soutenir des projets immobiliers - et de la Conférence de l'Arc atlantique - censée promouvoir une trentaine de villes côtières en Europe, il est membre du collège Collectivités territoriales au conseil d'administration de l'Institut des hautes études de développement et d'aménagement des territoires en Europe, mais aussi administrateur du Comité pour l'organisation des manifestations touristiques et économiques de Caen. Il est président du conseil de surveillance du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen. La liste est encore longue... Difficile d'évaluer les revenus que procure un tel dévouement ! Le chiffre de 55 000 euros circule, mais il est invérifiable. En revanche, il est acquis qu'une telle carte de visite procure d'innombrables avantages en nature : notes de frais, voiture et chauffeur, voyages, secrétariat...

 

"Soigner son carnet d'adresses"

 

Plus surprenant, il semble également avoir un tropisme pour la Macédoine, dont il préside le groupe d'amitié avec la France, ce qui ne l'empêche pas d'aimer sa langue maternelle, puisqu'il en fait la promotion en tant que membre de la section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie. Et pour soigner son carnet d'adresses, il est également vice-président de l'Union amicale des maires du Calvados et membre du bureau de l'Association des maires des grandes villes de France.

 

Mais outre les animaux politiques, nos amis les bêtes semblent également accaparer une partie substantielle de son emploi du temps présidentiel. L'élu semble avoir fait des canassons son dada : il est membre de l'incontournable groupe d'études cheval à l'Assemblée nationale, qui réunit 63 députés de sensibilités politiques variées dont le rôle est d'"auditionner les acteurs du cheval et d'intervenir auprès des autorités ministérielles et de Bruxelles sur les défis nombreux auxquels est confronté le monde du cheval". Une activité qui ne manque pas de selle ! Mais pour éviter toute discrimination animalière, il est également représentant de l'Association de gestion de la fourrière et du refuge d'animaux de Verson.

 

Si 83 % des parlementaires sont des "cumulards", selon les chiffres du Parisien, cette collection d'attributions suscite tout de même le courroux de certains élus. Après les dernières élections législatives, lorsque Philippe Duron fut nommé à la tête du conseil d'administration de la controversée et convoitée Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), son ancien rival aux législatives, Philippe Lailler (MoDem), s'était insurgé de cette situation sur le site internet du Modem 14 : "Pourtant surchargé en terme de fonctions et de mandats, nous en avions comptabilisé 38 (28 selon les chiffres du Parisien, NDLR) lors des élections législatives, le Premier ministre a, en effet, offert une nouvelle couche au millefeuille de mandats du maire de Caen..."

"On est tous plus ou moins président d'un groupe d'amitié"

 

"On est tous plus ou moins président ou membre d'un groupe d'amitié à l'Assemblée nationale, et pas toujours de celui que l'on souhaite. Mais on n'est pas rémunéré pour ça, c'est plus un affichage qu'autre chose", explique Cécile Untermaier, député PS de Saône-et-Loire, qui reconnaît cependant que "ces activités prennent du temps". Très active pour porter le projet du non-cumul, la vice-présidente de la commission Cahuzac désigne les cumulards comme Philippe Duron comme "des féodaux locaux qui profitent du système en se servant des règles".

 

Lorsqu'on lui lit l'interminable liste des fonctions de Philippe Duron, le président du PRG et sénateur Jean-Michel Baylet, farouche opposant à la réforme qui mettra fin au cumul des mandats lors de la prochaine législature, n'en démord pas : selon lui, la loi élaborée par, entre autres, Lionel Jospin (et qui est encore en vigueur) apporte "suffisamment de garde-fous" en la matière, même s'il apporte une nuance : "Je ne suis pas hostile à dire qu'il ne faut pas cumuler les fonctions et les responsabilités (contrairement aux mandats, NDLR)."

 

Probablement accaparé par ses innombrables activités, Philippe Duron n'a pas donné suite aux appels du Point.fr. En 2012, il s'était déjà prononcé contre la fin du cumul : "On se privera de beaucoup de compétences au Parlement", avait-il expliqué sur France 3. Mais il avait expliqué sur Normandie TV qu'il la voterait tout de même et se l'appliquerait. En 2017, s'il est réélu, l'élu sera donc obligé de choisir entre son mandat de maire et de député. Selon le site Tendanceouest.com, il a d'ores et déjà indiqué qu'il opterait pour le premier choix. Mais il pourra toujours se consoler, car la loi lui permettra encore d'être conseiller municipal, conseiller régional ou général en plus d'une des deux fonctions précitées. En attendant, une pétition pour mettre fin au cumul des mandats lui étant adressée et rassemblant 384 signataires a été lancée sur Internet.

 

La liste (non exhaustive) des fonctions de Philippe Duron :

 

Député du Calvados,

Membre de la Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire à l'Assemblée nationale,

Président du groupe d'amitié avec la Macédoine,

Membre du groupe d'études cheval à l'Assemblée nationale,

Membre de la section française de l'Assemblée parlementaire de la francophonie,

Maire de Caen,

En charge du développement de la ville de Caen,

Président du conseil de surveillance du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen, président de la Conférence des villes de l'Arc atlantique,

Président du conseil d'administration de Normandie aménagement,

Président de Caen Presqu'île,

Membre d'honneur du conseil d'administration de l'École d'ingénierie et travaux de la construction de Caen

Représentant de l'Association de gestion de la fourrière et du refuge d'animaux de Verson,

Administrateur du Comité pour l'organisation des manifestations touristiques et économiques de Caen,

Président de la Société d'économie mixte : gestion du mémorial de la Bataille de Normandie,

Vice-président de l'Union amicale des maires du Calvados,

Membre du bureau de l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF)

Président de l'Agglomération Caen-la-Mer,

Administrateur de l'Assemblée des communautés de France,

Président de Caen Métropole,

Membre de droit du conseil national du Parti socialiste,

Coprésident de l'association Transport Développement Intermodalité Environnement,

Vice-président de la Conférence de réseaux transfrontaliers et interrégionaux de villes (CECICN),

Membre de l'association Avenir Transport,

Membre du collège Collectivités territoriales au conseil d'administration de l'Institut des hautes études de développement et d'aménagement des territoires en Europe,

Administrateur de l'association Relais des sciences,

Administrateur de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France,

Membre du bureau de l'Institut de la gestion déléguée

 

Le Point

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 22:03

Cela pourrait être une bonne nouvelle et d'ailleurs on va nous le faire croire mais c'est une décision politique dramatique qui enterre les acquis sociaux de l'après-guerre. Un formidable retour en arrière du temps où l'universalité des droits et l'égalité des citoyens étaient encore un idéal à atteindre.

 

L'assemblée nationale vient de voter la généralisation obligatoire de la complémentaire santé pour tous les salariés. Bravo, très bien, les salariés vont être mieux couvert de leurs dépenses de santé… ??

En réalité cela va entrainer :

 

- le désengagement accéléré de la sécu

- l'ouverture d'un vaste marché aux sociétés d'assurance (encore la finance) qui vont couvrir ces risques

- une prise de contrôle des professionnels de santé par les assureurs

- une prise de contrôle par les assureurs de ce qui l'est bon de soigner ou non et à quel coût

- un pouvoir des employeurs sur leur salariés : selon l'entreprises la couverture ne sera pas la même

- une inégalité grandissante entre ceux qui -salariés- auront divers degrés de couverture et ceux -non salariés- qui n'auront que la sécu de base (voire la CMU)

- c'est à dire une organisation à l'américaine

 

Et où est l'économie ?

 

Les entreprises vont payer au moins a moitié de ces "nouvelles" cotisations et les salariés le reste tandis que les charges qui financent la sécu pourront continuer à baisser : bel affichage…

Pour 1000€ versés au régime obligatoire de sécurité sociale combien reviennent aux patients ?

Pour 1000 € versés à ces complémentaires combien reviendront aux patients ? aux actionnaires ? aux publicitaires ?

Ah oui, c'est vrai les "mutuelles" n'ont pas d'actionnaires… mais pour combien de temps ? Et où passent les marge alors ? Bientôt on nous expliquera, au nom de l'harmonisation européenne et au nom de l'égalité entre assureur et mutuelles que ces dernières doivent changer de statut pour rejoindre les premiers.

 

Tout se met en place.

 

L'exonération de charges sur les contrats individuels de protection sociale pour les TNS (Loi Madelin)

Les complémentaires santé d'entreprise qui sont commercialisées au PME et TPE.

Les profits records des assureurs et l'augmentation continue de leurs primes sont déjà en place (avec des dépenses en salaires et sponsoring hallucinant et non démocratiques)

La fusion des complémentaires santé (assureurs ou mutuelles) est déjà engagée.

La prise de contrôle des professionnels est déjà engagée (réseaux).

La remise en question du libre-choix de son professionnel est déjà engagée (remboursement différencié).

 

Autres dangers :

 

Le risque de fusion des données de santé avec celles d'autres contrats d'assurance est réel.

Le risque de ne pas être couverts lorsqu'on n'est plus salarié est réel.

Le risque d'être moins bien couvert ou de payer beaucoup plus cher une fois en retraite est réel.

Le risque d'être soigné selon ce que l'assureur décide est réel et existe déjà aux USA, cela s'appelle le Managed Care. En Suisse, une consultation démocratique nationale a rejeté cette évolution en 2012. En France les socialistes (de gauche ? ah bon) prolongent l'évolution d'un système sous la pression des assureurs.

 

Alternative ?

 

Pourquoi ne pas simplement obliger les entreprises et les salariés à cotiser plus à la sécurité sociale pour que celle-ci couvre mieux ??? Ca ne couterait pas plus cher aux entreprises et aux salariés, sauf à considérer que l'on est couvert selon sa cotisation et selon son risque, c'est à dire à segmenter et individualiser les cotisations et les prestations.

 

Conclusion

 

On assiste malheureusement bel et bien à une privatisation de la Sécu

Je pense qu'elle s'inscrit dans une dynamique mondiale qui pousse la finance à trouver d'autres marchés.

Dans une société post-industrielle ou le service est la principale source de richesse et après l'eau, l'énergie, les transports ou les communications, gérés par les états qui ont été privatisés ; ce sont donc les protections sociales qui deviennent la cible : l'assurance perte d'emploi, les retraites complémentaires, l'éducation, et maintenant la sécurité sociale.

Il est incroyable que la "gauche" se laisse leurrer par le fait qu'il s'agit de "mutuelles" ! S'agit-il de retour d'ascenseur pour les politiques financés ? S'agit-il d'opportunité de négociation et de pouvoir pour les syndicats des grandes entreprises ? Il me semble que seuls les communistes se sont opposés.

 

Médiapart

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 09:44

Au nom de la croissance et de la réduction des déficits, le gouvernement espagnol accélère la privatisation du système de santé publique. Des fonds d’investissement en quête de « rentabilité élevée » s’emparent d’hôpitaux, sur fond de conflits d’intérêt et de scandales politico-financiers. Collectifs citoyens et syndicats dénoncent les conséquences désastreuses de cette privatisation : des patients mourant prématurément par négligence, un personnel soignant en pleine dépression, et des coûts au final plus élevés que ceux d’une gestion publique. Enquête sur un désastre en cours.


« Partenariat public privé » : ce mode de gestion, appliqué au système de santé publique espagnol provoque des ravages, tant sociaux que sanitaires. 2 700 personnes seraient mortes prématurément en 2012 dans la région de Valence, selon un rapport de l’UGT, le premier syndicat espagnol. En cause : la dégradation des services, les coupes brutales dans les effectifs, et la gestion privée. « La santé de plus d’un million de valenciens est entre les mains d’organisations mercantiles privées qui s’introduisent dans le secteur de la santé publique dans le but explicite d’obtenir des bénéfices », dénonce le syndicat. Dans la région de Madrid, où la privatisation du secteur est également en cours, 7 500 postes de personnel soignant ont été supprimés depuis 2012. Soit plus de 10% des effectifs des hôpitaux madrilènes ! Dans la capitale, les listes d’attente s’allongent et la presse relaie de nombreux cas de négligences médicales.

 

Au nom de la réduction des coûts et de l’efficacité, le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire, droite) est en train de multiplier ces « partenariats public privé » dans la santé. Ils s’inspirent du système anglo-saxon des « Private Finance Initiatives » (PFI) qui vont bien au-delà, en terme de privatisation, que la délégation de service public pratiquée en France [1]. Ces PFI ont été initiées en Grande-Bretagne dans les années 1990. Elles sont aujourd’hui accusées d’y avoir contribué à la dégradation du système de santé. L’hôpital Stafford au Royaume-Uni, qui a défrayé la chronique en février, est régi par ce système, comme 118 autres établissements de santé du pays. 1 200 patients y seraient décédés entre 2005 et 2008, victimes de mauvais traitements, de négligences de la part d’un personnel sanitaire peu qualifié et démotivé, et de conditions d’hygiène déplorables [2]. D’autre part, ces PFI reviendraient beaucoup plus cher aux contribuables britanniques qu’une gestion publique [3]. « Les pays qui voient arriver la compétitivité et les opérateurs privés dans leurs systèmes de santé devraient s’inquiéter », alerte, fin 2012, Göran Dahlgren, un ancien haut fonctionnaire de la Santé publique en Suède, pays qui a aussi développé des PFI.

 

Conditions de travail « inhumaines »

 

C’est justement du Royaume-Uni et de Suède que viennent deux des principaux acteurs de la privatisation du secteur de la santé espagnol. Le premier prestataire de soins sanitaires privé en Suède, Capio, est bien implanté en Espagne (et possède une vingtaine de cliniques en France). « Le profit encourage le travail dans le système sanitaire », clame son président, Thomas Berglund [4]. Sa filiale espagnole, et ses six hôpitaux madrilènes, a été revendue début 2013 à un fonds d’investissement basé à Londres, CVC Capital Partners, qui affiche clairement cibler des secteurs à « rentabilité élevée ». Rebaptisé IDC Salud, le groupe compte s’emparer des prochaines concessions hospitalières mises sur le marché par le Parti populaire dans les régions de Madrid et de Castille.

 

Cette nouvelle vague de privatisation suscite une formidable levée de boucliers, relayée par le mouvement des indignés espagnols. Une pétition pour paralyser le plan de privatisation du gouvernement a récolté 900 000 signatures à Madrid et les manifestations se succèdent. La « Coordination anti-privatisation de la santé publique de Madrid » (CAS) [5], l’un des collectifs espagnols les plus actifs, a compilé les témoignages de personnels soignants décrivant leurs conditions de travail jugées « inhumaines » dans les nouveaux hôpitaux privatisés, sous régime PFI. « J’ai perçu mon transfert au nouvel hôpital comme la pire année de ma vie avec des relations délétères entre les travailleurs, une détérioration manifeste de la qualité d’attention aux patients », y confie un médecin urgentiste. « Parmi nous, il y a des professionnels très jeunes, en arrêt maladie depuis longtemps, sous traitement pour dépression. [...] Le nombre de fois où je les ai vu arriver au travail en pleurant... Ils sont suivis par le psychiatre de l’hôpital. [...] J’ai vu des médecins aussi partir chez eux en larmes, à cause de la pression », décrit une infirmière [6].

 

Des privatisations pour réduire les déficits ?

 

Pour justifier ces privatisations, les acteurs privés, soutenus par le ministère de la Santé, agitent l’épouvantail du déficit. « Nous défendons l’introduction de critères entrepreneuriaux dans la gestion de la santé publique pour pouvoir offrir une attention universelle, ce qui n’est pas le cas actuellement faute de moyens », affirme, lors d’une conférence de presse le 20 mars, Juan Abarca, PDG du groupe hospitalier privé HM Hospitales, l’un des principaux concurrents de Capio, et président d’une structure qui défend les intérêts de la gestion privée (IDIS, Institut pour le développement et l’intégration du secteur de la Santé). L’IDIS prétend que le secteur public a accumulé une dette auprès des prestataires privés de 4,1 milliards d’euros. Et dans le même temps, le gouvernement cherche à économiser 7 milliards d’euros par an dans la santé.

 

Malgré les critiques du système de gestion PFI ailleurs en Europe, et le mouvement de protestation en Espagne, le gouvernement s’obstine. Pourquoi vouloir appliquer coûte que coûte cette formule controversée ? « Parce qu’il est lui-même dans le business ! », s’insurge Carlos Barra, médecin dans un hôpital public de la banlieue de Madrid, qui a travaillé pendant treize ans pour le ministère de la Santé publique. Conflits d’intérêt et pantouflages sont effectivement au rendez-vous. Deux ex-conseillers à la Santé publique de la communauté autonome de Madrid, Manuel Lamela et Juan José Güemes, sont devenus cadres au sein de deux entreprises privées (Assignia Infraestructuras et Unilab) qui ont opportunément obtenu les concessions pour gérer, respectivement, l’hôpital Tajo d’Aranjuez, au Sud de Madrid, et les laboratoires d’analyses de six hôpitaux madrilènes.

 

Scandales politico-financiers

 

Le gouvernement de Madrid avait également attribué en 2005 les licences de construction et de gestion privée de huit nouveaux hôpitaux à des conglomérats composés de banques et de groupes du BTP [7]. Ces derniers sont désormais dans le collimateur des juges qui enquêtent sur deux retentissantes affaires de corruption, l’affaire Gürtel et l’affaire Barcenas, dans lesquelles sont impliqués de hauts dirigeants du Parti populaire et plusieurs de ces entreprises de la construction.

 

Des présomptions d’évasion fiscale planent également : avec l’aide d’économistes et d’avocats, la Coordination anti-privatisation a découvert que CVC Capital Partners, le fonds d’investissement qui possède, via la filiale IDC Salud, six hôpitaux madrilènes, dissimulerait des bénéfices dans les Îles Caïmans par l’intermédiaire de sociétés écrans. La plus grande opacité règne autour des comptes de ces entreprises et aucune commission internationale rogatoire n’a été requise pour y accéder.

 

Collectifs, syndicats et mouvements sociaux, comme la Coordination anti-privatisation, redoublent d’énergie pour endiguer ces accaparements spéculatifs des services de santé par ce qu’ils nomment des « fonds charognards ». Leur cheval de bataille : la révocation de la loi 15/97 sur la « modernisation du système de santé publique » qui autorise légalement l’entrée de fonds spéculatifs dans la santé. « Pour nous, une véritable gestion publique consisterait à appliquer un contrôle citoyen sur la gestion de ce service, en particulier une plus grande transparence des budgets alloués aux hôpitaux et qui sont en définitive payés par les contribuables », estime Antonio Gómez, médecin traitant au dispensaire du quartier de Vallecas, à Madrid.

 

Coopératives et autogestion

 

Collectifs citoyens et syndicats ont publié plusieurs études montrant que l’assistance médicale spécialisée dans un établissement privé coûte 16% à 27% plus cher que la même prestation proposée par l’administration publique. Le coût d’un lit hospitalier serait 74% plus onéreux dans le privé. Autre cible : la Commission européenne qui soutient de fait cette stratégie de privatisation, accélérée grâce aux plans d’austérité. Pour Berta Iglesias, de l’ONG Ecologistas en Acción, il n’y a qu’à lire le dernier programme européen « La santé en faveur de la croissance » (publié en novembre 2011) pour comprendre que Bruxelles pousse les États membres à « œuvrer en faveur de l’économie financière et non du bien-être social » .

 

Au-delà des résistances, la Coordination anti-privatisation commence à s’intéresser aux alternatives apparues en Grèce, notamment les dispensaires sociaux solidaires. En Catalogne, des « communautés citoyennes autogérées » (ecoxarxas) sont en train de mettre en place un système de coopératives de santé publique. Spéculateurs et « fonds charognards » ? ¡ No pasarán !

 

Notes

 

[1] Une mission d’intérêt général confié à un opérateur privé, comme la gestion de l’eau ou d’un transport public, et encadrée, plus ou moins rigoureusement, par l’Etat ou la collectivité locale.

 

[2] Lire cet article de Courrier International.

 

[3] D’après une étude menée par le quotidien The Guardian (basée sur les statistiques gouvernementales) les contribuables anglais auront à débourser 79,1 milliards de livres sterling pour rembourser les 118 contrats PFI liés à la Santé, soit sept fois leur coût d’investissement initial (11,6 milliards de livres sterling).

 

[4] Lors d’une interview au quotidien britannique Guardian en décembre 2012.

 

[5] Coordinadora Anti-privatización de la Sanidad Pública de Madrid.

 

[6] Télécharger le rapport (en espagnol).

 

[7] Sacyr-Vallehermoso, Begar-Ploder, Hispánica, Sufi S.A.

 

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 19:38

L’Union Européenne, dans son projet de Directive modifiant la passation des marchés publics, veut faire passer intégralement la sécurité sociale, les mutuelles, les services de santé, les services sociaux et organismes de retraite dans le secteur marchand ouvert à la concurrence libre et non faussée.

Nous refusons ce projet de Directive. Nous affirmons que la Santé comme la Protection Sociale sont pour toutes et tous un droit fondamental, qui doit être garanti et ne peut en aucun cas être soumis aux logiques marchandes.


Pour signer la pétition


http://www.avaaz.org/fr/petition/NON_a_la_mise_concurence_des_Services_dInterets_Economiques_Geneneraux_Europeens_2/?tkjjjbb

 

Pourquoi signer la pétition...

 

A propos de la campagne contre le projet de Directive Européenne marché public

 

Est en cours un projet de Directive Européenne Marchés Publics. Cette Directive serait une étape vers la mise sur le marché des prestations des services publics, privés non lucratifs, en particulier sur les plans de la santé, du social, et de la protection sociale tels ceux visés à l’annexe XVI du projet.

 

La pétition ci jointe est l’une des contributions qu’apporte le comité français du Réseau Européen Contre la Commercialisation de la Santé et de la Protection Sociale dans l’action contre cette Directive.

 

D’ores et déjà l’Union Européenne ne retient pas dans ses traités la notion de services publics, elle ne reconnait que la notion de Service d’Intérêt Economique Général (SIEG) et en leur sein les Services Sociaux d’Intérêt Généraux (SSIG).

 

Le paragraphe 2 de l’actuel article 106 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, issu de l’article 90 § 2 du Traité initial instituant la Communauté Economique Européenne, énonce en effet que les « entreprises chargées de la gestion de Services d’Intérêt Economique Général […] sont soumises aux règles du Traité, dans les limites où l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie »

 

Les SIEG ont donc été conçus comme l’exception à une règle, celle de l’application du droit de la concurrence. Les textes européens distinguent en outre les entreprises chargées de la gestion de SIEG de celle de la mission particulière. Cette distinction qui ouvre la vanne de la concession du Service Public à une société à caractère commercial.

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 09:15

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 18:48

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 18:44

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 18:44

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 18:35

En Italie, les médecins du secteur public en grève contre les coupes budgétaires

 

Médecins, vétérinaires, cadres et techniciens de la santé publique se sont mis en grève pendant 4 heures, lundi 22 juillet, pour protester contre les coupes budgétaires à hauteur d’un milliard d’euros et le non-renouvellement de la convention collective nationale de travail bloquée depuis 2009 (avec gel de salaire).

 

Selon l’estimation des syndicats, 70 à 90 % des 135 000 médecins et vétérinaires du service public et 20 000 dirigeants, techniciens et professionnels du secteur sanitaire italien ont adhéré au mouvement d’arrêt d’activité.

 

« Les ressources financières sont revues à la baisse. Du coup, la qualité du service est menacée, analyse Massimo Cozza, secrétaire national du syndicat CGIL Medici. Dans les milieux hospitaliers, le nombre de médecins diminue d’année en année en raison du blocage du turnover. À cela s’ajoute une situation de précarité qui touche quelque 10 000 blouses blanches ».

 

Le syndicaliste explique que les réductions de personnel entraînent un surcroît d’heures supplémentaires notamment de nuit. « Mais sans qu’elles soient payées ! », se désole Claudio Aurigemma, secrétaire régional de l’Anaao, l’association des médecins cadres.

30 000 opérations annulées

 

Dans leur cahier de doléances transmis au ministère de la Santé, les syndicats réclament la réouverture du robinet des fonds publics, la remise à plat des conditions de travail et la redéfinition des organigrammes dans l’administration hospitalière. Les syndicats demandent aussi que l’avancement de carrière des médecins soit soustrait aux influences politiques.

 

La grève de ce début de semaine a entraîné l’annulation de milliers de visites, de 500 000 contrôles médicaux et 30 000 opérations non urgentes. Pour éviter de pénaliser les patients, les syndicats ont garanti le fonctionnement des services d’urgence.

 

Les vétérinaires ayant eux aussi cessé leur activité, cette protestation a touché par ricochet les producteurs de viande, de poissons, de fruits et légumes, qui pour la plupart avaient fermé leurs portes. « Le système de la santé publique risque de s’effondrer à cause des restrictions budgétaires », affirment les syndicats qui soulèvent aussi la question des contentieux croissants avec les patients. Selon un rapport publié en janvier par le ministère de la Santé, 45 000 plaintes ont été déposées l’an dernier devant les tribunaux. Ce nombre a triplé en 15 ans...

Assurances en hausse

 

Certes, dans 99,5 % des cas, les médecins ont gain de cause. Restent que les coûts des procès ont poussé les assurances à revoir leurs contrats à la hausse. Une politique pénalisante pour les budgets des services hospitaliers, déjà en chute libre.

 

Selon la feuille de route du gouvernement, les discussions sur le renouvellement de la convention collective nationale de travail devraient démarrer fin 2014. Mais les syndicats redoutent que l’exécutif repousse le début des pourparlers. Dans ce contexte, les confédérations n’ont pas l’intention d’enterrer la hache de guerre.

 

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 19:02

Mediapart 19 juillet 2013 | Par Lénaïg Bredoux et Mathieu Magnaudeix

 

Alors qu’elle négocie la réforme des retraites, la ministre des affaires sociales est très contestée. Deux hauts responsables du ministère viennent de jeter l'éponge, plusieurs membres du cabinet sont sur le départ.

 

Un ministère qui perd ses collaborateurs est un ministère qui va mal. En l’espace de quelques jours, deux hauts responsables des affaires sociales et de la santé ont annoncé leur démission. Plusieurs membres du cabinet de Marisol Touraine sont en partance. Un signe inquiétant alors que la ministre est en charge de l’explosive réforme des retraites.

 

Denis Piveteau© DR.

 

Selon nos informations, le secrétaire général des ministères sociaux, Denis Piveteau (photo), plus haut responsable de l’administration du ministère, a présenté sa démission vendredi 12 juillet. Nommé en janvier, il n’aura tenu que quelques mois à ce poste. Un départ tonitruant, puisque le “SG” supervise aussi les administrations des ministères du travail, de la ville et de la jeunesse et sports.

Dans la foulée, Alain Cordier, le président du “comité des sages” chargé de la stratégie nationale de santé, nommé lui aussi en janvier, a fait part de son envie de quitter son poste. Ces démissions de poids lourds du ministère ne sont pas encore officielles.

Elles surviennent en réalité après un véritable psychodrame au sujet du rapport du “comité des sages”, dont Alain Cordier avait la charge. Ce texte, qui plaide pour une vaste refonte du système de santé, a traîné plusieurs semaines avant de faire l’objet d’un très bref communiqué lundi en fin d’après-midi, dont la sortie a été précipitée par des fuites dans la presse. Un sort peu glorieux pour un rapport censé tracer la politique de santé du gouvernement, détaillée en février par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

 

« Le rapport ne convenait pas à Touraine », disent plusieurs sources gouvernementales, qui accusent la ministre de vouloir « l’enterrer ». « La stratégie nationale de santé, c’est central », dément au contraire son cabinet. Pour expliquer ces loupés, un partisan de Marisol Touraine préfère évoquer une complexe bataille d'« ego et de jalousies ». Reste l'essentiel : la communication autour d'un rapport qui devait faire date est complètement ratée. Et les premières auditions au Parlement, prévues en juillet, sont repoussées à la rentrée.

 

Parallèlement, trois conseillers de Marisol Touraine viennent d’annoncer leur départ. Selon nos informations, cinq personnes ont quitté le cabinet depuis six mois, dont un “chef de pôle”, Laurent Chambaud, devenu directeur de l'École des hautes études en santé publique (EHESP), l'ENA des directeurs d'hôpitaux. Au total : huit départs en un an. En décembre, le directeur de cabinet et son adjointe avaient été brutalement débarqués sur ordre de Matignon, furieux de la gestion du ministère. Le responsable de l’organisation des soins, Christophe Lannelongue, était aussi parti.

« Au bout d’un an et demi, c’est naturel : il peut y avoir des mouvements. Mais ça ne veut pas dire qu’il y a l’incendie et que tout le monde s’en va. Ces départs sont liés à des choix personnels », temporise le ministère, qui souligne la rudesse de la vie de cabinet.

 

Jean-Marc Ayrault et Marisol Touraine le 14 juin© Reuters.

 

Pourtant, depuis plusieurs mois, des ministres, conseillers et des députés de la majorité se plaignent, en “off”, de leurs relations avec le cabinet de Marisol Touraine. Au départ, ils levaient les yeux au ciel et soupiraient. Désormais, ils s’affligent d’un ministère jugé défaillant.

De telles critiques sont souvent nourries par les concurrents ou les différents lobbies, surtout quand il s'agit d'un ministère aussi exposé. Elles sont aussi récurrentes quand le ministre est une femme, celles-ci étant plus facilement taxées d’autoritarisme que les hommes – c’était par exemple le cas de Delphine Batho avant son limogeage. Toutefois, de nombreux témoignages attestent d’une ambiance délétère au ministère. Marisol Touraine et Denis Morin, son directeur de cabinet, sont réputés extrêmement sévères avec leurs collaborateurs. Plusieurs interlocuteurs du ministère décrivent une ministre « bunkerisée », des collaborateurs « terrorisés», « stressés », « essorés et lessivés », qui « se décomposent » régulièrement en sa présence.

 

Même les ministres déléguées de Marisol Touraine, Michèle Delaunay (personnes âgées), Marie-Arlette Carlotti (handicapés et exclusion) et Dominique Bertinotti (famille), ont eu à souffrir de relations très tendues avec leur ministre de tutelle. Le plan “autisme”, une promesse de campagne de François Hollande, a par exemple fait l’objet d’une violente passe d’armes entre Carlotti, qui en avait la charge, et Touraine, accusée d’avoir bloqué le dossier.

Il a finalement fallu l’arbitrage de Jean-Marc Ayrault et de François Hollande. Le “plan autisme”, par ailleurs contesté par une partie des psychiatres, a pris du retard. Du coup, il a été annoncé un mois après la journée mondiale contre l’autisme. On a vu meilleure communication.

 

L’Élysée et Matignon ont la ministre dans le viseur depuis des mois. Le “cas” Touraine est souvent évoqué dans les déjeuners au sommet de l’État. François Hollande et Claude Bartolone en ont déjà discuté. « On sait que c’est compliqué, fais un effort… », explique-t-on à Matignon aux élus qui se plaignent d’être pris de haut par la ministre ou ses collaborateurs.

En privé, Marisol Touraine admet que le bruit de fond ne lui est pas très favorable. Mais la ministre est surtout persuadée que d'autres lui ont savonné la planche. Visé : Aquilino Morelle, le conseiller spécial de François Hollande, qui rêve du ministère de la santé.

 

« Collectivement, nous n’avons aucune vision sur la santé »

 

En plus des dysfonctionnements internes et de la personnalité contestée de la ministre, Marisol Touraine est aussi décriée sur le fond.

À l’automne, la négociation sur les dépassements d’honoraires, qualifiée par Touraine d’accord « historique », avait donné l’impression que la ministre avait cédé au puissant corps médical. « François Hollande voulait absolument un accord… », rappelle en privé la ministre, manière de dire qu'elle n'a fait que suivre la feuille de route.

Dans les couloirs des ministères, on lui reproche aussi de ne pas être assez active dans la lutte contre les déserts médicaux, de ne pas revenir assez vite sur la “tarification à l'acte” instaurée par la droite... ou de favoriser des « nominations de gens de droite ».

 

Cet hiver, le député du Rhône Jean-Louis Touraine, candidat socialiste à la tête de la puissante fédération hospitalière de France (FHF), qui regroupe un millier d’établissements publics de santé, a ainsi été sèchement battu face au président sortant, Frédéric Valletoux, maire UMP de Fontainebleau. « Elle n’allait pas s’engager sur une candidature qui avait des chances d’être rejetée. Je ne lui en ai pas voulu », la défend Jean-Louis Touraine, professeur de médecine dans le civil (il n'a aucun lien de parenté avec la ministre). « Jean-Louis Touraine aurait été battu de toute façon : les médecins avaient envie de taper la politique de santé du gouvernement », explique un autre socialiste.

 

Marisol Touraine© M.M.

 

Ex-strauss-kahnienne ralliée à Hollande, Marisol Touraine avait animé le pôle protection sociale de la campagne présidentielle. Au point de devenir la candidate naturelle aux affaires sociales. Mais au bout d’un an, ses relations avec les professionnels de santé se sont dégradées. « Sur tous les sujets, ils naviguent à vue… Et partout, dans le milieu hospitalier comme dans le privé, ça craque », explique, sous couvert du “off’, un cadre du PS.

La ministre peut facilement arguer qu’elle a la tâche difficile dans un contexte de rigueur budgétaire, avec des marges de manœuvre extrêmement réduites. Elle a loisir de souligner qu'après dix ans de politiques de droite, le chantier est tel que les changements ne sont guère spectaculaires. D'autant qu'elle doit gérer un domaine ministériel très vaste, de la réforme des retraites à l’assurance maladie, en passant par toute la politique de santé.

 

Mais plusieurs responsables socialistes dénoncent surtout une absence de cap et de cohérence politique. « Certes, la ministre n’est pas courageuse et n’aime pas les conflits. Mais ce n’est pas que de sa faute : collectivement, nous n’avons aucune vision sur la santé. Pour l’instant, on gère le système. Et on reste à la botte des médecins libéraux », s’indigne l'un d'eux.

 

« Le système de soins nécessite des transformations puissantes pour adapter l’offre de soins aux besoins de la population et face à cela, nous restons très “tradis”, s’inquiète aussi le député Jean-Marie Le Guen, médecin de formation et qui se serait bien vu ministre. La santé n’est pas portée comme une priorité du quinquennat et je le regrette. »

« Ministre de la santé est un poste très exposé, c’est toujours comme cela ! Marisol subit la même chose que les autres. La question est de savoir si elle réussira à opérer un tournant dans notre politique de santé. Il faudra juger sur les actes et sur le projet de loi sur la santé publique, prévu en 2014 », argue le député Jean-Louis Touraine.

 

À moins que les jours de la ministre ne soient déjà comptés ? En la matière, un pilier de la majorité suggère l'extrême prudence. « Tout le monde attend son départ et, par certains aspects, Marisol Touraine est un problème. Mais elle est aussi politiquement incontournable pour faire le sale boulot, contre vents et marées », dit-il, pensant évidemment à la réforme des retraites qui va occuper l'agenda politique de la rentrée. De fait, François Hollande et Jean-Marc Ayrault n’ont aucun intérêt à changer de ministre avant cette réforme qui s’annonce déjà impopulaire et très contestée à gauche.

 

 

 

 

 

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