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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 05:24

 

 

 

 

 

Communiqué de presse du 21 octobre

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:14

Un terrible drame s'est noué hier pour une famille lotoise. Une femme, domiciliée dans la région de dans le Lot, qui se rendait à la maternité de l'hôpital de Brive en Corrèze, pour y accoucher, a donné naissance à son enfant durant le trajet qu'elle faisait avec son compagnon.

C'est en arrivant, peu après 12h40, au niveau de la barrière de péage de Montfaucon, sur l'autoroute A 20, que le Samu de Cahors, les pompiers ainsi que les gendarmes ont découvert le corps sans vie du nouveau-né.

La mort naturelle a été confirmée et l'affaire ne devrait pas connaître de suite judiciaire, selon le parquet de Cahors que nous avons réussi à joindre hier soir.

Reste que ce nouveau drame pose la question de la présence des maternités sur le département.

 

Depuis le mois de mai 2009, la maternité de l'hôpital de Figeac a fermé ses portes, après celle de Gourdon, quelques années auparavant. Cahors, au sud du département, reste donc la dernière maternité du Lot.

Selon nos informations, la mère de famille aurait rencontré, hier matin, son gynécologue à Figeac. Son accouchement était bien prévu à Brive, à une heure de route de Lacapelle-Marival. Bien qu'enceinte de seulement 7 mois, le praticien, craignant l'arrivée imminente du bébé, lui aurait conseillé de se rendre rapidement à l'hôpital de Brive, réputé pour la prise en charge des accouchements difficiles. La jeune femme n'a pas pu arriver à temps…

Quatre maternités, toutes à 1 heure

 

Elle avait, en théorie, quatre destinations possibles pour mettre au monde son enfant : Brive, Cahors, Villefranche-de-Rouergue ou Decazeville, toutes situées à une heure de chez elle. Un délai trop long qui repose le débat de l'inégalité des chances, entre les territoires pour la santé.

Une récente étude montre qu'en moyenne, les femmes françaises disposent d'une maternité à 17 minutes de leur domicile, les Lotoises sont à 35 minutes C'est le 2e département le moins bien loti de France… Une famille vient sans doute d'en payer le prix fort.

Hier, le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Martin s'est déclaré «bouleversé par ce drame». Il a souligné avoir déjà «dit les risques liés à la fermeture de la maternité. Un centre médical de périnatalité a été maintenu. Des accouchements ont eu lieu depuis à Figeac. Mais ce n'est pas sa mission. Lui-même est difficulté.» De fait, M. Malvy a demandé «expressément à l'Agence régionale de Santé de nous en transmettre les conclusions intégrales

 

Accouchement dramatique sur l’A20 : Hollande exige une enquête administrative !

 

 

Après la tragédie qui a frappé une famille lotoise ce vendredi, François Hollande est monté au créneau en exigeant une enquête administrative afin de « tout connaitre des circonstances du drame ». Hier, une jeune femme de Lacapelle-Marival n’a pu arriver à temps à la maternité de Brive et a accouché sur le trajet, en pleine autoroute A20. Les secours n’ont pu que constater le décès du nourrisson.

 

Ce drame pose une nouvelle fois la question de la désertification médicale. Dans le Lot, les maternités de Figeac et Gourdon ont successivement fermé leurs portes ces dernières années, ne laissant aux futurs parents que Cahors et Brive comme options.

 

Le Président de la République a déclaré devant le congrès de la Mutualité française ce samedi qu’il ne faut « rien accepter en matière de désert médical » et qu’« aucun Français ne doit se situer à plus de 30 minutes de soins d'urgence ». Selon lui, « dans certaines zones rurales, dans certains quartiers difficiles, il est devenu compliqué et parfois même impossible d'avoir recours à certains spécialistes dans une durée raisonnable, voire de trouver un généraliste, et même d'accéder en temps utile à des structures de soins ».

 

Ce vendredi, le président de Région Martin Malvy a également réclamé une enquête auprès de l'Agence régionale de Santé.

 

COORDINATION REGIONALE DES COMITES DE DEFENSE DES HOPITAUX ET MATERNITES DE PROXIMITE

Le 20 Octobre 2012

 Il est malheureux de constater qu'il a fallu un drame (décès d'un nouveau-né entre Figeac et Bive), pour que les médias nationaux s'emparent des déserts médicaux hospitaliers.

Dans la région nous avions alerté les pouvoirs publics à propos du désert obstétrical du nord de notre région.

En effet après les fermetures ces dernières années des maternités de Gourdon, Saint-Céré et Figeac, on a voulu fermer celle de Decazeville.

Les habitants, les élus, les personnels, les syndicats, le Collectif Tous Ensemble se sont bien battus et la maternité et la chirurgie ont été prolongés pour 5 ans cette année .

Un deuxième désert à l'Est de l'Aveyron a failli se faire entre Saint-Affrique et Montpellier; évité à plusieurs reprises grâce à nos militants, aux élus, aux syndicats de Saint-Affrique.

Un troisième est au sud de Lannemezan qui demande la réouverture de la maternité.

Un quatrième est au sud de l'Ariège après la fermeture de Lavelanet. un cinquième à l'Ouest du Gers (après la fermeture de Condom) et le cinquième et dernier qui se prépare avec la fermeture de Lourdes après celle de Bagnères de Bigorre.

 

La Coordination a enfin été écoutée et entendue toute la journée sur France Info et France Inter... par la voie de notre Président.

Depuis longtemps notre organisation a fait part de ses réflexions et de ses propositions, sur les restructurations hospitalières, et la médecine de proximité, très rarement reprises par les médias.

 

Le Conseil régional et notre coordination régionale ont demandé à plusieurs reprises un moratoire sur les restructurations (2/3 des maternités fermées, 35000 postes supprimés entre 2009 et 2012...). Nous n'avons jamais été reçus par le Directeur de l'ARS.

 

Aucune étude n'a été faite sur les bénéfices et conséquences des restructurations effectuées.

Seulement une étude de la FHF avec Dexia (10 ans de recomposition hospitalière 2009), qui montre "une absence de vision d'ensemble et une forte emprise du facteur humain".

 

Une autre sur les fusions d'établissements par l'IGAS en Juillet dernier:" beaucoup de fusions échouent dans l'atteinte de leurs objectifs"," D'un point de vue financier, la fusion n'est pas non plus l'outil "le plus pertinent pour réduire les déficits hospitaliers"

 

Enfin les études sur les concentrations et la qualité des soins ne montrent pas toujours un bénéfice financier et une amélioration de la qualité des soins?

-"Une forte concentration de l’activité dans de grands centres (qui sera coûteuse à mettre en œuvre ) aura des répercussions en termes d’accès aux soins et peut engendrer des effets pervers liés aux situations de monopole","Il peut y avoir peu de bénéfice à concentrer l’activité au-delà d’un certain point" (CAS Juin 2010)

-"L’impact du volume sur les résultats diffère selon la technicité des soins et semble s’atténuer au fur et à mesure que l’activité augmente. L’intensité de la relation entre le volume et les résultats varie d’une intervention à l’autre mais ce lien n’est linéaire pour aucune prise en charge. Le volume d’activité constituerait donc un levier d’action pour améliorer les résultats dans certains domaines, mais il y aurait peu de bénéfice à concentrer l’activité au-delà d’un certain point" (IRDES décembre 2009).

 

En clair certaines activités chirurgicales ou obstétricales courantes peuvent demeurer sans risque au sein d'hôpitaux de proximité, à condition que les praticiens maintiennent leur qualification en allant régulièrement à l'hôpital de référence le plus proche Centre Hospitalier ou CHU.

 

Pour les technocrates qui nous régentent, et qui ne connaissent rien au problèmes du terrain, seul compte la maitrise comptable. Après les fermetures de blocs opératoires et de maternités ayant une activité insuffisante à leur yeux, ils n'hésitent plus à fermer des hôpitaux entiers (Lourdes par exemple) et des maternités de plus de 500 accouchements (Ivry, les Lilas, les Bluets....). L'argument critiquable d'une activité insuffisante n'existe même plus !

 

La France en nombre de lits hospitaliers (médecine, chirurgie, obstétrique), n'est pas sur-dotée; elle est dans la moyenne haute européenne. Elle est par contre sous-dotée en personnel hospitalier non soignant et infirmier.

 

Il faut stopper les restructurations, nous redemandons un moratoire des fermetures et suppressions de postes, une analyse des précédentes opérations de leurs coûts de leur efficience et surtout avec les professionnels et les usagers une analyse des besoins

 

2 réactions du courrier des lecteurs de "La dépêche"

 

"Pas besoin d'enquête: on dit merci au capitalisme."

"A force de fermer les maternites il fallait bien que cela arrive!"

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 09:14

18/10/2012 | L'organisation des carrières des fonctionnaires hospitaliers de catégorie C

Le décret n° 2012-1157 du 16 octobre 2012 modifiant le décret n° 2006-227 du 24 février 2006 relatif à l'organisation des carrières des fonctionnaires hospitaliers de catégorie C a pour principal objet d'ouvrir de nouvelles perspectives de carrières aux fonctionnaires de catégorie C ne relevant pas de la filière ouvrière et technique, en leur permettant d'accéder à l'échelon spécial de l'échelle 6 (indice brut 499 ; indice majoré 430), jusqu'à présent réservé aux fonctionnaires de la filière ouvrière et technique.

 

Cet échelon spécial aura, pour ces personnels, toutes les caractéristiques d'un grade. Il sera, en effet, contingenté et accessible au choix, après avis de la commission administrative paritaire, aux fonctionnaires ayant au moins trois ans d'ancienneté dans le 7e échelon de l'échelle 6. Un taux d'avancement sera fixé par arrêté, dans chaque corps, et déterminera la proportion d'agents pouvant accéder à cet échelon.

 

Les fonctionnaires de catégorie C des filières soignante et administrative pourront ainsi terminer leur carrière à l'indice majoré 430, soit 14 points au-dessus de l'indice majoré actuel (IM 416).

 

Les agents de la filière ouvrière et technique qui, en raison des responsabilités d'animation d'équipe et de maîtrise ouvrière qui leur sont généralement confiées, ont depuis toujours bénéficié d'une structure de carrière plus favorable que celle réservée aux personnels administratifs et aux personnels de santé de catégorie C, continueront d'accéder à cet échelon spécial de manière linéaire.

Les durées moyennes et minimales du temps passé dans chacun des échelons des grades et emplois classés dans les échelles de rémunération de la filière ouvrière et technique sont fixées de manière distincte des autres.

 

Entrée en vigueur : le 19 octobre 2012.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 10:18

Un projet de la Commission européenne Bruxelles veut ouvrir la Sécu au privé

C’est une ligne passée inaperçue, nichée dans un projet de directive en chantier à Bruxelles. Ses conséquences pourraient être énormes et inquiètent de nombreux parlementaires européens : la Commission prévoit d’introduire des mécanismes de concurrence au cœur des services de sécurité sociale, via des appels d’offres renouvelés, ce qui ouvrirait la porte aux grands assureurs privés

Sur le coup, personne n’a rien vu. Lorsque le commissaire européen Michel Barnier a présenté, en décembre 2011, sa proposition de directive sur la « passation des marchés publics », pas un observateur n’a tiré l’alarme. A l’époque, la zone euro luttait pour sa survie, et les Conseils européens à répétition monopolisaient l’attention médiatique. Ce texte, censé faciliter la mise en place du « marché unique européen », l’une des marottes de la Commission qui y voit une source infinie de croissance, est presque passé inaperçu.

Des mois plus tard, certains conseillers et professionnels du secteur se sont résolus à lire l’intégralité des annexes, longues et fastidieuses, qui accompagnaient le document. Et, en parcourant l’annexe 16 du texte, ils sont tombés sur un os : l’exécutif dirigé par José Manuel Barroso propose d’appliquer aux « services de sécurité sociale obligatoire » certaines règles propres aux marchés publics. En clair, introduire des mécanismes de concurrence au sein d’un secteur jusqu’à présent régi par le seul principe de solidarité.

Si ces dispositions étaient adoptées, ce serait un bouleversementcomplet. La sécurité sociale obligatoire (qui, en France, prend par exemple en charge les maladies les plus graves et les plus coûteuses) devrait faire l’objet d’un « avis de marché », chaque année, au terme duquel les pouvoirs publics choisiraient le meilleur des candidats. Aux côtés de l’opérateur historique (en France, des caisses d’assurance santé), pourraient s’inviter des opérateurs privés, par exemple des géants de l’assurance, comme Axa ou Allianz, pronostiquent certains des observateurs les plus inquiets à Bruxelles.

Dans la capitale européenne, d’autres préfèrent croire à une simple erreur de la Commission , qui aurait rédigé trop vite certaines des annexes, tant la manœuvre semble grossière. Contactés par Mediapart, les services de Michel Barnier n’ont pas souhaité s’exprimer sur la question. Mais les professionnels du secteur, eux, restent sur la défensive. « Nous ne pouvonsaccepter l’inclusion des services de sécurité sociale obligatoire (sous un régime de marchés publics) », lit-on dans une note rédigée dès fin février par les services d’experts de la Belgique. Ce document, auquel Mediapart a eu accès, propose donc « supprimer toute référence à la sécurité sociale obligatoire dans l’annexe 16 de la proposition de directive ».

Au Parlement européen, le débat, jusqu’à présent ultra-confidentiel, est en train de prendre, à l’approche d’un vote clé. « Le but du texte original de la Commission est d’’harmoniser le marché interne’, objectif louable, je le concède », avance l’eurodéputé belge Marc Tarabella, le rapporteur socialiste du texte au Parlement. « Là où je ne suis plus d’accord, c’est quand, dans ce même texte, en l’occurrence l’annexe 16, la Commission européenne se met àvouloir légiférer, comme si de rien n’était, sur les services publics. » Et d’insister : « La sécurité sociale doit rester une prérogative de l’Etat ».

Pour Pervenche Berès, eurodéputée française et référence sur les questions sociales au Parlement, la situation est effectivement problématique. « Cela paraît tellement gros, d’autoriser les marchés publics à intervenir dans le secteur des services de sécurité sociale obligatoires. Mais à partir du moment où certains l’ont vu, et que le texte est encore en négociation, il faut s’en occuper, cela ne peut pas passer », juge-t-elle, avant de préciser : « En tant que présidente de la Commission emploi et affaires sociales, si j’avais été alertée à temps sur ce point, j’aurais tout fait pour supprimer cette référence dans l’annexe 16. » La commission en question s’est prononcée fin septembre sur le texte, mais le point le plus épineux n’avait, à l’époque, pas encore été signalé.

Vers un compromis ?

Marc Tarabella a lui déposé un amendement pour la suppression de cette référence à la sécurité sociale. Le vote devrait avoir lieu dans les semaines à venir, en commission « marché intérieur », pour préparer le terrain à un vote en plénière à Strasbourg. Mais il resterait ensuite aux négociations tripartites (Commission, Parlement, Conseil) d’aboutir. D’après plusieurs sources proches du dossier, il est peu probable que le texte, vu l’ampleur des enjeux et la quantité d’amendements déposés, soit adopté à Strasbourg avant le début d’année prochaine.

Au-delà des allers-retours bruxellois, la proposition de la Commission entre en contradiction avec des pans de traités et autres jurisprudences, qui rappellent que la sécurité sociale est par essence un secteur « non économique ». En 1993, un arrêt de la Cour de justice européenne explique que les services obligatoires de la sécurité sociale, parce qu’ils mettent en place la solidarité à l’échelle de l’Etat, ne peuvent être considérés comme une activité économique (à télécharger ici). La Commission elle même, par exemple dans une « communication » de 2007, estime que la sécurité sociale ne peut être « soumise aux règles du traité relatives au marché intérieur et à la concurrence » .

Bref, en toute discrétion, la commission, via cette fameuse « annexe 16 », opérerait une rupture radicale et contraire à l’esprit des traités.

A Bruxelles ces jours-ci, les négociations sur le texte battent leur plein. La Commission semble vouloir, à travers une version qu’elle a envoyée début octobre, et auquel nous avons eu accès, arrondir les angles sur ce point précis. Elle a proposé d’ajouter au texte un nouveau « considérant », en amont de la directive, qui précise que les services de sécurité sociale obligatoire n’entrent pas dans le champ du texte - tout simplement parce qu’ils ne nécessitent pas, au préalable, la signature d’un contrat. Puisqu’il n’y a pas de contrat, il n’y a pas de marché public, assure, en substance, l’exécutif européen.

Sauf que l’annexe 16, dans le corps de la directive, n’a, elle, pas été modifiée. L’affaire continue donc de cristalliser les tensions, et d’agacer bon nombre de professionnels du secteur, qui plaident pour la suppression pure et simple de la référence à la sécurité sociale. Un précédent existe, de sinistre mémoire à Bruxelles : la « directive services » du commissaire Frits Bolkestein, qui prévoyait à l’origine une libéralisation des services dans le marché intérieur européen. Ce texte fut, après de longues polémiques, en partie détricoté.

http://www.mediapart.fr

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 11:34

C’est incroyable ! Pour satisfaire les exigences d’une minorité de médecins bénéficiant du droit aux dépassements d’honoraires, le gouvernement s’apprête à brader l’accès aux soins. Si son objectif est de porter à plus de 50 % le nombre de Français ne pouvant pas se soigner, qu’il ait le courage de l’assumer. Les négociations conventionnelles entre le gouvernement, via la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, les complémentaires santé et les syndicats médicaux, sont en train de construire une procédure des plus scandaleuses. La CNAM propose tout simplement que le régime obligatoire de l’Assurance maladie (les cotisations de tous les assurés) serve à mieux rembourser les dépassements d’honoraires. Il permet ainsi aux médecins du secteur à honoraires libres de conserver leurs privilèges et ce sont tous les salariés qui vont assurer à ceux-ci de confortables revenus. Pour se donner bonne conscience, le gouvernement invente une procédure terriblement complexe pour sanctionner les médecins qui abusent, la procédure pouvant durer jusqu’à deux ans et étant soumise à l’avis des médecins qui bénéficient du droit aux dépassements. Ce qui signifie, l’expérience est connue, que ceux qui abusent ne risquent pas grand chose. Et pendant ce temps, le gouvernement ne fait rien pour les médecins du secteur 1 à honoraires opposables.

 

Le choix est clair, soit le gouvernement capitule par peur de l’influence d’une fraction des médecins libéraux, soit il comprend que l’accès aux soins concerne l’ensemble des citoyens et que la question de la rémunération des médecins mérite bien un débat démocratique.

 

M. Ayrault, il ne suffit pas de parler sans cesse de justice pour qu’elle existe. Il faut la défendre, la justice. Il est encore temps d’arrêter l’irréparable. Les médecins généralistes de ce pays sont responsables et conscients de leurs responsabilités, la défense de l’accès aux soins pour tous est une nécessité sociale et une valeur qui ne se négocie pas.

 

Le SMG appelle tous les soignants, tous les citoyens à protester contre cette tentative de bafouer l’accès aux soins pour tous.

 

Le SMG appelle la mise en place de mesures amenant à court terme à la suppression de tout dépassement d’honoraires et à l’extension rapide d’autres modes de rémunération des médecins que le paiement à l’acte

 

smg

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 18:30

Ni nonnes, ni bonnes, ni pigeonnes : les infirmières aussi !

 

On parle beaucoup des pigeons ces derniers jours. Bien entendu ce ne sont pas des volatiles dont il s’agit mais bien de la symbolique qu’ils représentent. L’expression « se faire prendre pour un pigeon » est définie comme quelqu’un qui se fait duper, arnaquer. Le mouvement "Les pigeons" a été initié par les auto-entrepreneurs mécontents suite à des décisions gouvernementales concernant leur statut, suivi de près par le groupe « Les médecins ne sont pas des pigeons » créé sur « Facebook » et qui a obtenu 30.000 membres en une semaine. Le 13 octobre 2012, un groupe « ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes » à l’initiative d’une infirmière s’est ouvert. Près de 900 membres le soutiennent déjà. Rencontre...

 

« Je souhaite rester anonyme car je ne vois pas ce que mon identité pourrait apporter de plus à nos revendications… Ce groupe, je l’ai créé, mais je souhaite qu’il soit représentatif de tous les modes d’exercices : intra ou extra-hospitalier et de tous soignants. On est tous dans la même galère », nous raconte « ni bonne » le pseudo que cette infirmière utilise sur la toile pour s’identifier.

Quelles revendications ?

 

« Les revendications sont quasi les mêmes qu’il y a 25 ans lors du mouvement de grève de 1988. Nos conditions de travail sont à dénoncer, car il n’est pas normal que l’on ne puisse pas souffler 5 mn dans une journée... Mes collègues boivent leurs cafés dans des thermos ! Il y a des jours où nous travaillons 12 heures sans pouvoir aller aux toilettes… J’exagère à peine et il faut arrêter de minimiser les dégâts. Nos salaires sont bien trop bas avec un indice gelé depuis 3 ans dans la fonction publique et une réforme de la convention 51 de la FEHAP qui se trame et dont on ne connait même pas les conséquences. On nous laisse dans le flou artistique bien volontairement. Cela fait 10 ans que j’exerce et j’ai peur de ce que l’hôpital est en train de devenir. Oui, j’ai peur d’être à mon tour soignée dans ces conditions. Le « pas le temps » ne doit pas être une excuse, mais c’est pourtant la réalité de notre quotidien et il faut arrêter de dire que c’est parce l’on ne sait pas s’organiser... Nous sommes alors beaucoup en France à ne pas savoir s’organiser car je m’aperçois avec les témoignages postés dans le groupe que c’est partout pareil, voire pire à certains endroits. J’en ai assez de ne pas pouvoir soigner avec toute l’humanité due aux patients. Trouvez-vous normal que je ne puisse pas mettre un enfant en fin de vie dans les bras de ses parents ? De ne pas pouvoir jouer un moment avec lui ? D’espérer qu’il ne me contredise pas lorsque je vais lui faire un soin invasif pour « ne pas perdre de temps » ? Nous avons la tête dans le guidon et la seule chose que l’on souhaite faire une fois rentrée chez nous c’est nous reposer (entre 2 appels de notre cadre qui nous demande de faire des heures supplémentaires) et profiter de nos proches (qui en pâtissent aussi). Il est temps de dire stop ! De nous réveiller et d’agir. »

 

"La vocation du groupe : nous regrouper, faire valoir - et savoir - nos préoccupations, montrer notre existence, résister..."

 

Ni nonnes, ni bonnes, ni pigeonnes : les infirmières aussi !

Une vague blanche ?

 

« Je pense que l’opportunité est bien trop belle pour ne pas la saisir. Les médecins, les internes et les chirurgiens se mobilisent pour diverses raisons mais on peut se rallier à leur mouvement, comme dit la FNESI « tout seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin » et bien prouvons-le ! Je ne sais pas si la grève est une solution et je ne sais pas vraiment quelles actions il faut entreprendre. Je sais qu’il faut agir, mais par quels moyens ? Dire les choses ne suffit plus, on ne nous écoute même pas. Des collègues se font agresser physiquement par des patients : les journaux n’en parlent même pas, les agents de la RATP ou SNCF utilisent leurs droits de retrait et se fichent de l’opinion publique. Des infirmières se suicident même dans l’indifférence la plus totale. Donc il faut agir, comment ? Je ne le sais pas encore, commençons par nous rassembler sur le groupe afin d’alimenter la vague blanche qui se prépare. »

Sensibiliser l’opinion publique ?

 

« Ce rassemblement est spontané et j’espère qu’il va sensibiliser l’opinion publique, car si on se bat c’est aussi pour améliorer l’accueil et les soins que l’on apporte aux usagers. On a aussi besoin d’eux ! Je n’appartiens à aucun syndicat et je ne souhaite pas être une porte-parole ou créer une polémique ou je ne sais quoi d’autre. Je veux dire tout haut et fort ce que l’on se dit tous tout bas. Il est temps de se préoccuper de notre avenir commun, nous soignants et usagers de la santé. Le changement c’est maintenant, et bien on va appliquer ce qui a été dit puisqu’il n’y a personne d’autres pour le faire à notre place… »

Pour conclure

 

« Ce groupe compte aujourd'hui plus de 800 membres à son actif. J’espère bien que ce chiffre va croître rapidement dans les jours à venir. Nous pourrons agir ainsi en nous regroupant et démontrer que tout n’est pas perdu et qu'il faut que l’on se fasse entendre. Vu notre nombre, on en a les capacités. »

 

L'article en PDF: c'est ici

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 08:44

Pour Gérard Vincent, une réduction de l’emploi « intelligente » à l’hôpital public est inévitable. Ce qui ne l’empêche pas de tacler le secteur libéral – radiologues et cliniques.

 

« Il n’est pas choquant que l’hôpital perde des effectifs dans les années à venir au profit de l’ambulatoire. On ne se bat pas pour défendre des moyens mais une médecine de qualité » : le délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF), GérardVincent, qui est intervenu lors d’un café-débat à Paris, admet que son discours « ne passe pas très bien ». Mais, précise-t-il, c’est le rôle des fédérations hospitalières d’animer le débat national.

 

Avec des moyens en progression de 2,5 % et des charges qui augmentent de 3 %, l’hôpital public n’a pas mille cordes à son arc. Plaider le statu quo ? Irresponsable, tranche Gérard Vincent, qui appelle le gouvernement à parler vrai. « Le président de la FHF, FrédéricValletoux, et moi ne cessons de répéter aux hospitaliers qui se plaignent qu’un ONDAM à 2,5 %, c’est déjà bien. Mais cela ne suffit pas. La seule solution, c’est une réduction de l’emploi. Il faut le faire de façon intelligente, sans dégrader l’offre de soins. »

Actes inutiles

 

Autre sujet de friction avec les syndicats hospitaliers : la FHF, endossant sa casquette d’employeur, appelle le gouvernement à ne pas remettre en cause le jour de carence en place dans la fonction publique depuis le 1er janvier 2012. « L’arrêt maladie inopiné désorganise le service. Il porte atteinte à la qualité des soins et dégrade les conditions de travail », expose Gérard Vincent. Le gouvernement, ne pouvant augmenter le salaire des fonctionnaires, songe à revenir sur cette mesure du quinquennat Sarkozy. « Aujourd’hui, nous plaidons partout, à Bercy et ailleurs : de grâce, ne supprimez pas ça ! »

 

Alors que le PLFSS prévoit une nouvelle baisse des tarifs des radiologues, Gérard Vincent ne les ménage pas. « Un jour, un radiologue retraité m’a dit : dans ma carrière, il y a 60 % d’actes que je n’aurais pas dû faire. J’ai discuté peu après avec deux éminents radiologues, qui ont rectifié : à leurs yeux, c’est 50 % des examens en radiologie qui n’ont pas lieu d’être. » Face à ce constat, que fait l’Assurance-maladie ? Pas grand-chose, accuse Gérard Vincent : « Le premier objectif de la CNAM, c’est de ne pas faire de vagues avec les médecins libéraux. Aujourd’hui, il ne se passe rien, et nous, contribuables, cotisons pour leurs intérêts. C’est une vision un peu caricaturale, mais il y a beaucoup de bon sens dans ce que je dis. »

Le poids des MIGAC.

 

Dernier règlement de comptes, avec les cliniques cette fois : le délégué général de la FHF, insistant sur les différentes missions des secteurs hospitaliers public et privé, demande que soit réduite la part des tarifs finançant les séjours au profit de l’enveloppe MIGAC (missions d’intérêt général et aides à la contractualisation). Sinon ? C’est la démobilisation assurée, met en garde l’ancien directeur des hôpitaux. « On reproche à l’hôpital d’être submergé au niveau des urgences, remarque-t-il. On nous montre du doigt, y compris au niveau politique. Ce n’est pas tolérable, alors qu’on fait le travail que les autres ne font pas. »

 

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 08:41

Infirmiers à temps partiels travaillant à 150% pendant 4 mois puis presque plus le reste de l’année, compteurs d’heures supplémentaires qui explosent, rappels récurrents sur les jours de repos, irrégularités dans les plannings… Depuis l’annualisation du temps de travail dans la fonction publique hospitalière en 2002, les hôpitaux contournent habilement la loi en matière de droit des agents. Côté salariés et syndicats, le ras-le-bol est à son paroxysme.

 

Pour le meilleur et pour le pire

 

« Si les nécessités d’assurer la continuité du service l’imposent, le chef d’établissement peut modifier la répartition des horaires de travail d’un agent ».

Voilà un extrait qui revient souvent dans le décret [1] relatif au temps et à l’organisation du travail de la fonction publique hospitalière… et qui arrange bien les directions en leur permettant de rappeler les soignants n’importe quand et n’importe comment. Et ce, malgré tout ce qui légifère le rythme de travail et les heures supplémentaires.

 

« C’est simple, le planning est adapté aux besoins du service et non aux droits de l’agent » regrette Nathalie Depoire, présidente de la Coordination Nationale Infirmière. Alors que la loi n’autorise pas plus de 15 heures supplémentaires par mois [2], les soignants seraient souvent contraints d’en effectuer bien davantage, sans mettre pour autant leur hiérarchie dans l’embarras.

 

« L’hôpital joue avec les mots. En créant différents compteurs d’heures annexes qui n’ont aucun cadre réglementaire, il contourne le système pour que les infirmières puissent faire bien plus que ce qui est autorisé » explique la syndicaliste.

 

Et depuis l’annualisation - qui définit un temps de travail sur une année [3] et non sur un mois -, sur le terrain, plus que les heures supplémentaires effectuées - parfois sans récupération ni indemnisation - , c’est l’irrégularité dans les plannings qui semble gêner.

 

Philippe*, infirmier de nuit au Centre Hospitalier de Belfort-Montbéliar, témoigne. « J’ai fait 14 nuits en 4 mois. Puis au mois d’août, en un seul mois, j’en ai fait 16 ! Il y avait beaucoup d’absences et de départs en congés. Le problème, c’est que cela demande une organisation personnelle impossible et que ça peut entraîner des frais supplémentaires. Je paye la nounou de mes enfants au forfait. Si je fais plus d’heures, elle aussi. Si j’en fais moins, je dois tout de même la rémunérer ».

Même constat du côté de Montpellier. Sylvie est infirmière à temps partiel. Pour s’occuper de ses deux enfants, elle a pris un 80% parental. « Au mois de janvier, j’ai fait un plein temps en travaillant plusieurs dimanches consécutifs. Au mois de mai, je n’ai même pas travaillé à 40 %. Les enfants à l’école, cela ne me servait vraiment à rien » explique-t-elle.

 

L’annualisation en cause d’une telle irrégularité? Certainement selon Nathalie Depoire. « Cela aurait pu être positif, si le temps de travail était proratisé, si les amplitudes de repos et le rythme de travail étaient respectés. La réalité est bien éloignée de tout cela ».

 

Des abus de tous genres

 

« On est solidaire. Quand on voit les collègues surchargées, on accepte de revenir ». Christiane est infirmière depuis 30 ans, au CHU d’Aix-en-Provence. Régulièrement, elle accepte de « dépanner », au détriment de sa vie personnelle.

 

Jamais ne lui viendrait l’idée de se plaindre ou de se retourner contre sa hiérarchie. « Les supérieurs hiérarchiques jouent avec la corde sensible des infirmières : la conscience professionnelle. Altruistes de nature, les soignants connaissent davantage leurs devoirs que leurs droits. Pourtant, chaque infirmière pourrait aller devant le tribunal administratif en fin d’année avec son stock d’heures. Cela créerait ainsi une jurisprudence et pourrait faire évoluer les choses » explique Nathalie Depoire.

 

D’un point de vue légal, et même si le décret autorise beaucoup de dérives pour assurer la continuité des soins, il y des règles qui ne peuvent être contournées. « En ce qui concerne les heures supplémentaires, en général les infirmières ont gain de cause. Lorsque les agents nous demandent conseil, nous leur suggérons de solliciter leur direction, par le biais d’un syndicat ou du CHSCT. Et si ça n’aboutit pas, on pourra alors les accompagner jusqu’à la voie contentieuse », explique une juriste en droit hospitalier. « Il faudra surtout pouvoir démontrer le caractère abusif des mesures. Par exemple, si c’est toujours la même infirmière que l’on sollicite ».

 Un sentiment d’injustice qui pourrait parfois être résolu par des méthodes alternatives de management, selon certains directeurs des soins. « Je suis pour un modèle participatif. Il faudrait désigner un soignant référent chargé du planning dans les services. Les infirmiers se débrouilleraient entre eux, puis feraient valider le planning par le cadre » explique J.F Zimmermann, directeur des soins du CHU de Toulouse.

 

A noter que les logiciels de planning, souvent mis en cause dans la gestion des heures, ne seraient en aucun cas responsables des incohérences d’emploi du temps dans les services. Et Nathalie Depoire de conclure « Un logiciel est un outil paramétrable. C’est un peu trop facile de faire porter le chapeau à un outil.»

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Published by sud-chu-caen
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 08:33

Une partie des enseignements se fait par vidéo. Des étudiants en soins infirmiers font grise mine

Des cours filmés à la fac de médecine de Marseille au lieu d'un vrai prof devant l'amphi. Des étudiants infirmiers aixois se plaignent d'une pédagogie au rabais.

 Des cours filmés à la fac de médecine de Marseille au lieu d'un vrai prof devant l'amphi. Des étudiants infirmiers aixois se plaignent d'une pédagogie au rabais.

 

 Devant le traditionnel tableau vert, un enseignant universitaire, craie en main, explique la numération sanguine. Les chiffres s'ajoutent aux chiffres. Dans le grand amphi de l'Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) d'Aix-Montperrin, une petite dizaine d'étudiants de 1re année (le cycle en comporte trois) prend des notes sans piper mot. Pas de questions-réponses à l'ordre du jour et pour cause. Le prof de biologie n'est pas dans la salle, ni même ailleurs en visioconférence. Ce à quoi les élèves infirmiers aixois assistent ce jour-là, c'est l'un des tout nouveaux cours par DVD.

 En clair, un enseignant de la faculté de médecine de Marseille a été filmé il y a quelques mois donnant son cours magistral. Lequel a ensuite été enregistré par une société de production audiovisuelle, gravé et distribué à la petite vingtaine d'Ifsi de l'académie. La démarche vaut pour les unités d'enseignement (UE) dites "transversales", comprendre des savoirs universitaires nécessaires mais connexes au coeur du métier d'infirmier. Pour celui-ci, des formateurs continuent à venir devant les étudiants. En chair et en os.

 

Il n'empêche, la douche a été plutôt froide pour les élèves infirmiers aixois qui, en cette rentrée 2012, essuient les plâtres de ces cours d'un nouveau type. "Il n'y a aucune interactivité, si on est perdu, impossible d'interrompre le prof pour demander une précision, regrette Clémentine (1). Pour une profession qui prône l'humain et le contact, là, on en est carrément loin." À ses côtés, Valérie précise : "Suivant les jours, le DVD clignote, s'arrête, certaines images sont floues, on doit baisser la lumière pour distinguer le film mais du coup, on n'y voit plus rien pour prendre des notes."

 Mais au-delà du simple confort, c'est évidemment la pédagogie elle-même qui inquiète les deux étudiantes. Les cours universitaires diffusés par DVD touchent des matières allant des sciences humaines (psycho, socio, anthropologie...) aux sciences dures, comme la biologie fondamentale. "Pour quelqu'un comme moi qui vient d'une formation littéraire à l'origine, je peux vous dire qu'il faut carrément s'accrocher pour suivre, sans aucune possibilité de se faire préciser les choses, poursuit Valérie. D'ailleurs, je le vois bien autour de moi, je ne suis pas la seule qui, petit à petit, décroche." Une plate-forme de soutien en ligne, gérée par Aix-Marseille université, devait être mise à disposition des étudiants infirmiers. "Pour l'instant, rien n'est encore lancé, alors que les cours ont déjà commencé depuis bientôt un mois", assure Clémentine.

 

L'arrivée des cours filmés est en fait une conséquence directe d'un changement national dans l'organisation de l'enseignement en soins infirmiers. La profession était en demande d'une meilleure reconnaissance du rôle de l'infirmier. Leur formation a donc été "universitarisée", rentrant dans le système licence-master-doctorat. Un infirmier diplômé sort désormais avec un grade de licence. Contrepartie, une partie des cours doit être délivrée par des enseignants universitaires, là où auparavant des formateurs en soins infirmiers suffisaient.

 Or, les profs universitaires, ça coûte cher et il n'y en a pas un volant extensible à l'envi (lire ci-dessous) - surtout lorsqu'on connaît l'état des finances de l'Université (voir notre édition de samedi 6 octobre). Mais la solution alternative des DVD ne satisfait donc guère les étudiants infirmiers. "On est totalement contre ce système, il n'y a aucune interactivité, pédagogiquement c'est nul et les conditions de visionnage sont le plus souvent pourries", résume lestement Jonathan Catinaud, vice-président de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers. Laquelle demande d'ailleurs purement et simplement l'abandon du système.

 

"L'interaction, elle va y être a posteriori, assure aujourd'hui Danielle Orsini, directrice de l'Ifsi Aix. Des formateurs, des médecins viendront à l'institut pour animer des TD (travaux dirigés, Ndlr) où les étudiants pourront revenir sur les points qui leur posent problème."

 En attendant, des écoles voisines de l'Ifsi Aix auraient déjà fait des choix différents, assurent Clémentine et Valérie : "Dans d'autres instituts de formations, les DVD ne sont qu'un support pour les formateurs, qui les visionnent pour appuyer leurs cours dessus, mais on n'y laisse pas les étudiants seuls face à des vidéos."

 

Les futurs infirmiers n'ont, semble-t-il, pas fini de ruer dans les brancards...

 

Source: La provence

 

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:12

Le délai de 72 heures imposé à la maternité a été levé par l'ARS. Les maman peuvent retourner à la maternité de Vire après leur accouchement.

 

Les membres du collectif et les élus qui étaient au ministère de la Santé la semaine dernière attendaient la réponse ; elle est positive. Le fameux délai de 72 heures qui était imposé aux mères accouchant à Flers ou Saint-Lô avant de revenir à Vire a été levé.

 

Sauf contre-indication médicale, les mamans peuvent donc désormais revenir à Vire avec leur bébé dans les heures qui suivent la naissance. Pour les défenseurs de l'établissement, cette nouvelle avancée confirme que les lignes ont bougé la semaine dernière et va permettre à la maternité de retrouver une réelle activité.

 

Un premier signe encourageant pour le personnel et pour tous ceux qui se battent pour la sauvegarde de ce service, selon le député Alain Tourret. Reste maintenant à signer les recrutements des deux gynécologues-obstétriciens.

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte

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