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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 07:38

Le collectif national NOTRE SANTE EN DANGER (qui regroupe plus de 100 associations, organisations syndicales, partis politiques) appelle les citoyen(ne)s à se mobiliser dans la semaine du 1 au 7 octobre 2012 pour une refondation du service public de santé.

 

 

POUR NOTRE SANTE

LE CHANGEMENT : C’EST URGENT !

 

 

Cette mobilisation entre dans le cadre de la semaine européenne d’action pour le droit à la santé des peuples et contre le démantèlement des services publics de santé et leur marchandisation.

 

En effet, la population de nombreux pays de l’Union Européenne a subi des plans d’économies et de privatisations sur la santé, la protection sociale, l’action sociale : en Espagne, Grèce, Italie bien sûr, mais encore en Pologne et Grande Bretagne, mais aussi en Allemagne (où  l’hospitalisation publique a régressé de 11% au bénéfice de l’hospitalisation privée qui a progressé de 33%).

 

En France, le service public hospitalier a été soumis au plan hôpital 2007 - et sa tarification à l’activité – puis à la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », qui ont permis aux gouvernements successifs de mettre de nombreux hôpitaux publics en déficit budgétaire et de les contraindre à des plans de retour à l’équilibre financier.

 

Le C.H.R.U de Caen est un parfait exemple du processus imposé aux établissements : déficit budgétaire, plan de retour à l’équilibre financier, suppressions de postes, dégradation des conditions de vie des personnels au travail et hors travail, dégradation de la qualité de la prise en charge des usagers.

 

Après une décennie de régression continue du service public de santé, la majorité de la population – dont nous faisons partie – attend du nouveau gouvernement un changement profond en matière de politique et de financement de la santé publique.

 

Toutefois, ce changement n’interviendra que si la pression de la population est plus importante que celle des profiteurs, qui veulent continuer à se gaver de la marchandisation de la santé et de son financement.

 

En conséquence, chacun(e) d’entre nous doit se sentir concerné(e) et doit agir !

 

Le collectif national NOTRE SANTE EN DANGER appelle chacun(e) d’entre nous à :

-          Signer sa pétition « Pour notre santé, le changement, c’est urgent ! 

-          Participer à la manifestation nationale le samedi 6 octobre à Paris.

 

 

  Dans le département, cette politique programmée d’austérité impose

 

Au CH de BAYEUX : les usagers et le personnel subissent le plan de retour à l’équilibre financier (véritable plan social) orchestré par l’ARS, avec la perte de RTT, non renouvellement de CDD, travail en 12 heures…

Au CRHU : malgré les 437 emplois supprimés depuis deux ans, menace non déguisée d’un plan de retour à l’équilibre financier avec ses conséquences sur l’emploi, les conditions d’accueil, les urgences, la qualité des soins…

A l’EPSM (ex CHS) de Caen : diminution constante du personnel auprès des patients, abandon progressif des soins de proximité, remplacés par des mesures d’enferment dans des services saturés…

Au CH de VIRE : suspension de l’activité d’accouchement depuis le 9 juillet, menace de fermeture définitive de la maternité au 1er novembre… Remettant en cause l’avenir de l’Hôpital

 

SUD SOLIDAIRES appelle à la mobilisation pour la santé de proximité

Samedi 6 octobre à Vire

     - 10H 00   Manifestation - place de l’horloge

- 12H 00   Pique-nique - place du Château

14h 00 / 18h 00 Concerts de solidarité - place du Château

 

R.V. aux LOCAUX SYNDICAUX du CHU à 8h 45 POUR ORGANISER UN CO-VOITURAGE

 

Pour ceux et celles qui seront sur Paris :

La manifestation nationale partira de la place de l’Observatoire à 14h 00

(station ligne B du RER : Port Royal – Station des lignes 4 et 6 du métro : Raspail)

pour se rendre à Matignon où seront déposées les pétitions.

La pétition est accessible sur le site : www. coordination –nationale.org

 

Le tract en PDF,  c'est ici

 

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Published by sud-chu-caen
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 18:03

PARIS, 28 septembre 2012 (APM) - Le chef des urgences de l'hôpital Saint-Louis, le Dr Pierre Taboulet, a présenté le 17 septembre sa démission de ce poste, déplorant que le service dispose de moyens "insuffisants" et "inadaptés en regard de l'activité qui ne cesse de croître et de se compliquer". Il a adressé son courrier, dont l'APM a eu copie, à la direction de l'hôpital, ainsi qu'à la directrice générale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Mireille Faugère.

 "Je pars et j'espère que mon départ sera l'occasion d'une prise de conscience pour l'AP-HP. La prise de conscience qu'une remise à plat des missions, du fonctionnement et des moyens attribués aux urgences de CHU [centre hospitalier universitaire] est indispensable. Il n'est jamais trop tard", écrit l'urgentiste. Agé de 53 ans, il était responsable du service depuis 1994.

 

Le Dr Taboulet regrette d'avoir été confronté, "comme partout", à un manque de lits "dans l'hôpital ou à l'extérieur". "L'activité la plus inutilement consommatrice de temps consiste donc à rechercher des lits ou à éviter des hospitalisations complètes", ajoute-t-il.

Il pointe un effectif d'urgentistes et d'infirmiers "insuffisant" compte tenu de l'augmentation de l'activité de consultation et d'hospitalisation. Il déplore un nombre "considérable de jours supplémentaires" réalisés et non rémunérés, des gardes de 14 ou 15 heures "épuisantes et mal payées", une baisse du nombre d'étudiants hospitaliers et d'internes. Il constate une "valse des cadres" infirmiers, supérieurs et de pôle, affirmant que "tous ont changé en moins d'un an".

 

Le médecin affirme que "le doyen n'accorde aux urgences de Saint-Louis aucun moyen universitaire, de façon particulièrement injuste", au regard des moyens alloués aux hôpitaux Lariboisière et Bichat (situés dans l'AP-HP également), et des appréciations données par les étudiants.

Il juge les conditions de travail "pénibles", citant un "ratio de productivité inflationniste", l'absence de lumière du jour, des bureaux et vestiaires "très insuffisants", un manque d'espace pour les soins et l'attente des malades, des lits portes inadaptés pour les immunodéprimés, et une "informatique et téléphonie démodées et exaspérantes".

"En conséquence, les temps d'attente aux urgences s'allongent, les lits portes sont saturés et la prise en charge des malades n'est plus satisfaisante", observe-t-il.

 

Il quitte également son poste "car la typologie des malades a changé" et sa "compétence médicale ne trouve plus son emploi". Il décrit une précarité qui a "envahi l'univers des urgences", des malades s'y rendant sans que leur état le justifie, ou encore des patients chroniques se présentant avec un dossier incomplet que le médecin doit reconstituer lui-même.

"Le système est périmé, figé, déprimant", résume-t-il. Il ne souhaite pas critiquer ses collègues spécialistes, ni la direction de l'hôpital "car chacun fait de son mieux". Il salue "le dévouement" des urgentistes et du personnel paramédical, soulignant qu'ils "font un travail remarquable".

 

DEMISSION "PREPAREE DEPUIS PLUSIEURS MOIS"

 

 

La démission du Dr Taboulet n'a pas constitué une surprise pour l'établissement, et était même "préparée depuis plusieurs mois", a expliqué vendredi à l'APM Rémy Nizard, le président de la commission médicale d'établissement (CME) locale du groupe hospitalier Saint-Louis-Lariboisière-Fernand-Widal.

 

Le praticien continuera à exercer dans le même service, désormais dirigé par son ancien adjoint, le Dr Jean-Paul Fontaine.

Rémy Nizard a affirmé qu'il n'avait pas à émettre de jugement sur la décision de l'ancien chef des urgences. Il a simplement considéré que sa lettre portait davantage sur l'état des urgences en France que sur la situation particulière de Saint-Louis.

Il a ajouté que le nombre de passages aux urgences avait augmenté de 0,1% dans l'établissement en 2011-12, alors qu'il croît en général de 2% par an au niveau national.

 

 

S'agissant des effectifs du service, s'ils n'ont "pas augmenté de façon faramineuse" ces dernières années, ils n'ont pas non plus diminué, et tous les postes budgétés ont été alloués, a-t-il ajouté. Un médecin chargé de la coordination entre les urgences et les services d'aval est en cours de recrutement.

 

Egalement contactée vendredi, l'AP-HP a affirmé que la direction considérait la démission du Dr Taboulet comme un événement important, et qu'elle était consciente de la très forte implication du personnel des urgences.

 

 

Elle a fait valoir que le travail sur le lien ville-hôpital était un axe prioritaire pour l'AP-HP, et que cette démarche était illustrée par le projet du nouvel Hôtel-Dieu. Elle a ajouté qu'il en allait de même pour l'amélioration de l'aval des urgences. Sur ce thème, un travail est engagé avec la collégiale des urgentistes.

 

 

Le Dr Taboulet doit être reçu "dans les prochains jours" par la direction générale de l'AP-HP.

 

Source : SMUF  Société Française de Médecine d'Urgence

 

 

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Published by sud-chu-caen
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 10:04

 

Pour lire le tract en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

  Qualiday

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Published by sud-chu-caen
27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 18:01

Le 26 septembre 2012, une toute autre communication nous informe que le déménagement continue, au sens figuré cette fois, puisque quatre conseillers nationaux ordinaux du collège libéral - Jean-François Bouscarain, Marielle Ducastel, Thierry Munini et Laurence Doucet-Rousselet - viennent de présenter, par courrier en date du 24 septembre 2012, leur démission du Conseil national de l’ordre des infirmiers (CNOI) à Didier Borniche. Dans cette lettre très circonstanciée de trois pages, le ton est sans appel comme en attestent ces quelques morceaux choisis. « Au terme de l’année écoulée, nous pouvons apprécier à sa juste valeur votre manière réelle de présider notre institution et ses résultats. Cette présidence se caractérise par son opacité constante, la minceur extrême de sa production et son échec global. (…) En résumé, à peu de choses près, vous n’informez sur rien, vous ne réalisez rien, vous ne diffusez rien, vous n’améliorez rien, vous ne consultez sur rien. (…) Notre Ordre n’a pas été conçu (…) pour financer indéfiniment une structure devenue éloignée du terrain, ayant perdu ses moyens minima indispensables, la mise en oeuvre d’une expertise métier, son rôle de guidance professionnelle et tout le dynamisme et la crédibilité que nous possédions antérieurement à votre présidence. (…) Personne ne peut plus se dissimuler l’abaissement présent de cet Ordre qui nous était cher. Quant à nous, nous ne voulons pas faire semblant de l’ignorer. Encore moins le cautionner au nom des infirmiers libéraux, alors que ces confrères sont ciblés plus que tout autres pour financer une part disproportionnée d’un budget ordinal devenu pratiquement sans objet. C’est pourquoi, après tant de collègues (...) qui en ont déjà tiré la même conséquence (...) nous vous signifions par la présente nos démissions du CNOI ».

 

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 12:17

 

 

 

 

RPA

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Published by sud-chu-caen - dans Luttes au CHU de Caen
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 08:56

Ils ne veulent rien lâcher. Après leurs requêtes auprès de la direction du centre hospitalier et de l'Agence régionale de santé, c'est désormais vers la population du bassin figeacois que les grévistes se tournent, pour créer un collectif de défense.

 

Le feu brûle doucement. La fumée s'élève de la cour d'honneur du centre hospitalier de Figeac. Les agents hospitaliers grévistes sont toujours là. Ils alimentent leur feu, nuit et jour. Tout un symbole. C'est leur piquet de grève, leur point de ralliement, depuis 14 jours.

 

Hier après-midi, ils étaient une quarantaine d'agents à s'y retrouver, avant de participer à une réunion sur la réorganisation du travail (suppression de 12 postes et passage aux 12 heures) avec le directoire de l'hôpital.

 

Sous les tentes, autour du café fumant, les langues se délient. «On se bat pour se faire entendre. Mais face au mépris de la direction, on en appelle aux habitants du bassin figeacois. Ils doivent, comme nous, s'emparer de la problématique de l'offre de soin sur le territoire et demander des comptes», disent les grévistes. Les pétitions sont posées sur les tables du campement. «Plus de 5 500 signatures et toutes ne sont pas rentrées», avance un agent hospitalier, comme une preuve que la population est là, qui les soutient.

Appel à la mobilisation jeudi

 

Ce sont ces mêmes habitants du territoire qu'ils invitent à une grande mobilisation, jeudi à 17 h 30, dans la cour de l'hôpital. «On s'y rassemblera, avant de partir en cortège jusqu'à la Halle, où à 18 h 30, nous ouvrirons l'assemblée constitutive du Collectif de défense de l'hôpital», prévient Chantal Dellac, représentante CGT. «La direction persiste sur les 12 heures consécutives de travail, dans les services de médecine, au 1er octobre. Une décision qui impacterait une trentaine de personnels», font remarquer les grévistes.

 

Ce qu'ils attendent de ce bras de fer : «du temps pour engager dans chaque service une discussion sur la réorganisation du travail et faire émerger nos propositions. Du temps, pour mettre toutes les problématiques du centre hospitalier de Figeac à plat et avancer vers une offre de soin complète et pérenne. Du temps, c'est-à-dire trois mois, pour suspendre les suppressions de poste et le passage en 12 heures».

 

«Lors d'assises, poursuit Chantal Dellac, le vœu d'une communauté hospitalière Decazeville, Figeac, Villefranche, avait été formulée, on attend toujours que des choses se dessinent. Le collectif devra s'en préoccuper, il aura aussi, parmi ses priorités, à défendre le centre périnatal de proximité».

 

Sur le camp, les grévistes tiennent. «La direction est prête à mettre arbitrairement en place ce roulement horaire. Nous opposerons notre statut, ce n'est pas légal. Avec 12 heures de travail quotidien, le corps atteindra ses limites et qui sera responsable en cas de problème», s'interrogent les hospitaliers.

 

Les victuailles apportées par la population ne manquent pas. Le bois pour le feu non plus. Mais la sympathie ne suffit plus, les grévistes attendent de tous un engagement.

La demande de moratoire signée

 

Alors que l'alerte e-mail des personnels grévistes du centre hospitalier de Figeac a été adressée à toutes les mairies du bassin figeacois, la ville de Figeac a signé la demande de moratoire, vendredi. Elle acte ceci : «Nous demandons à la direction de l'ARS de rechercher, avec la direction du centre hospitalier et les représentants du personnel, les modalités d'un retour à l'équilibre budgétaire de l'établissement, sans suppression de poste par non-renouvellement de contrat…» «Le conseil municipal soutient donc la demande de moratoire qui a été approuvée par le conseil de surveillance de l'hôpital, tant pour les modalités de mise en œuvre du plan de retour à l'équilibre en terme de personnel que d'organisation du travail». Et de conclure, en rappelant le soutien de l'ARS à l'offre de soin local, (une aide de 7 millions d'euros, le rachat par l'hôpital des bâtiments de la clinique Font-Redonde et leurs réaménagements), insistant par ailleurs sur la nécessaire concertation avec les personnels.

 

Source : LADEPECHE.fr

 

 

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:39

Depuis mai, les Infirmiers spécialisés des Blocs opératoires (IBODE, IADE) sont en grève reconductible pour refuser le passage en amplitudes de 10h30 quotidiennes de travail. Ils demandent à rester en 8h et le recrutement de personnel pour cela. Ils ont multiplié les actions, ont été cités dans le dossier de l’Express sur la chirurgie cardiaque, etc… et ne lâchent rien face à une direction autiste qui joue l’épuisement

 

Depuis la semaine dernière, les collègues qui vont rentrer dans le futur bâtiment Urgences Réanimation sont en grève reconductible pour protester contre le sous effectif organisé pour « produire plus de soins » (objectif +20 000 passages /an) à moyens moins que constants. Ils refusent les organisations de travail épuisantes qui organisent l’autoremplacement dans la plus pure illégalité (voir article Ouest-france ci dessous).

 

 

Rennes. Le nouveau centre des urgences du CHU inquiète les syndicats

 

L’ouverture prochaine du nouveau centre des urgences du CHU inquiète les syndicats. Ils dénoncent un manque de moyens humains et une dégradation de leurs conditions de travail.

 

Il n’est pas encore entré en service et fait déjà beaucoup parler de lui côté syndicats du CHU. « Le futur centre urgences réanimations va entraîner une augmentation de l’activité mais pas du personnel », explique l’intersyndicale qui fédère la CGT, Sud santé, la CFDT et la CFTC. FO santé s’associe au mouvement, mais prône une ligne plus dure. « Nous réclamons une grève générale dès maintenant », indique un de ses représentants.

 

Des syndicats qui, jeudi, en début d’après-midi, avaient appelé le personnel du futur centre urgences à débrayer durant une heure et à se réunir dans le hall principal de l’hôpital. Une cinquantaine d’entre eux ont répondu présent.

 

« Il est temps de dire stop »

 

« Au centre urgences réanimations, comme dans tous les hôpitaux, le plan de retour à l’équilibre continue de détruire nos métiers et de dégrader nos conditions de travail, poursuit l’intersyndicale. Au final, ce sont nos patients qui subissent les conséquences de cette politique de santé. Il est temps de dire stop. »

 

Un constat et des revendications qui ne sont pas nouvelles en soi. « L’ouverture du CUR, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, estime une infirmière de bloc opératoire. Nous n’avons pas l’impression que la santé soit une priorité. Nous devons toujours faire plus au mieux, à moyen égal et au pire, avec moins de personnel. Ça va forcément finir par craquer. » Des professionnels de la santé qui se sentent aussi oubliés par le gouvernement : « On annonce des renforts pour l’Education, la Justice, l’Intérieur, mais rien concernant la santé, relate un aide-soignant. On a même entendu parler d’un plan d’économie de près de 5 milliards d’euros ! »

 

Temps de travail

 

Autre point majeur de litige : l’organisation du temps de travail. « La direction veut profiter du regroupement des blocs opératoires pour mettre en place des horaires de dix heures par jour, relève la CGT. Elle veut aussi développer ce qu’elle appelle la mutualisation des effectifs. C’est-à-dire la polyvalence et d’accepter d’aller faire des remplacements dans n’importe quel service. »

 

Des changements qui posent aussi question aux infirmiers (ières) anesthésistes et de blocs opératoires en mouvement depuis le 21 mai dernier. Lors du Space la semaine dernière, quelques-uns d’entre eux avaient d’ailleurs pu en discuter avec le président, François Hollande. « Une durée quotidienne de travail de 10 h 30 ne pourra qu’engendrer des erreurs professionnelles dues à un manque d’attention et une diminution de la vigilance émanant de l’accumulation de la fatigue… »

 

Après demain, les AS/AP et les ASH du pôle maternité se mettent en grève pour protester contre les non remplacements chroniques et la dégradation des conditions de travail organisées volontairement par la direction pour amener les collègues à choisir le travail en 12 heures !

 

Dans ce contexte  SUD organise jeudi de 10h à 15h un grand pique nique revendicatif devant la Direction Générale, avec un barnum, de la joie et des galettes saucisses

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 11:33

Le déficit cumulé des hôpitaux publics s'est élevé à 487 millions d'euros l'an dernier contre 544 millions en 2010, selon la Fédération hospitalière française. La FHF ne s'attend pas à un retour à l'équilibre avant 2013.

 

Les hôpitaux publics peinent à réduire leur déficit. De 544 millions d'euros, il est passé à 487 millions en 2011, selon les projections réalisées par la Fédération hospitalière française (FHF). Certes, ce chiffre ne représente que 1,02% de leur budget mais on est loin du retour à l'équilibre pour 2012 fixé par Nicolas Sarkozy alors président de la République. Selon Gérard Vincent, délégué général de la Fédération française hospitalière (FHF), «il ne sera pas atteint avant 2013».

 

Une situation qui s'explique par la progression plus forte des dépenses des établissements en 2011 (+3,4%) que les recettes (+2%). «La hausse des dépenses s'explique pour les deux tiers par la progression des charges du personnel, déclare le délégué général de la FHF. Sans doute que les directeurs d'hôpitaux ne veulent-ils pas ou ne peuvent-ils pas baisser les charges de leur personnel». Parmi les régions les plus dépensières dans ce domaine, figurent la Corse, l'Alsace ou encore la Bourgogne en France métropolitaine ainsi que la Guyane, la Martinique et la Réunion.

 

Dans le détail, une petite moitié (46%) des quelque 1200 établissements publics sont en déficit, les autres en excédent. «80% du déficit est concentré autour de 51 établissements», relativise Gérard Vincent. Ce sont les plus gros hôpitaux, tels que l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, les hospices civils de Lyon ou les hôpitaux de Marseille, qui représentent la plus grosse part du déficit. La FHF veut donc éviter tout catastrophisme, même si des exemples inquiétants existent, comme celui du CHU de Caen, au bord de l'asphyxie, ou de l'hôpital d'Ajaccio, placé sous tutelle.

 

8000 à 10.000 non-remplacements nécessaires

 

Pourtant, la hausse limitée des charges laisse supposer que les hôpitaux réduisent leurs effectifs, même si aucun chiffre ne le confirme pour l'heure. Certains ne remplacent plus tous les départs afin de réduire leur déficit. «Sans un réajustement des effectifs, le déficit ne sera pas résorbé, affirme Gérard Vincent. Au contraire, il risque de repartir à la hausse dès l'an prochain». La fin de la convergence des tarifs entre établissements publics et privés voulue par François Hollande et votée à l'automne, devrait réduire le déficit de 150 millions d'euros mais cela ne sera pas encore suffisant. «Il faudrait ne pas remplacer 8000 à 10.000 emplois», conclut-il - sachant que les hôpitaux publics emploient 800.000 personnes.

 

Côté recettes, la faible hausse des ressources est la conséquence d'une tarification ne tenant pas suffisamment compte des contraintes particulières du service public, selon la FHF. Mais la promesse de campagne de François Hollande, à savoir cesser de faire converger les tarifs entre les secteurs privé et public, devrait se traduire dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013.

 

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Published by sud-chu-caen
24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 11:39

« Deux articles publiés récemment sur votre site me donnent envie de pousser un « coup de gueule » que j’espère salutaire... sinon il aura vocation à me libérer, ce qui n’est déjà pas rien. Ce sera court, rassurez-vous ! Cependant, si mes consœurs et confrères pouvaient m’imiter...

 

Je travaille dans une clinique privée dans le Gard. Une jeune femme de 39 ans a récemment mis fin à ses jours. Son mari venait de demander le divorce ne supportant plus ses horaires décalés et sa charge de travail croissante... A Libourne, en Gironde, une autre infirmière de 38 ans, mère de 3 enfants, s’est également suicidée, pour les mêmes raisons...

 

Trop, c’est trop... A lire l’article « L’automne 2012 verra-t-il fleurir le printemps des infirmières ? », je m’interroge : un printemps des infirmières ? Ne rêvons pas, ne rêvons plus... J'étais à Paris en 1988 lors du grand mouvement infirmier, battant les pavés avec colère et espoir... j'y ai cru ! Hélas pas longtemps. En effet, je constate aujourd’hui que la grande majorité des infirmières garde la cornette des nonnes sur la tête et préfère subir qu'agir.

 

Arrêter de culpabiliser...

 

J'ai 56 ans et plus de 30 ans d'exercice, en hôpital, en libéral et dans le privé. Divorcée... Ah ! Bien sûr ! Quel couple supporte longtemps les horaires, la pression, les week-end au boulot, le salaire qui est une insulte ? Combien d'infirmières cessent d'exercer au bout de 10 ans ? Quel est le pourcentage de femmes seules, avec enfants ? Quel est le nombre de suicides dans les hôpitaux, les cliniques et même en libéral ? Parce que vie de famille et exercice de notre métier sont incompatibles...

 

Combien de cancers dus au stress ? Combien de professionnels abîmés physiquement ? Mal de dos, coiffe des rotateurs... et qui continuent quand même parce que quand on est infirmière, on ne s'arrête pas... quitte à être épuisée ? « Vous n'allez pas vous arrêter ? Comment vont faire vos collègues ?... » Et toujours la culpabilité qui vient à bout de l’argument... Combien parmi les décideurs et le grand public, celui des usagers, entendent et comprennent ? « Ah quel beau métier, une vraie vocation... » Oui mais... Coup de gueule ? La liste des maux serait trop longue. Et dire que j'en ai encore pour 10 ans pour avoir une retraite tout juste décente ! Si j'avais su... »

 

Retrouvez cet article en PDF ici

 

Source : infirmiers.com

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Published by sud-chu-caen
24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 11:30

 

 

 

 

Casse toi pauvre ordre !

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier

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