Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 18:30

Un accord a été signé entre l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et une société du Moyen-Orient pour développer les «voyages pour traitement». L'objectif : combler les déficits en appliquant des tarifs supérieurs à ceux présentés aux patients français.

 

Renflouer les caisses des hôpitaux en faisant payer plus cher les riches étrangers qui s'y rendent. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a signé un accord en ce sens avec une société active au Moyen-Orient et partenaire d'Axa, Globemed, révèle LeJournal du dimanche (JDD). En clair, Globemed servira d'intermédiaire entre les patients de la région et les hôpitaux parisiens. Pour ces derniers, il s'agit de développer les «voyages pour traitement» en direction de la capitale française.

 

L'AP-HP, qui a essuyé une perte de 83 millions d'euros en 2011 pour un budget de 7 milliards, aimerait à terme que 1% de ses patients vienne de Russie, de Chine ou du Golfe, grâce à ce type d'accord. Jusqu'à présent, ces derniers profitaient des mêmes tarifs que les Français, alors même qu'ils étaient prêts à payer plus. «Il est anormal que la Sécurité sociale sponsorise les soins de gens aisés issus de pays qui n'ont pas de problèmes financiers», argumente Stéphane Fériaut, directeur du développement de l'AP-HP, cité par le JDD.

 

L'accord avec Globemed devrait permettre à l'AP-HP de leur appliquer des tarifs supérieurs à ceux de la Sécurité sociale. Des décrets doivent encore être publiés pour le permettre. D'autre part, ce système devrait limiter les impayés qui pouvaient survenir avec certains patients étrangers, selon Stéphane Fériaut. Côté Globemed, Elia Abdel Massih, directeur des services santé, est ravi «de pouvoir proposer les hôpitaux parisiens, très efficaces, à nos clients».

 

Les riches malades de Russie ou des Émirats chasseront-ils les Français des lits des hôpitaux? Aucun risque, assure l'AP-HP: les urgences, par exemple, ne seront pas concernées par l'accord, qui concerne les soins programmés à l'avance.

 

Les hôpitaux publics parisiens emboîtent ainsi le pas aux établissements de Marseille. Ces derniers ont signé un partenariat avec la chambre de commerce et d'industrie (CCI) afin de faire venir des patients étrangers «qui vont payer plein pot», comme l'expliquait mi-juillet Jacques Pfister, président de la CCI, au site espaceinfirmier.com (article ci dessous).

 

 

 

Marseille drague les riches patients étrangers

 

 

 

Avec la création du Pôle santé Méditerranée, l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) espère développer l’attrictivité de la région grâce à son offre de soin en chirurgie.

 

« Les patients qui viennent de l’étranger savent qu’ils vont payer plein pot. » Tout sourire, Jacques Pfister, président de la chambre de commerce et d’industrie de Marseille Provence (CCIMP), s’en félicite. C’est d’ailleurs pour cela que ce dernier s’est associé à l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) et à deux établissements privés aixois destinés aux soins de suite, Les Feuillades et Sibourg. Objectif de ce partenariat officialisé mi-juillet ? Développer l’attractivité marseillaise grâce à l’offre de soins locale.

 

Baptisé « Pôle santé Méditerranée », cet attelage promet surtout une démarche marketing en direction d’ambassades, d’assurances et de mutuelles basées à l’étranger. En janvier 2013, cela aboutira à la mise en place d’une structure de coordination destinée à orienter les patients étrangers vers des hôtels, des compagnies aériennes et autres services. « Il ne s’agit absolument pas de tourisme médical », réfute Jean-Paul Segade, directeur général de l’AP-HM, qui assimile cette expression à de la santé low cost. Jacques Pfister préfère parler d’excellence médicale qui, selon lui, va de paire avec le « développement économique ». Pour cause : il est question d’attirer les patients fortunés. « Nous pensons cibler les pays du Golfe », signale Zilé Solihi, directeur du pôle grandes entreprises à la CCIMP, vite repris par Jacques Pfister qui, pour sa part, pense davantage aux clients européens.

 

Une majorité d’Italiens

 

En la matière, les Marseillais n’innovent pas. D’autres, en France, ont déjà ouvert la voie ; notamment les hôpitaux lyonnais, qui mènent des opérations de ce type depuis plusieurs années. Selon le magazine Lyon Capitale, « en 2006, les Hospices civils de Lyon ont ainsi pris en charge 957 patients étrangers, dont près de la moitié d'Italiens ». Pour parvenir à rivaliser, le futur Pôle santé Méditerranée limitera son champ d’action à cinq disciplines de pointe : le Gamma knife (radiochirurgie), les chirurgies bariatrique, orthopédique, endocrine et la chirurgie de la main.

 

L’opération marketing vise à accroitre le nombre d’hospitalisations annuelles de l’AP-HM - quelque 125 000 - de 1 %. « On ne part pas de rien », prévient Jean-Paul Segade. L’AP-HM reçoit déjà régulièrement des patients étrangers. Ils constituent d’ailleurs 50 % des malades traités au Gamma knife. Au total, ce sont près de 1 200 étrangers qui, chaque année, se font hospitaliser à l’AP-HM. Parmi ces derniers, en 2011, la direction a recensé une majorité d’Italiens (317) et d’Algériens (182). Arrivent ensuite les Belges (89), les Espagnols (79) ou encore les Allemands (74).

 

De quoi s’interroger sur les difficultés linguistiques que peut poser l’accueil d’une telle clientèle. Pas question de s’inquiéter pour autant. Jean-Paul Segade veut se montrer confiant, y compris concernant ses effectifs soignants. « Nous avons 80 infirmières de plus par rapport à l’année dernière », tranche-t-il, avant d’ajouter : « Si les recettes augmentent, nous pourrons recruter. »

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 10:08

Une pétition contre la chemise d'hôpital qui met les fesses des patients à l'air a été lancée en ligne par un médecin qui dénonce ce manque de respect de la dignité des malades et appelle à y mettre fin.

 

Le problème n'est pas nouveau, comme l'illustre joliment "Sous_la_blouse", médecin généraliste dans un billet tout en dessins, intitulé "striptease" de 2010.

Mais, cette fois, l'affaire a pris corps et une pétition fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Le billet de "Leya_MK", kinésithérapeute (leya-mk.blogspot.fr) "Dignité, mes fesses !" du 27 juillet dernier, s'insurgeant contre la dignité bafouée d'une gentille dame de 85 ans "vêtue de l'informe chemise de nuit de l'hôpital", dévoilant ses parties intimes, a en effet relancé l'affaire.

 

Sur Twitter, l'article a été relayé par "Farfadoc", médecin blogueur qui a lancé la pétition.

 

Certes, "il y a d'autres problèmes, probablement plus importants, à gérer concernant notre système de santé", mais "ce sujet est loin d'être anodin", souligne-t-elle.

 

La Charte de la personne hospitalisée, publiée par la Direction générale de la Santé, le dit: "le respect de l'intimité de la personne doit être préservé lors des soins, des toilettes, des consultations et des visites médicales, des traitements pré et post-opératoires, des radiographies, des brancardages et, plus généralement, à tout moment de son séjour hospitalier. La personne hospitalisée est traitée avec égards."

Bref, il y a des alternatives à ce vêtement décrié, explique-t-elle.

 

La pétition, devenue une "#EntrepriseCollective!", continue à circuler.

Le compteur approchait le millier de signatures (objectif 10.000) vendredi.

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:29

 

 

europe-1662

 

europe-6-euro667

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans FAUJOUR
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:26

 

 

 

rouge-1-conf-sociale648

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans FAUJOUR
4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 19:17

Rencontre avec Mme Marisol TOURAINE Ministre de la Santé – 31 juillet 2012

 

 

 

Nous voudrions rapidement rappeler nos priorités sans les développer, étant entendu qu’elles devraient pouvoir faire l’objet de discussions ultérieures.

 

Nous souhaitons une consolidation de la Sécurité Sociale mise à mal depuis des années par des réductions de financement.

 

Concernant la politique sanitaire,  la loi HPST parachève le détricotage de l’hospitalisation publique, nous sommes pour son abrogation et l’élaboration démocratique d’une véritable loi de santé publique.

Les ARS sont de véritables préfectures sanitaires qui ont tout pouvoir, qui sont juges et parties pour décider des fermetures d’établissements.  Il faut d’autres outils qui favorisent la démocratie sanitaire associant tous les acteurs concernés pour définir l’organisation sanitaire et médico-sociale.

 

Etant opposés au paiement à l’acte, nous sommes aussi opposés à la tarification à l’activité. Un récent rapport sénatorial émet d’ailleurs de nombreuses critiques sur ce type de financement.

 

Concernant l’ONDAM, le recul de son évolution prévue pour 2013 à 2,7 au lieu des 3% précédemment évoqués ne permettra pas de corriger les insuffisances de financements de ces dernières années.

 

Concernant la psychiatrie, il faut remettre en cause la vision « sécuritaire »  qui a été développée ces dernières années. Nous souhaitons l’élaboration d’une nouvelle loi de santé mentale qui remette le soin au cœur du dispositif et qui soit réellement concertée.

 

Concernant l’emploi, nous sommes particulièrement  inquiets après les déclarations des responsables gouvernementaux quant au risque de suppressions d’emplois dans le secteur sanitaire et médico-social public du fait de créations d’emplois dans l’éducation, la justice et la police à moyens constants. Une véritable politique de résorption de l’emploi précaire doit être instaurée.

 

Sur les politiques salariales, le gel des salaires doit être levé. Nous souhaitons aboutir à une grille unique de salaire pour l’ensemble du secteur, qu’il soit public ou privé. Le tassement des bas salaires est particulièrement préoccupant. Dans la fonction publique et de nombreuses conventions collectives, de nombreux  salariés sont classés en dessous du SMIC. Il faut de véritables déroulements de carrières pour ces salariés. Nous sommes aussi opposés aux dispositifs d’individualisation des salaires qui se généralisent et cassent l’esprit d’équipe.

 

Sur les conditions de travail, elles se sont dégradées partout entraînant une perte de sens du travail, une fuite de professionnels et  une augmentation des pathologies psychiques et troubles musculo squelettiques, mais aussi des suicides. L’évolution inquiétante de l’absentéisme et des phénomènes de « burn-out » l’atteste. Les nouveaux modes de « management » qui déshumanisent les relations de travail doivent être revus et adaptés à notre secteur.

 

La généralisation d’horaires dérogatoires comme les 12h, les plannings désorganisés, les heures supplémentaires imposées, les rappels à domicile réguliers, la suppression des mensualités de remplacement,  perturbent les équilibres vie au travail, vie personnelle.

 

Ordres professionnels : ils sont inutiles et anti-démocratiques, nous sommes pour leur suppression.

 

Enfin sur les droits syndicaux, le récent décret fonction publique hospitalière est restrictif.  Au-delà de ce texte, les directions ont tendance à court-circuiter les instances représentatives du personnel et pratiquer la politique du fait accompli.

 

 

 

Nous avons bien noté votre volonté d’instaurer un nouveau dialogue social.

Mais pour nous il y urgence dans plusieurs domaines à prendre des décisions rapides ;

 

Un moratoire sur les fermetures d’établissements doit être opéré, l’IGAS vient d’ailleurs de pointer qu’elles n’étaient pas toutes pertinentes et souvent très coûteuses. Il a urgence à rétablir l’accès à la maternité et à l’IVG dans tous les territoires. Situation des ESPIC  oubliés de la loi Bachelot : réaffirmation de leur participation au service public hospitalier.

Des mesures urgentes doivent être prises vis-à-vis des établissements en grande difficulté financière et menacés de redressement judiciaire ; par exemple les maternités des Bluets et des Lilas ou la clinique mutualiste de Nantes. Dans le public, les HCL ou l’hôpital de St Denis que vous avez visité ou de Montreuil situés dans des bassins de vie défavorisés. Les frais financiers exponentiels  plombent aussi les budgets d’un grand nombre d’établissements.

Dans cette logique, un gel des suppressions d’emplois doit être opéré. (suppressions massives annoncées entre autre à St Denis, Montreuil, dans les hôpitaux psychiatriques du Nord …)

La tarification à l’activité, dans l’attente d’une réforme globale du financement, ne doit pas être mise en place dans les SSR et la psychiatrie.

Véritable résorption de l’emploi précaire  par la titularisation et non par le développement des CDI.

Remises en cause des principales conventions collectives du secteur  et notamment la CC51 Fehap. Le ministère doit refuser d’agréer un accord de substitution.

Concernant les disparités salariales, relèvement prioritaire des bas salaires oubliés des derniers accords salariaux,  reclassement à parité du public des infirmières du privé, et reclassement rapide de la filière socio-éducative.

Droit d’option pour les infirmières du public. Même si nous sommes toujours opposés à la remise en cause de la catégorie active, nous souhaitions la réouverture du droit d’option car beaucoup de professionnels n’on pas exprimé de choix et souhaitent aujourd’hui le reclassement en A.

Concernant l’individualisation des salaires, non mise en place de la prime de fonction et de résultat dans la FPH.

Réforme des études paramédicales cursus LMD inadapté ; revoir le contenu de la formation diplômés. Difficultés accrues pour les promotions professionnelles alors qu’il faudrait les renforcer.

En psychiatrie arrêt de la mise en place des « pairs aidants »

Concernant les ordres paramédicaux  votre volonté de rendre facultative l’adhésion ;  quand et comment ?

Conditions de travail : l’arrêt de la généralisation des 12 heures et étude nationale des conséquences sur les personnels là où elles existent. Remises en cause unilatérales de la RTT.

Droit syndical : circulaire d’application à sortir immédiatement dans la FPH. Certaines équipes syndicales n’ont encore aucun droit depuis janvier. Droit spécifique APHP remis en cause. Problème du droit syndical régional non réglé quelque soit l’évolution des ARS. Abrogation du décret 2011 concernant les négociations locales pouvant remettre en cause des  règles statutaires nationales de la FPH ;

Situation à Mayotte : conséquences de la départementalisation  titularisation des personnels, régime de retraite  situation bloquée.

 

" Pour notre santé le changement c'est urgent!"

 

Aujourd’hui, un tiers de la population de notre pays renonce aux soins, pour des raisons de coût (dépassements d’honoraires, franchises, forfaits, augmentation des complémentaires-santé…), de difficultés d’accès aux structures de soins publiques (désertification, fermetures de structures de proximité, délais d’attente…).

C’est le constat accablant auquel nous sommes confrontés chaque jour.

Notre système de Santé soumis aux seuls critères de rentabilité, piloté par les ARS (Agence Régionale de Santé), ne répond plus aux besoins de la population.

 

Ainsi, nous appelons à sa refondation sur des valeurs d’égalité,

de solidarité, de gratuité, de qualité et d’universalité.

 

Dès maintenant, nous exigeons du gouvernement qu’il prenne des mesures d’urgence :

- suppression des dépassements d’honoraires, des forfaits et des franchises ;

- arrêt des fermetures d’établissements, de services hospitaliers, de maternités et de centres d’IVG, de centres de proximité, tant dans le secteur des soins que dans celui de la prise en charge du handicap et des personnes âgées ;

- attribution des moyens humains et financiers pour un service public de santé incluant les soins de premier recours et la prévention ;

- suppression des exonérations et des exemptions de cotisations sociales ;

- augmentation du budget de la Sécurité Sociale pour 2013 répondant aux besoins de la population.

 

Nous exigeons le rétablissement de la démocratie en matière sanitaire : usager-e-s, professionnel-e-s de santé, élu-e-s locaux, doivent être partie prenante des décisions prises concernant notre système de sante et de protection sociale.

 

Pour le droit aux soins partout et pour toutes et tous, je signe :

 

     Nom                                     Prénom                                    Ville                                       Signature

 

 

Retrouvez cette pétition en PDF : C'est ici

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 19:06

L'actualité vue par FAUJOUR

tean-1-pouvoir-achat584

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans FAUJOUR
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 21:27

Le gouvernement envisage de consacrer une partie des investissements d'avenir issus du grand emprunt au financement de projets à l'hôpital. Sur les 35 milliards d'euros levés, environ 10 milliards restaient à attribuer lors du dernier bilan, en mars.

 

Le gouvernement est prêt à mobiliser les fonds du grand emprunt pour les hôpitaux

 

Mobiliser une partie des ressources du grand emprunt pour les hôpitaux. C'est ce que le gouvernement envisage pour donner une bouffée d'oxygène à un secteur dont la situation financière est particulièrement tendue. Rien n'est encore arrêté, mais l'idée serait de flécher vers les établissements de santé publics une partie des fonds dégagés par le grand emprunt de 2010. Sur les 35 milliards d'euros levés, environ 10 milliards restaient à attribuer lors du dernier bilan, en mars. Une partie de cette somme pourrait être allouée à des projets de modernisation informatique ou à l'innovation thérapeutique.

 

Endettement triplé en dix ans

 

Le Sénat, qui vient de publier un rapport sur les hôpitaux, souhaiterait que le grand emprunt puisse aussi financer les projets immobiliers des établissements. « Le recours à l'endettement étant de plus en plus difficile, les hôpitaux financent une grande partie de ces investissements sur leur budget de fonctionnement, autrement dit sur l'enveloppe qui leur est attribuée par l'Assurance-maladie en fonction de leur activité. Ce n'est pas suffisant », estime le sénateur (PS) Jacky Le Menn.

 

L'ampleur des fonds que le gouvernement est prêt à diriger vers l'hôpital reste à déterminer, mais ils seront de toute façon les bienvenus. Poussés par les plans Hôpital 2007 et Hôpital 2012, les établissements ont massivement investi pour se moderniser, au prix d'un endettement qui a triplé en dix ans, dépassant les 24 milliards d'euros (voir graphique). Certains d'entre eux commencent même à avoir des fins de mois difficiles, d'autant que les banques sont de plus en plus réticentes à les soutenir. Dans une tribune publiée par « Les Echos » mardi dernier, le président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux, a alerté sur « le manque criant de liquidités [qui] altère les capacités d'investissement des établissements publics », soulignant que « plusieurs chantiers sont aujourd'hui à l'arrêt, des achats de biens médicaux reportés et [que] le risque est réel que des établissements soient contraints de renoncer à des projets pourtant essentiels à leur modernisation ». Il y a dix jours, Moody's a dégradé la note des CHU, les plus gros établissements, pointant la « détérioration rapide de la situation financière »de certains d'entre eux, citant celui de Fort-de-France. L'agence de notation s'inquiète de la « pression particulièrement forte sur la trésorerie des hôpitaux ».

 

Autre coup de pouce, le gouvernement a décidé, la semaine dernière, d'avancer de cinq jours les versements mensuels de la Sécurité sociale aux établissements. Ils seront désormais effectués le 20 du mois au lieu du 25. Mais ce n'est bien sûr pas suffisant pour changer la donne en profondeur.

Source : Les echos

 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 22:44

La semaine dernière, Moody's dégradait le triple A des CHU français. Mérité ou pas? les patients en pâtiront-il? L'Etat pourrait venir à la rescousse.

 

Le battement d’ailes d’un papillon antillais peut-il déclencher une tornade dans les hôpitaux de métropole? Samedi dernier, Moody’s a sévèrement dégradé la note d’une vingtaine de centres hospitaliers universitaires (CHU). Pour justifier sa décision, l’agence de notation a mis en avant les difficultés financières du CHU de Fort-de-France, qui ont eu "un impact négatif" sur l’évaluation des autres établissements. Elle a aussi épinglé le gouvernement, dont le « contrôle » sur les dépenses des hôpitaux serait "moins efficace que ce qui avait été anticipé initialement".

 

Après une semaine d’attentisme, les autorités ont, à en croire la Fédération hospitalière de France (le lobby des hôpitaux publics, FHF), pris vendredi l’engagement de voler au secours des établissements de santé, déjà plombés par le démantèlement de Dexia, le principal banquier du secteur de la santé.

 

Pourquoi les hôpitaux français se retrouvent-ils auscultés par une agence de notation et donc parachutés en première ligne dans la crise financière internationale ? La plupart des assurés sociaux l’ignorent mais, en 2009, 24 CHU de province – dont celui de Fort-de-France – ont décidé, comme les entreprises ou les collectivités locales, de diversifier leurs sources de crédit. Pour cela, ils ont eu recours au marché des obligations, c’est-à-dire à des emprunts réalisés directement auprès des investisseurs.

 

"Les hôpitaux ont un sérieux argument pour séduire les investisseurs : ils ne font pas faillite"

 

"Nous sommes confrontés à une raréfaction du crédit bancaire. On a imaginé cette solution afin de financer nos projets de long terme : rénovation de bâtiments, achats d’équipements médicaux. Mais pour avoir accès à ce marché, il a fallu nous regrouper et demander à être notés par une agence. Notre stratégie a payé : on a obtenu le triple A et des taux d’emprunt très intéressants", détaille Jean Debeaupuis, directeur général du CHU de Grenoble et pilote de ce dossier pour la Conférence des directeurs généraux de CHR-CHU.

 

Dans ces conditions, l’opération, renouvelée en 2010, a été un succès. Mais la troisième vague d’appel au marché obligataire, qui doit se dérouler cet automne, risque d’être moins aisée. "La dégradation peut évidemment renchérir le coût du crédit, mais ce n’est pas automatique. Les hôpitaux ont un sérieux argument pour séduire les investisseurs : ils ne font pas faillite. À moins que l’État lui-même fasse faillite!", analyse Édouard Couty, maître de conférences à Sciences-Po et ancien directeur de la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé.

 

Les patrons des CHU concernés relativisent, eux aussi, la portée de la dégradation. "La situation de Fort-de-France a plombé tout le groupe. Cet établissement endetté pour des raisons structurelles a eu le mois dernier un petit retard de paiement auprès d’une banque qui s’est réglé très vite et dont Moody’s a malheureusement eu connaissance", confirme un bon connaisseur du dossier.

 

Outre une possible hausse du coût du crédit sur les marchés obligataires, quelles seront les conséquences du coup de règle sur les doigts infligé par Moody’s? En bout de chaîne, les patients pourraient-ils être affectés ? Mercredi, le CHU de Montpellier reconnaissait, après des révélations parues dans la presse locale, souffrir d’un important déficit de trésorerie, les banques refusant de lui prêter suffisamment d’argent pour faire face à ses dépenses de court terme. "Nous jonglons mais les salaires et les fournisseurs sont payés, explique Guillaume du Chaffaut, son directeur de la communication. Il ne s’agit pas pour nous de lancer un SOS, mais il est vrai que la situation est difficile car les banques sont très frileuses. Nous sommes pourtant l’un des hôpitaux les moins endettés de France!"

 

"Le secteur frôle l’asphyxie"

 

Souvent accusé d’être un oiseau de mauvais augure, Moody’s est aussi le révélateur de la passe difficile dans laquelle se trouvent les hôpitaux du fait de la frilosité des banques en temps de crise mais aussi en raison des investissements coûteux réalisés à crédit durant la dernière décennie. "Le secteur frôle l’asphyxie. Il y a des projets gelés. La disparition de Dexia n’a rien arrangé : certains hôpitaux ont des problèmes de trésorerie pour assurer leurs dépenses courantes comme les salaires", s’inquiète-t-on à la FHF.

 

"Notre note n’aurait pas été dégradée si l’État ne donnait pas l’impression de faire passer les hôpitaux après les collectivités locales, elles aussi endettées. Les problèmes en Martinique auraient dû être réglés avant de se retrouver sur la place publique", tacle un spécialiste. L’avertissement a, semble-t-il, été entendu jusqu’à Bercy. Selon la FHF, les remboursements de l’assurance-maladie aux hôpitaux pour les soins aux patients devraient être plus rapides et les hôpitaux devraient être éligibles à l’enveloppe de 3 milliards d’euros débloqués par le gouvernement via la Caisse des dépôts et consignations.

 

Anne-Laure Barret - Le Journal du Dimanche

 

samedi 28 juillet 2012

 

Pour retrouver cet article en PDF : C'est ici

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 10:55

 

 

Pour lire l'article de "La Manche Libre", cliquez sur l'image ci dessous

 

 

Maternité de Vire

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 10:44

Le Sénat prône une suspension du passage à la tarification à l'activité (T2A) qui risque de fragiliser les hôpitaux ruraux. La nouvelle devrait ravir nombre d'élus locaux qui se sont élevés ces dernières années contre la fermeture des petits hôpitaux, dont plusieurs maternités: la Mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (MECSS) du Sénat préconise de suspendre le passage à la tarification à l'activité (T2A) des hôpitaux ruraux prévue pour le 1er janvier 2013.

 

Critiques vis-à-vis de ce mode de financement qui consiste à payer les établissements de santé selon leur activité, les deux rapporteurs Jacky Le Menn (PS) et Alain Milon (UMP) estiment non seulement que la T2A doit être limitée à certaines activités médicales dans l'ensemble des établissements de santé, mais qu'elle doit aussi être a minima reportée pour les hôpitaux ruraux.

 

"Souvent de petite taille, ils ne disposent pas aisément de l'ensemble des moyens techniques et humains nécessaires au codage et à l'intégration dans la logique du financement à l'activité", indique le rapport "Refonder la tarification hospitalière au service du patient".

 

Mettant en cause "les effets pervers actuels de la T2A" qui "touchent de plein fouet" ces établissements, les sénateurs expliquent que ces hôpitaux, "situés dans des bassins de population vieillissante et en diminution, ne peuvent pas augmenter leur volume d'actes. Surtout, ils développent principalement une activité médicale, avec peu ou pas d'acte chirurgical ou obstétrical", alors que la T2A favorise les actes techniques, plus que le temps médical ou soignant.

 

La démographie médicale contre la T2A

 

Pour autant, la mission souligne l'important "service public de proximité, souvent dans le domaine gériatrique" rendu par ces petites structures. "Ils constituent une articulation intéressante entre la médecine de ville et les établissements hospitaliers puisque les praticiens libéraux y réalisent régulièrement des vacations", constate la MECSS. "Ces services stabilisent les médecins en leur offrant un point de rattachement", plaide Jacky le Menn.

 

Les deux rapporteurs saluent ainsi le rôle joué par ces hôpitaux ruraux en matière de démographie médicale, à l'heure de "l'inégale répartition des professionnels de santé sur le territoire: premiers recours hospitaliers, ils peuvent servir d'appui, de référent, et stabiliser l'installation de praticiens en libéral".

 

Si la mission n'avance pas encore de proposition d'un mode de financement alternatif pour ces petites structures, elle milite pour leur maintien dans la perspective de leur octroyer "une place originale dans le système de santé, complémentaire d'une part à la médecine de ville, d'autre part, à l'établissement de santé plus éloigné mais disposant d'un plateau technique complet".

 

  "Refonder la tarification hospitalière au service du patient", rRapport d'information de Jacky Le Menn et Alain Milon, fait au nom de la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale et de la commission des affaires sociales n°703, 25 juillet 2012

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen

Présentation

  • : Le blog de sud-chu-caen
  • : Site du syndicat SUD Santé du CHU de CAEN
  • Contact

Recherche

Archives