Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:42

Mobilisation, hier, des hospitaliers de Saint-Denis contre 40 suppressions de postes.

 

Les salariés de l’hôpital Delafontaine, à Saint-Denis, ont manifesté jeudi à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, SUD, CFDT), devant l’agence régionale de santé (ARS). Une centaine d’employés sont entrés dans l’ARS pour obtenir un rendez-vous avec celle-ci. L’agence a proposé de débloquer 1 million d’euros mais les syndicats considèrent ce montant insuffisant. « C’est un vrai problème ! Le nombre de patients en situation précaire augmente, il faut donc un véritable effort financier », explique Stéphane Degl’innocenti, délégué SUD, affirmant que la mobilisation se poursuit. Forts du soutien du maire PCF de Saint-Denis, Didier Paillard, et de la maire adjointe à la santé, Virginie Le Torec, les hospitaliers dénoncent aussi les conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles ils travaillent. À la suite de l’annonce d’une baisse budgétaire de 2,8 millions d’euros, la menace de la suppression de 40 postes plane sur l’hôpital. « Très rapidement, le personnel va être en danger », alerte le syndicaliste. En mai, Marisol Touraine, ministre de la Santé, a proposé le dégel de 950 000 euros pour l’établissement, mais il faut « passer des paroles aux actes ». « Le personnel est affaibli par le travail en sous-effectif », ajoute le délégué. D’ailleurs, selon les syndicats, le nombre d’accidents du travail a augmenté de 30 % entre 2008 et 2011, « un indicateur de souffrance », estiment-ils. Le centre hospitalier de Saint-Denis est le plus touché par cette crise financière dans l’Île-de-France, c’est pourquoi l’intersyndicale attendait beaucoup du rassemblement d’hier pour éviter les coupes budgétaires menaçantes, mais la direction n’est pas revenue sur les suppressions de postes. Un prochain rendez-vous avec l’ARS est fixé en septembre. D’ici là, l’intersyndicale ne compte pas relâcher la pression.

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:34

Début mai un résidant de la Maison d'accueil spécialisé du Placis Vert, dépendant du Centre hospitalier Guillaume Régnier de Rennes, a été mordu par un rat dans son lit !

 

Lettre ouverte à monsieur GAUTRON

 

Directeur de l’ARS Bretagne

 

 

 

Le dimanche 6 mai, dans le service Les Fougères, à la Maison d’Accueil Spécialisée dépendant du Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes, un rat a été découvert dans le lit d’un résidant ! Celui-ci avait été mordu au niveau des lèvres et des jambes !

Cet évènement innommable est la marque dramatique de l’état catastrophique de cet établissement.

 

Les restrictions budgétaires successives ont conduit à négliger les dépenses d’entretien courant des bâtiments et conduisent directement à ces conditions d’accueil ignominieuses.

 

 

Rat

 

 

 

L’ARS, l’an dernier, a ponctionné près d’un million d’euros sur les excédents antérieurs de la Maison d’Accueil Spécialisée aggravant ainsi les difficultés. Devant le tollé provoqué par cette ponction, l’ARS s’était engagée à rétrocéder 300 000 euros par an pour financer des travaux de rénovation. A ce jour, elle n’a pas tenu ses promesses !

Nous vous demandons, monsieur le directeur de l’ARS, de prendre les dispositions nécessaires pour restituer à l’établissement les sommes ponctionnées qui devront permettre d’engager des travaux de rénovation.

 

 

 

Syndicat Sud Santé Sociaux

Centre Hospitalier Guillaume Régnier

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 08:09

Le CSFPH s’est tenu le 26/06/2012, en présence de Marisol Touraine, Ministre de la Santé.

Vous trouverez ci-dessous, notre déclaration liminaire lu lors de la séance.

 

Madame la Ministre, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs

 

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux, suite au changement de gouvernement, les attentes des personnels sont fortes. Les différentes réformes, notamment dans le sanitaire et le médico-social, qui se sont empilées depuis des années, sans concertation, ont déstabilisé les personnels et dégradé leurs conditions de travail La loi Hôpital Patients Santé et Territoires en est la parfaite illustration. Nous demandons l’abrogation de cette loi, nous considérons que des mesures urgentes doivent être prises immédiatement afin de stopper la dérive marchande du secteur sanitaire. Ainsi au CHU de Tours on regroupe un service de grands brulés avec celui de réanimation neuro traumatique à des seules fins comptables, faisant fi des prises en charges spécifiques à ces deux spécialités et à leurs conséquences (Maladies nosocomiales….) Il faut décider d’un moratoire sur les restructurations et les fermetures d’établissements dans le sanitaire et le médico-social afin de garantir l’accès aux soins pour tous et partout.

 

Perte de sens du travail, démotivation, fuites des professionnels sont souvent évoqués. La gestion des établissements à flux tendu entraîne des dérives : plannings chamboulés, rappels à domicile, heures supplémentaires imposées. La généralisation des horaires atypiques comme les amplitudes en 12 heures, voire 12h30, indique une fuite en avant des directions pour économiser en théorie des effectifs, et aussi pour certains personnels afin de venir travailler moins souvent. L’extension récente de telles amplitudes engendre un développement des accidents de trajet, de travail… lié à une baisse de vigilance et qui dans la gériatrie risque fort d’engendrer une maltraitance pour les résidents. Nous souhaitons vivement une pause et une réflexion sur les conséquences de tels horaires. L’augmentation de l’absentéisme dans certains secteurs est aussi le signe d’un mal être au travail. On assiste aussi à des phénomènes d’explosion des heures supplémentaires et de burn-out chez les personnels concernés.

 

De nombreux établissements se trouvent en difficulté financière du fait de la tarification à l’activité qui ne valorise pas toutes les prises en charge, la baisse des MIGAC et l’explosion des frais financiers. Certains établissements privés non commerciaux sont menacés de cessation de paiement. Des correctifs budgétaires doivent être trouvés en attendant une réforme radicale des critères de financement des établissements de santé. La tarification à l’activité qui favorise les actes techniques au détriment d’une prise en charge globale des patients doit être abandonnée et surtout pas étendue à la psychiatrie et aux soins de suite. Ainsi pour l’IVG, la sous-évaluation à conduit à la fermeture de centres, contrevenant de fait à ce droit. Le projet de loi de financement de la Sécurité-Sociale pour l’année prochaine devra être en rupture avec les précédents.

 

Des hôpitaux poursuivent leurs plans d’économies avec des suppressions d’emplois comme à Saint Denis ou dans les EPSM du Nord, alors que ces établissements sont situés dans des bassins de vie défavorisés. Nous réclamons le gel des plans d’économies et des suppressions d’emplois. Les blocages et disparités salariales persistent. Au-delà de notre volonté de voir aboutir une grille unique de salaires dans notre secteur quelque soit le statut ou la convention collective, des mesures immédiates doivent être prises pour revaloriser les bas salaires et obtenir une véritable égalité salariale, tant dans le secteur public que privé. Le gel des salaires doit être levé et le point d’indice revalorisé. Concernant le scandaleux chantage au droit d’option pour les infirmières et personnels paramédicaux, nous souhaitons une révision de ces dispositions. A un moment où les conditions de travail n’ont jamais été aussi dégradées, la perte de la catégorie active dans ce contexte est particulièrement scandaleuse. Il faut aussi stopper la destruction des conventions collectives de notre secteur et ouvrir de véritables négociations pour une convention collective commune de haut niveau.

 

 

 

Nous souhaitons vivement aussi l’arrêt de l’individualisation des salaires et des carrières et l’abandon immédiat de la prime de fonction et de résultat. Cette prime remet en cause des pans entiers du statut de la fonction publique hospitalière. Nous avons aujourd’hui besoin de consolider les solidarités dans les équipes de travail et surtout ne pas apporter de divisions supplémentaires.

 

La réforme des études paramédicales liée au processus LMD entraîne des modifications importantes pour les formations infirmières avec pour conséquence un taux d’échec prévisible accru pour le prochain DE. Nous sommes aussi très inquiets quant au niveau professionnel des futurs diplômés. Une remise à plat de cette formation s’impose en urgence.

 

Si nous avons pris bonne note de votre intention de réintroduire la notion de service public, qu’en est-il des structures de coopération, comme les groupements de coopération sanitaire, dans lesquelles le secteur privé commercial récupère les activités les plus lucratives ? Nous souhaitons aussi que le statut des établissements de santé privés d’intérêt collectif soit revu et que leur participation au service public soit réaffirmée.

 

Concernant la psychiatrie, une nouvelle loi cadre est indispensable mais devra faire l’objet d’une véritable concertation préalable avec toutes les parties concernées. Immédiatement, il faut stopper l’expérimentation des médiateurs pairs-aidants. A ce titre, Madame la Ministre, nous espérons que vous recevrez rapidement la délégation intersyndicale des EPSM du Nord afin d’entendre les propositions qu’elle estime urgent de mettre en place.

 

Pour terminer, le changement doit aussi passer par une démocratie sociale refondée. En préalable, les ordres professionnels des paramédicaux rejetés par la majorité des personnels concernés, doivent être abrogés. Concernant les droits syndicaux, le récent décret de la fonction publique hospitalière régressif devra être renégocié et amélioré. Au-delà, nous constatons de nombreux blocages dans les établissements de santé et des difficultés de plus en plus grandes pour l’utilisation du crédit de temps syndical. Plus largement le droit d’expression autonome des personnels devrait être favorisé dans tous les établissements. Les reports récurrents des réunions de concertation avec les OS et la discrimination syndicale galopante dans les établissements (Saintes, Flers, Fréjus, St Malo….) ne vont pas dans ce sens et réclame une réaction rapide qui rappelle ce besoin essentiel de démocratie

 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 08:02

EVRY, 29 juin 2012 (APM) - Six médecins du service de chirurgie orthopédique du centre hospitalier Sud-Francilien (Evry-Corbeil, Essonne) ont levé vendredi leur menace d'une grève de la faim, après l'annonce d'une réunion, la semaine prochaine, avec le nouveau directeur de l'établissement, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Ces six chirurgiens ont brandi cette menace, dans un courrier diffusé mercredi soir à la direction et à tous les médecins de l'établissement, pour soutenir ainsi les membres du personnel soignant de leur service qui observent un mouvement de grève depuis mardi.

 

Le personnel soignant du service d'orthopédie, soutenu par l'intersyndicale SUD-Santé/CGT/FO, est en grève reconductible depuis mardi, afin d'obtenir "le maintien de trois postes infirmiers qui seront supprimés par la direction à partir du 1er septembre prochain et le remplacement de tous les postes d'aides-soignantes qui sont en congés", a expliqué l'intersyndicale dans un communiqué.

 

"L'effectif actuel de ce service de 28 lits est insuffisant et ne permet pas une prise en charge et un accueil des patients en toute sécurité", souligne-t-elle.

 

Lors d'une première séance de négociations avec la direction, vendredi 22 juin, des propositions ont été faites concernant l'acquisition d'équipements adaptés pour mobiliser les patients et sur les effectifs de nuit. "Mais il n'y a eu aucune avancée sur le maintien des postes infirmiers et le remplacement des aides-soignantes", a dénoncé l'intersyndicale.

 

Parallèlement au début de la grève, l'équipe soignante, soutenue par l'intersyndicale, a commencé à diffuser une pétition contre la suppression des trois postes infirmiers et le non-remplacement des aides-soignants en congé.

 

Mercredi, le conflit a pris une nouvelle tournure avec une lettre adressée au futur directeur général du CHSF, Jean-Michel Toulouse (actuellement directeur du CH d'Aulnay-sous-Bois, Seine-Saint-Denis), par six chirurgiens du service.

 

Dans cette lettre, observant que "l'administration est restée complètement sourde aux demandes des personnels infirmiers et qu'une grève classique ne suffit pas à alerter pleinement sur la souffrance des personnels", les six médecins annoncent qu'ils prévoient "d'arrêter de s'alimenter" à partir de vendredi.

 

Dans leur message, les praticiens confirment le problème de sous-effectif dont souffre "de très longue date" leur service aussi bien en termes de chirurgiens que d'infirmières et d'aides-soignants.

 

Ils précisent que le service "s'est démené pour maintenir une activité", à tel point que des membres ont connu un "burn out" en novembre 2011, "comme l'atteste le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui avait été convoqué à l'époque".

 

La menace que les médecins ont fait peser visait également à alerter sur les conséquences, sur l'organisation des soins, du problème financier posé par le partenariat public/privé (PPP) par lequel le nouvel hôpital d'Evry/Corbeil a été construit, a précisé vendredi à l'APM le Dr Henri Lelièvre, l'un des six médecins signataires.

 

Selon le syndicat SUD, interrogé par l'APM, le déficit prévisionnel de l'établissement s'élèverait, pour 2012, à 38 millions d'euros et le coût du loyer à payer dans le cadre du PPP à 46 millions d'euros.

 

Les médecins ajoutaient dans leur lettre qu'ils voulaient aussi alerter sur "les effets néfastes de la loi HPST [hôpital, patients, santé et territoires]".

 

REUNION COMMUNE MARDI

 

Vendredi matin, les praticiens ont suspendu leur mouvement à la suite d'un communiqué dans lequel le nouveau directeur du CHSF, Jean-Michel Toulouse, "invite" les partenaires sociaux et les praticiens du service à une "réunion de travail" mardi prochain et demande d'ici là au personnel médical de "suspendre" son mouvement, estimant qu'une grève de la faim "ne serait pas de nature à résoudre le conflit".

 

Le nouveau directeur "entend écouter les revendications exprimées avec la préoccupation de trouver une issue à ce conflit social (...) aux côtés du président de la CME, de la directrice des soins et des représentants du pôle", indique le communiqué de la direction du CHSF.

 

La direction générale de l'établissement assure également dans le communiqué qu'elle mène "mène un dialogue ininterrompu avec les équipes paramédicales du service de chirurgie orthopédique en grève" et confirme qu'elle a déjà apporté des "engagements" pour acquérir des équipements facilitant les conditions de travail de cette équipe (lève-malade, matelas anti-escarre supplémentaire, verticalisateur...) ainsi que pour une meilleure organisation du temps de travail.

 

Elle se dit "consciente de la tâche à mener pour parfaire l'efficience des organisations", après le transfert réussi dans un nouveau bâtiment.

 

Jean-Michel Toulouse, dont la nomination a été approuvée par la commission administrative paritaire nationale (CAPN) du 19 juin (cf APM SNPFJ001), arrivera lundi au CHSF mais à titre intérimaire. Il prendra définitivement ses fonctions à compter du 20 août, a-t-on appris auprès de son établissement actuel.

 

Dans un communiqué diffusé vendredi, l'intersyndicale a annoncé que la grève du personnel soignant du service d'orthopédie continuait jusqu'à mardi et que les agents décideraient des suites à donner à leur mouvement après la réunion avec la direction.

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 09:56

La FHF demande la création rapide d’un « livret H » pour pallier la crise de liquidités bancaires 

 

La persistance de la crise d’accès aux liquidités bancaires qui touche depuis plus d’un an les hôpitaux et les collectivités locales, impose des solutions nouvelles dont la mise en œuvre doit être extrêmement rapide.

Or, les hôpitaux sont pénalisés par des mesures restrictives, alors que les collectivités locales bénéficient d’une plus grande latitude d’action, par exemple pour émettre des billets de trésorerie.

C’est pourquoi la Fédération hospitalière de France demande la création d’un « livret H Hôpital » géré par la Caisse des Dépôts, qui permettrait de rémunérer la trésorerie des établissements.

La FHF demande aux pouvoirs publics d’engager une concertation dès cet été, afin d’adopter cette mesure d’urgence qui vise à préserver la capacité des hôpitaux à mener à bien leurs missions et à se moderniser.


 

Source : FHF

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:37

Malheureusement sans surprise, le gouvernement Ayrault n’augmente le SMIC que de 2 %, soit seulement +0,6% (moins de 7 euros par mois) au-delà de l’augmentation légale obligatoire liée à l’inflation !

 

L’Union syndicale Solidaires, juge cette mesure très insuffisante au regard des besoins incompressibles des ménages. Elle ne permet pas de réduire l’inégalité croissante des revenus, dont les femmes sont particulièrement victimes. Beaucoup de salarié-es touchent bien moins que le « SMIC mensuel », du fait du temps partiel imposé, des contrats à durée déterminée, etc.

 

Une mesure de justice aurait été de porter le SMIC à 1 700 euros mais aussi d’augmenter les minima sociaux comme le demandent notamment les associations de chômeurs/ses. Par ailleurs, il y a urgence à revoir l’ensemble des grilles salariales pour combattre les inégalités qui profitent aux 10 % les plus aisé-es.

 

Patronat et gouvernement imposent que la part de redistribution des richesses produites consacrée aux salaires soit maintenue à un faible niveau, depuis 30 ans. Ils prétextent une soit disant stimulation de l’investissement productif : c’est faux, celui-ci n’est pas plus élevé qu’au début des années 1980. Le recul de la part salariale n’a servi qu’à augmenter les dividendes et à reporter la pression des grands groupes sur les salarié-es des PME (Petites et Moyennes Entreprises).

 

La question fondamentale du partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits passe donc une nouvelle fois à la trappe, tout comme la dynamique de relance économique.

 

Comme l’Union syndicale Solidaires l’affirme depuis des mois, il est nécessaire de coordonner nationalement les luttes menées dans nombre d’entreprises et administrations, de reconstruire une mobilisation sociale d’ensemble, pour imposer une autre répartition des richesses et refuser de payer l’austérité à la place des puissances financières et patronales qui sont les seules responsables de la crise de leur système économique.

 

Source : Solidaires

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:12

Mater Vire

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:08

Il faut savoir être vigilant. SUD Santé Sociaux a été informé de la tenue à l’EHESP de Rennes, le 21 juin, d’une journée coorganisée avec Arkea, filiale du Crédit Mutuel de Bretagne, sur le thème du financement de l’investissement hospitalier. Détail croustillant et plein de sens : Arkea est au capital de grandes cliniques privées lucratives bretonnes, dont le CHP St-Grégoire.

 

SUD s’est donc infiltré au milieu des directeurs pour entendre le message que cette banque avait à faire passer aux « managers de santé ». Nous n’avons pas été déçus.

 

Sous couvert de présenter une analyse « technique » des raisons de la crise financière qui pousse les banques à relever leurs taux, rendant difficile la levée de fonds par les établissements hospitaliers, Arkéa voulait en fait « sensibiliser » à coup de petits fours les directions financières à une nouvelle technique, la « désintermédiation ». Décryptons.

 

Les banques sont responsables de la crise financière actuelle (enfin, seulement un peu, avouent-ils). Résultat, les régulateurs européens ont mis en place un système de contraintes (les critères de Bâle III) qui ne permettent plus de proposer des taux honteusement attractifs qui gonflent la bulle de la dette publique. Pire, les banques n’y retrouveraient même plus leur intérêt à prêter (enfin, beaucoup moins). Arkea tremble, mais Arkea a la solution.

 

Plutôt que de s’épuiser à capter des dépôts pour pouvoir les prêter ensuite à un taux désormais peu rentable pour eux, ils veulent se placer en intermédiaires entre emprunteur et prêteur, ce dernier étant un investisseur privé (assureur, fonds de pension…). La banque ne serait plus rémunérée aux taux d’intérêt, mais à la commission pour le montage du dossier. C’est tout bénéfice, puisqu’ils n’endossent plus le risque du prêteur et sécurisent leurs revenus sur des opérations pour eux à très court terme.

 

Pour couronner le tout, nous avons eu le droit à un speech émouvant sur les PPP, les Partenariats Publics Privés, notamment les glorieux baux emphytéotiques Hospitaliers qui se sont d’ores et déjà révélés être de véritables désastres, au CHU de Rennes comme à l’Hôpital Francilien, en passant par le CH St Nazaire. On comprend néanmoins que c’est dans ce type d’opérations qu’Arkéa pourrait proposer ses services comme intermédiaire.

 

En filigrane, c’est finalement toujours la même chose : sous couvert de prétendre sauver les prêteurs (la Grèce, ça vous dit quelque chose ?), c’est en fait les bénéfices des banques qu’il s’agit de préserver ! Celles-ci craignent en effet que les acteurs publics ne se passent de leurs services en émettant directement des obligations sur les marchés financiers, sans leur intermédiaire, et donc sans palper au passage ! le drame. Pour ramener les hospitaliers bretons dans son giron bienveillant, Arkéa ne pouvait donc pas faire moins que de leur servir un copieux buffet aux frais de leurs clients dans les plus pures règles de l’art ancestral du lobbying.

 

Source : SUD Santé Sociaux

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 10:41

Une note sévère sur les « dérives » de l’hôpital public

 

Absence d’encadrement médical, gestion comptable des établissements : une note adoptée par l’Académie de médecine met en cause l’organisation en « pôles » et dénonce l’effacement du service hospitalier... au détriment des patients.

 

L’Académie de médecine déplore la suppression des services hospitaliers (au profit d’une organisation en pôles), conséquence du plan Hôpital 2007 et de la loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoires). Elle demande que l’existence du service hospitalier soit clairement reconnue, et que soit réaffirmée la responsabilité du chef de service vis-à-vis du personnel non médical. Il en va de la qualité des prises en charge médicales, observe l’institution.

 

La note, adoptée à l’unanimité par les académiciens, a été rédigée par le Pr Daniel Loisance.

 

Ce chirurgien cardiaque a lui-même exercé les fonctions de chef de service jusqu’en 2010, au sein de l’hôpital Henri Mondor (AP-HP), à Créteil. Un service qui se trouve aujourd’hui dans la ligne de mire de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, en raison de sa faible activité. L’IGAS, dépêchée sur place pour un audit, a pointé du doigt une succession « mal organisée » à la tête du service. Dans un entretien au « Point » (17 novembre 2011), le nouveau chef de service, Jean-Paul Couetil, déclarait avoir récupéré un service dans « une situation catastrophique », notamment liée à l’absence de dialogue entre le chef de la réanimation cardiaque et le chef de la chirurgie cardiaque – le Pr Loisance, autrement dit.

Démotivation

 

C’est ce même Daniel Loisance, qui, aujourd’hui, se fait le défenseur des services ancienne formule. Dans la note dont il est l’auteur, l’académicien s’élève contre « les effets néfastes d’une gestion purement comptable des établissements », mettant en cause l’attractivité du service public hospitalier. Il ajoute : « La mutualisation des personnels infirmiers, aggravée par la pénurie, supprime insidieusement le sentiment d’appartenance à une équipe et compromet le bon fonctionnement des soins. » La suppression de notion de service hospitalier entraîne deux conséquences : « Les malades et les personnels infirmiers et aides soignants souffrent de l’absence d’un encadrement médical, le chef de service est démotivé et se désengage de l’animation de son équipe et de ses responsabilités. »

 

En conclusion, Daniel Loisance préconise le développement d’une culture de l’évaluation au sein des services, « avec un dossier informatique prenant en compte non seulement le niveau d’activité (classes pathologiques, gestes techniques), mais aussi des indices de qualité de la prescription ». Il demande en outre à ce que la délégation de gestion prévue par la loi soit réellement mise en œuvre sur le terrain.

 

Source : Le quotidien du médecin

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 10:15

Grève RPA4

 

Grève RPA7

 

Grève RPA 1

 

Grève RPA

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans Luttes au CHU de Caen

Présentation

  • : Le blog de sud-chu-caen
  • : Site du syndicat SUD Santé du CHU de CAEN
  • Contact

Recherche

Archives