Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 22:29

INFIRMIERS " Vous ne serez plus hors-la-loi "

 

C'est la réponse du tac au tac faite par la nouvelle ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, en meeting en vue des législatives à Genillé, vendredi soir. Elle était interpellée par une infirmière refusant, comme nombre de ses collègues, d'adhérer à l'ordre des infirmiers. Un dossier qui figure sur le bureau de la ministre qui a ajouté : « Je suis très réservée sur le principe même des ordres professionnels. On peut tout à fait imaginer que l'inscription ne soit plus obligatoire. »

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 08:14

Un appel d'offres a été lancé par une vingtaine de CHU pour réaliser un emprunt obligataire groupé d'environ 200 millions d'euros. Les hôpitaux de Marseille et Lyon, qui ont du mal à emprunter auprès des banques, espèrent récupérer respectivement 35 et 30 millions d'euros.

Sur le même sujet

 

Après les régions et les départements, les centres hospitaliers universitaires. Face à la crise de financement qui affecte la sphère publique locale, c'est au tour des CHU de se préparer à faire appel au marché obligataire. Un appel d'offres est en préparation par une vingtaine de CHU afin de désigner les banques et l'agence de notation chargées de réaliser une émission de 200 millions d'euros. Les hôpitaux de Marseille comptent récupérer 35 millions d'euros via cette opération, ceux de Lyon en espèrent 30 millions.

 

Les CHU avaient déjà eu recours à ce type de financements en 2009 et 2010, respectivement pour 250 et 167 millions d'euros. Les établissement ont de plus en plus de mal à emprunter auprès des banques, inquiètes devant l'ampleur des déficits de la sphère hospitalière et rebutées par les conséquences de la nouvelle réglementation qui exige d'elles un renforcement de leurs fonds propres. Le problème s'est également brutalement aggravé ces derniers mois avec le démantèlement de la banque franco-belge Dexia, qui était le premier acteur du marché et qui en est aujourd'hui totalement absent.

 

« Le secteur frôle l'asphyxie, assure Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France, le lobby des hôpitaux publics. De nombreux projets sont gelés et certains établissements ont même des problèmes de trésorerie pour assurer leurs dépenses courantes comme les salaires ». Même si l'ambition du plan Hôpital 2012 a été revue à la baisse, Dexia estime le programme d'investissement des hôpitaux à 5 milliards d'euros cette année. Finance Active, qui analyse les comptes des 500 premiers hôpitaux, a calculé de son côté que leur encours de dette atteignait 21,3 milliards d'euros, avec un taux moyen de 3,5 % contre 3,3 % l'an dernier.

Lyon réduit ses pertes

 

Sur le terrain, les directeurs hospitaliers tentent par tous les moyens de réduire leurs déficits. De 94,3 millions d'euros, il y a trois ans, la perte d'exploitation des Hospices civils de Lyon (HCL) a été ramenée à 29,4 millions pour le budget principal de 2011 et la vente d'actifs immobiliers à hauteur de 40 millions d'euros a permis terminer l'année avec un résultat consolidé positif de 9,6 millions. Un niveau de cession analogue est annoncé en 2012.

 

Pour autant, à ce stade, le deuxième CHU de France n'est pas certain de pouvoir tenir son objectif de ramener à 20 millions d'euros ses pertes courantes . « Tout dépendra de la dotation de l'agence régionale de la santé avec laquelle nous avons des divergences d'appréciation », reconnaît Daniel Moinard, directeur général des HCL. L'ARS lui a notifié sa décision de supprimer les crédits correspondant au volet aide à la contractualisation -dans le cadre des missions d'intérêt général et qui atteignent 44 millions d'euros. « Nous sommes prêts à accepter une réduction mais pas leur suppression. Ces crédits sont nécessaires pour que nous atteignons l'équilibre en 2013 ».

 

Le CHU doit également faire face aux frais financiers induits par sa dette qui atteignait 922 millions fin 2010. « Nous nous adaptons. Pour faisons des emprunts long terme pour financer du court terme car les contraintes sont moindres. Nous participons à l'émission obligataire pour un montant de 30 millions d'euros et souhaiterions encore élargir la palette avec des billets de trésorerie, ces obligations à court terme dont peuvent avoir accès les collectivités locales », détaille Julien Samson, DG adjoint des HCL.

 

De son côté la délégation Rhône-Alpes de la Fédération hospitalière de France, qui estime qu'une dizaine d'hôpitaux sont confrontés à des risques de liquidités, organisera le 14 juin prochain une réunion avec les établissements bancaires. « Nous voulons les convaincre que malgré la crise, les hôpitaux sont de vieilles institutions stables. Et que leur signature a de la valeur », plaide Robert Reichert, délégué interrégional.

Aubagne gèle des projets

 

Confrontés au resserrement du crédit, et au doublement de leurs frais financiers à plus de 3 millions d'euros en 2012, les hôpitaux de Marseille ont décidé de geler le projet de biogénopole et d'accélérer la vente de leur patrimoine immobilier. Non loin de là, l'hôpital d'Aubagne fait plus grise mine encore : endetté à 8% de son budget, ne dispose plus d'aucune capacité d'autofinancement ni de possibilités d'emprunts. Faute de ressources, il a renoncé à plusieurs investissements courant comme le renouvellement des ascenseurs ou de certains équipements médicaux pour un total de 1,5 million d'euros, et le délai moyen de paiement des fournisseurs est passé à 8 mois....

Lens recapitalisé

 

Le premier hôpital du Pas-de-Calais va mieux. En très grave difficulté l'an dernier, avec un déficit cumulé de 33 millions d'euros, et face au refus des banques d'alimenter sa ligne de trésorerie de 20 millions d'euros, l'établissement a frisé la cessation de paiement. Mais une forme de « recapitalisation » est venue en urgence abonder ses fonds propres, en deux tranches successives de 6 millions pendant l'été puis 19 millions d'euros en novembre. «Il ne s'agissait pas de combler le déficit, mais bien d'inscrire ces sommes en fonds propres », souligne le directeur de l'agence régionale de santé, Daniel Lenoir. L'établissement, sous administration provisoire, prévoit un retour à l'équilibre en 2014 mais considère que sa structure pavillonnaire génère de notables surcoûts de fonctionnement.

Dijon contrôlé par l'IGAS

 

Avec 6 millions d'euros de déficit enregistré sur son exercice 2011 et un budget de 500 millions, le CHU de Dijon cumule 41 millions de pertes sur sept ans. Cette situation préoccupante, mais «loin d'être catastrophique», selon la direction de l'établissement a conduit l'Inspection générale des affaires sociales à effectuer une mission de contrôle depuis 2 ans. Le plan de rigueur qui en découle prévoit 3,7 millions d'euros de pertes en 2012, une réduction des investissements financés par l'établissement de 128 à 114 millions sur trois ans, 90 postes en moins cette année, le non remplacement de certains médecins et une baisse du recours aux heures supplémentaires pour les personnels non médicaux.

 

Engagé dans un programme de 300 millions d'euros, baptisé Bocage Central, afin de regrouper ses deux sites sur un seul, l'établissement espère vendre ses locaux vacants pour 15 millions d'euros. «Nous avons réuni tous nos banquiers et avouons que dans cette conjoncture de restriction générale du crédit, il ne nous sera facile de solliciter de nouveaux emprunts importants», indique la direction.

Source : Les Echos

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 12:13

Même si sa situation financière s'améliore, l'établissement n'a pas obtenu de réponse à sa demande d'emprunt. Le déficit cumulé atteint 118 millions.

 

 Classé 6 e CHU le plus endetté de France, l'hôpital de Caen éprouve de plus en plus de difficultés pour emprunter malgré un net redressement de ses résultats financiers. En 2011, l'établissement a perdu 9,2 millions d'euros alors qu'il avait enregistré un déficit de 19,7 millions d'euros en 2010 et 37,2 millions en 2009.

 

Effort de gestion, réorganisation, hausse de l'activité d'Angel Piquemal, le directeur général du CHU, dont le budget s'élève à 470 millions d'euros pour environ 6.000 agents, met tout en oeuvre pour redresser la situation tout en reconnaissant que « la gestion rigoureuse des deniers publics a trop tardé dans un hôpital replié sur lui-même pendant des années ». Sur le plan social, la réduction des charges s'est traduite par un total de 400 suppressions de postes en équivalent temps plein (ETP).

 

Malgré le redressement des comptes, la situation financière de l'établissement qui présente un déficit cumulé de 118 millions d'euros est critique : « Les déficits successifs continuent à pénaliser le développement de l'établissement et compromettent notre capacité à faire face à nos charges courantes », estime Anne Kittler, la nouvelle directrice financière de l'hôpital public.

Emprunt à court terme

 

Le taux d'endettement, très élevé, obère la capacité d'investissement du CHU. « Notre besoin en ligne de trésorerie est estimé à plus de 80 millions d'euros, ce qui, dans les conditions actuelles des marchés financiers, comporte un risque de cessation de paiements », s'alarme Anne Kittler.

 

Pour l'éviter, le CHU se doit absolument de contracter auprès des banques un emprunt à court terme, « dont le montant comme les intérêts sont extrêmement élevés », souligne-t-il. Sollicitées une première fois, les banques n'ont pas répondu aux demandes du CHU. « Nous sommes dans un environnement bancaire qui rend les choses plus compliquées. L'hôpital est trop dépendant des organismes bancaires à un moment où ils prêtent beaucoup moins », note le directeur.

 

Preuve supplémentaire de l'inquiétude des responsables, ces derniers craignent que les deux autorisations de découvert délivrées par 2 banques ne soient pas renouvelées. « Le fil est susceptible de rompre à tout instant », ajoute Angel Piquemal. Une nouvelle réponse des établissements bancaires est désormais attendue avant l'été.

Philippe Legueltel, Les Echos

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 18:47

Le syndicat CGT a eu des informations qu'il a divulguées lundi en fin d'après-midi concernant la reconstruction du CHU. « Nous savons déjà que les capacités retenues pour le nouveau CHU, dont l'ouverture serait prévue en 2020 ont été revues à la baisse.» Actuellement le CHU de Caen dispose de 1495 lits et 156 places et 11 places d'hospitalisation à domicile. Et Baclesse de 210 lits.

 

« Les capacités retenues pour le CHU pour l’écriture de ce projet étaient de 1281 lits et places. Celles de Baclesse 210 soit une capacité totale de 1491 lits et places. En février, la note de l’ARS avançait un nombre total de lits prévisibles après reconstruction entre 910 et 1128 lits et places. Selon les dernières informations reçues au ministère, la DGOS oscillerait entre 800 et 910 lits et places ». Une tendance qui inquiète le syndicat sur la notion de service rendu à la population en terme de santé. Le syndicat qui ne veut pas être absent des décisions prises au niveau du CHU a écrit aujourd'hui à Marisol Tourraine, la nouvelle ministre de la Santé, « pour obtenir un rendez-vous. Mais aussi pour savoir si François Hollande, le nouveau président, allait tenir sa promesse de réformer la tarification à l’activité qui pénalise tant les hôpitaux publics ».

 

Quant au coût de la construction neuve « elle s’élèverait à 324 millions d’€. 56 millions d’€ seraient destinés à la restruturation de l’existant et 100 millions d’€ pour le désiamantage et la démolition de la tour. Soit un total de 480 millions d’€ ». En 2012, il serait question entre autres de valider la surface de la nouvelle construction; en 2013, de la passation des marchés; en 2014 du permis de construire; en 2015 de la démolition de la tour. De 2016 à 2019 de la construction du nouveau bâtiment et en 2020 de sa mise en service.

 

De son côté, la direction du CHU répond que «rien n'est arrêté pour le moment ni sur le nombre de lits, ni en terme de surface».

Source : Ouest France

 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 13:09

Après s’être mobilisés pour obtenir le versement uniformément réparti de leur prime annuelle, les agents des hôpitaux de Saint Maurice étaient de nouveau en grève ce jeudi 24 mai pour défendre les modalités de leur promotion et dénoncer le versement des primes salariales au mérite. Retour sur la situation.« Suite à la fusion de l’hôpital Esquirol et de l’HNSM, la direction avait promis l’harmonisation des deux hôpitaux sur le mieux disant social. Et donc aligner l’HNSM à l’hôpital d’Esquirol au sein du quel les modalités d’évolution sont plus rapides. Or, aujourd’hui, il y a une remise en question de cet accord, explique Nelly Derabours, élue Sud Santé. Pourtant, cette harmonisation a été évaluée par la direction à 90 000 euros, ce qui ne représente que 0.06% du budget de l’établissement. Dans le même temps, l’établissement emploie 16 directeurs là où d’autres hôpitaux en ont 10 et ce pour le même nombre d’agents! »

 

055-1024x768

 

 

 

S’ajoute à ce malaise la remise en question de l’accord passé il y a trois mois, suite au mouvement social de plusieurs semaines lors duquel le sénateur-maire de Saint Maurice, Christian Cambon était intervenu en écrivant à l’Agence régionale de Santé pour tenter d’apaiser le conflit. Les agents avaient alors obtenu que la prime de fin d’année soit versée de manière égalitaire à l’ensemble des salariés. Selon les syndicats, environ 40 000 euros auraient pourtant été versés à une trentaine d’agents de l’encadrement supérieur en tant que sur-prime de près de 1200 euros.

 

Après un rassemblement de plus de 4 heures dans la cour d’honneur des hôpitaux, les syndicats ont été reçus par la direction. La direction a également saisi l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (ARH) pour arbitrer le conflit. Un arbitrage qui prendra plusieurs semaines. En conséquence, la commission paritaire (entre les personnels des deux sites) normalement prévue le 7 juin devrait être reportée.

 

En parallèle, Patricia Richard, conseillère municipale de Saint-Maurice et candidate à l’élection législative dans la 8ème circonscription, a profité d’une réception des candidats aux législatives par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pour lui glisser le dossier. Et selon Arieh Adida, conseiller municipal à Saint Maurice et soutien à la candidate Patricia Richard, ce dernier l’aurait confié ) la ministre de la santé, Marisol Touraine.

 

Une assemblée générale est prévue le 25 mai par les syndicats, qui déterminera la suite des actions.

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 09:37

Les régressions sociales et les attaques contre la Démocratie ont été particulièrement nombreuses, notamment ces dix dernières années. Le Président de la République a changé, pas nos revendications !

 

                                            Le vrai changement

                                                                                         il faudra l'imposer !

 

 

Le nouveau Président de la République s’est fait élire en promettant : « le changement c’est maintenant ». Au-delà du slogan, ce qui nous importe, c’est que les priorités s’inversent et que notre société ne soit plus organisée au profit d’une petite minorité qui s’enrichit toujours plus au détriment du plus grand nombre de la population. Mme Marisol Touraine, nouvelle ministre de la santé et des affaires sociales, doit prendre des mesures d’urgence dans la santé, le médico-social et le social, vu la casse organisée par l’ancien gouvernement.

 

Sur la protection sociale

 

Le déficit de la sécurité sociale a été creusé, amplifié par la politique menée par la droite comme par la gauche sur les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, les contrats aidés… cadeaux au patronat sous couvert de la lutte contre le chômage et pour favoriser la création d’emplois. Cette politique menée depuis les années 80 est un échec total mais Hollande se propose de la poursuivre. Particulièrement elle remet en cause les équilibres financiers de la protection sociale et sert de prétexte aux mesures de déremboursement, de franchises, de remise en cause des allocations chômage par exemple. Sur les retraites il propose un départ possible à 60 ans mais avec 41 annuités.

 

Pour SUD Santé Sociaux il faut

- Une reconquête de la Sécurité Sociale, l’arrêt des exonérations des cotisations sociales, un retour à la gestion par les salariés avec l’abrogation des ordonnances Juppé.

- L’annulation des contre-réformes des retraites dont la décote, double peine pour les carrières incomplètes, qui pénalise en premier lieu les femmes.


Sur la Santé

 

Le plan hôpital 2007, la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST) entre autres, ont organisé la mise à mal de la santé publique et privée non lucrative. Les ARH puis les ARS ont été les outils de la gestion comptable et de la privatisation, maîtrisant l’octroi de budgets insuffisants, surveillant la gestion en imposant une rentabilité des activités et disposant d’un droit de vie ou de mort sur les établissements.

 

La Tarification à l’activité (T2A) a creusé les déficits des établissements hospitaliers publics et privés non lucratif entraînant des restructurations, des fermetures créant des déserts médicaux.

Les déremboursements, les franchises médicales, les dépassements d’honoraires ont remis en cause l’accès aux soins pour plus de 20% de la population.

Malheureusement Mme Touraine ne parle seulement que d’encadrer les dépassements d’honoraires, d’ajuster la loi HPST et maintenir les ARS.

 

Pour SUD Santé Sociaux c’est insuffisant, il faut :

- Restaurer le droit à la santé pour tous par des mesures immédiates supprimant les déremboursements, forfaits hospitaliers et autres franchises:

Nous voulons un accès aux soins gratuits, solidaires et égalitaires.

- L’abrogation de la loi HPST dite loi Bachelot qui détruit notre service de santé publique

- un moratoire immédiat des fermetures d’hôpitaux et des restructurations. La réouverture des centres d’IVG.

 

Sur le médico-social et le social


Les lois 2002-2 et 2005, qui semblent donner des droits aux usagers, organisent la marchandisation de ces secteurs avec la mise en concurrence des établissements et la mise en place des appels d’offre. Là encore seule la logique comptable prime. Sur le secteur social, il y a un manque de moyens tant financiers qu’humains.

 

Pour SUD il faut :

- Des moyens nécessaires pour les associations qui assurent le lien social et la suppression des appels d’offres qui imposent partout le moins disant au préjudice des usagers et des personnels.

- Une action sociale au service des populations et des territoires.

 

Sur les salaires, les effectifs

 

Sarkozy a utilisé la « crise financière » pour justifier des mesures d’austérité qui ont creusé les inégalités salariales, augmenté le chômage surtout celui des séniors et des jeunes (taux le plus important en Europe) et favorisé la suppression d’emplois de fonctionnaires au mépris de la qualité du service rendu.

Le gouvernement actuel n’est guère plus rassurant.

Sur les salaires, il invoque les contraintes financières. Sur les effectifs, Hollande ne dénonce pas les suppressions d’emplois antérieurs à l’exception des secteurs de la justice et de la police. Il propose des créations d’emplois dans l’Education Nationale c’est bien, mais il le fait à effectifs constants. Ce qui veut dire des réductions drastiques de personnels dans d’autres services publics, le secteur hospitalier ?

 

SUD Santé Sociaux revendique :

- L’augmentation immédiate du SMIC et des bas salaires, + 300 Euros net pour tous.

- L’ amélioration les déroulements de carrières.

- La création d’emplois stables. Tous les emplois permanents doivent être occupés par des titulaires dans le public et des CDI dans le privé.

 

Sur les conventions collectives et les statuts


Les attaques sur la Fonction Publique ont aussi porté sur le statut des personnels, remise en cause du caractère national du statut, mépris des instances et instauration d’une prime de résultat.

 Les conventions collectives de nos secteurs ont été attaquées, dénoncées avec la complicité des pouvoirs publics, le ministère servant de médiateur dans les négociations.

 

SUD Santé Sociaux défend :

- Le statut de la Fonction Publique Hospitalière et dans l’immédiat la suppression de la prime de fonction et de résultat qui individualise les salaires et les déroulements de carrière,

- L’abrogation des ordres professionnels

- L’amélioration des conventions collectives mises à mal par les patrons de notre secteur, pour construire une convention collective commune de haut niveau.

 

Sur les droits fondamentaux, les libertés individuelles


Comme ministre de l’intérieur puis comme président, Sarkozy a créé une vingtaine de lois sécuritaires qui criminalisent l’action collective et syndicale, stigmatisent et fichent des pans entiers de la population, les jeunes, les pauvres, les SDF, les personnes atteintes de troubles psychiatriques, les étrangers…

Ces lois sont indignes d’une Démocratie. SUD Santé Sociaux exige l’abrogation de ces lois et la suppression des fichiers.

 

Après, comme avant les élections,

il nous faudra agir, nous organiser

et revendiquer !

 

Les institutions financières font déjà pression pour que rien ne change et que l’austérité généralisée soit le seul horizon pour les années à venir.

Le programme du nouveau gouvernement n’est pas suffisant.

 

Seule une forte mobilisation sociale pourra imposer nos revendications pour gagner de nouveaux droits.

SUD Santé Sociaux agira partout pour créer les conditions du vrai changement.

 

Le tract en PDF, c'est ici

 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:31

La politique réactionnaire des 5 dernières années à base de contre-réformes réduisant les acquis sociaux et de refus de la négociation s’accompagnant de répression du mouvement social va t-elle cesser ? La question de la retraite sera un test.

 

Dès 2007, le gouvernement Sarkozy s’était attaqué aux « régimes spéciaux », poursuivant les reculs sociaux de 2003 pour la Fonction publique, de 1993 pour le régime général.

 

La contreréforme illégitime de 2010 a repoussé l’âge de départ de 2 ans, a programmé l’augmentation à 41, puis 41 ans et demi, du nombre d’années de cotisations nécessaire pour toucher une pension pleine. Ces décisions ont diminué le montant des pensions (travailler plus pour gagner moins), pénalisé les plus précaires, notamment les femmes. En effet, les statistiques et prévisions du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) indiquent que la durée réelle moyenne de cotisation de 37,5 ans aujourd’hui, augmentera à 38,75 ans en 2020, puis baissera progressivement à 37 ans en 2035 et au-delà : il faut donc revenir sur toutes les lois qui ont augmenté la durée de cotisation !

 

L’Union syndicale Solidaires souhaite des décisions immédiates montrant une volonté de transformer en réalité le slogan « le changement, c’est maintenant ! » .

 

En ce sens, la première mesure annoncée par le gouvernement pour ramener, par décret, à 60 ans l’âge de départ en retraite des personnes ayant le nombre d’annuités requises ne peut exclure les périodes de chômage, de maternité… Ce serait un très mauvais signe pour la suite !

 

Au-delà, l’Union syndicale Solidaires réaffirme que l’indispensable changement en ce domaine passe par une loi qui permette à toutes et tous de profiter pleinement de leur retraite solidaire.

 

Dès maintenant, nous demandons la suppression de la décote, cette double peine qui pénalise encore plus les personnes subissant déjà une baisse de pension en proportion du nombre d’années de cotisation non validées.

 

Le gouvernement doit prendre l’engagement, pour sauvegarder la logique de répartition, de négocier l’ensemble du dossier retraite (y compris la part complémentaire représentant 31% de la pension) avec toutes les organisations syndicales, en conformité avec les propos du premier ministre de rompre avec le passé « nous ne méprisons aucun des acteurs potentiels du changement ».

 

En matière de retraite, et plus globalement de protection sociale, l’Union syndicale Solidaires a des propositions, des revendications, largement finançables, car les richesses que nous produisons ne cessent d’augmenter ; il faut en imposer une autre répartition, afin, de répondre aux besoins de tous !

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 12:00

Communiqué

 

Le lundi 21 mai 2012 a eu lieu dans les locaux de l’AVFT une réunion de travail entre Najat Vallaud Belkacem, ministre des droits des femmes, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, les associations AVFT, Marche Mondiale des Femmes, Femmes solidaires, CLASCHES et une avocate spécialisée1.

Cette démarche, initiée par les deux ministres, est à la fois historique et à la hauteur des enjeux politiques, juridiques et humains soulevés par le harcèlement sexuel et l’abrogation du délit.

Lors d’un échange de plus d’une heure, nous avons :

- Evoqué l’impact de l’abrogation du délit français de harcèlement sexuel sur les droits des

femmes à travers le monde ;

- Défendu la proposition de loi de l’AVFT dans son intégralité ;

- Expliqué pourquoi les deux propositions de loi déjà déposées par des sénateurs, sans aucune concertation avec les associations spécialisées, sont inacceptables ;

- Demandé la possibilité de mettre en cause la responsabilité conjointe du sous-traitant et de

la société qui y fait appel, en cas de harcèlement sexuel commis sur une salariée du soustraitant.

- Insisté sur la nécessité de procéder aux réformes garantissant les droits des victimes de

harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche ;

Compte tenu de nos échanges et de la nécessité de conjuguer la qualité des travaux législatifs à l’urgence de combler le vide juridique, les deux ministres se sont engagées à présenter le plus rapidement possible un calendrier des réformes.

Nous avons indiqué que nous continuerons la mobilisation engagée par les associations pour une loi conforme aux intérêts des victimes.

Paris, le 21 mai 2012

Contact : Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’AVFT, 06 09 42 80 21

Nelly Martin, Marche Mondiale des Femmes, 06 80 63 95 25

Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, 06 15 77 00 11

CLASCHES, 06 64 22 91 21

1 Maude Beckers, avocate au barreau de la Seine-Saint-Denis

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:45

                             COMMUNIQUE DE PRESSE Mardi 22 mai 2012

40 000 euros ponctionnés sur la prime des « petits personnels » pour verser des primes au « mérite » à une trentaine d’agents aux Hôpitaux de Saint-Maurice !


Les organisations syndicales SUD Santé sociaux et CGT des Hôpitaux de Saint-Maurice sont profondément choquées par la découverte d’un versement d’une prime au « mérite » (en sus de la prime annuelle de service) d’environ 1200 euros versés « au bon vouloir du directeur » à une trentaine d’agents jugés « méritants ». (cadres supérieurs de santé, attachés de direction…).

Alors qu’un conflit social avait éclaté en début d’année au sujet de la « prime au mérite », les personnels, soutenus par les élus locaux et leur Président de Conseil de Surveillance (M. C. Cambon, sénateur-maire UMP de Saint-Maurice) avaient obtenu une répartition égalitaire du reliquat de prime, cette annonce fait l’effet d’une bombe dans l’établissement.

Alors qu’un préavis de grève est en cours suite à l’annonce de la suppression des avancements d’échelons à la durée intermédiaire pour les agents de l’hôpital fusionné, ayant de lourdes conséquences sur les déroulements de carrière et les avancées salariales des agents, la direction fait une nouvelle fois preuve d’indécence et d’arbitraire.

Les syndicats SUD Santé sociaux et CGT constatent que cette mesure, qui représente 250 000 euros pour 2012, est bien inférieure aux salaires et primes versés aux 6 directeurs surnuméraires de l’établissement. En effet, à taille sensiblement équivalente, le Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil ou le Groupe Hospitalier Paul Guiraud à Villejuif comptent 10 directeurs, contre 16 aux Hôpitaux de Saint-Maurice.

Les syndicats ont saisi le Président du Conseil de Surveillance et Madame la ministre de la santé pour dénoncer la politique anti sociale de la direction et en appeler à leur arbitrage.

Les personnels seront en grève ce jeudi 24 mai. Un barbecue sera organisé à 12H00 devant les locaux de la DRH (site HNSM) et une manifestation aura lieu à 14H00.



Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 17:36

Voici le tract  distribué aujourd'hui, suite aux 2 agressions dont ont été victimes 2 infirmières de St Jean de Dieu.

 Une des 2 va porter plainte contre l'hosto.

 Nous envisageons également de porter plainte, au titre du CHSCT.

 Nous informons l'ARS, la ministre de la Santé, l'inspecteur du travail, les médias et les politiques.

 Un 1er mouvement de grève est prévu pour mardi 29 mai 2012, de 13h00 à 14h30 devant l'entrée de l'hôpital.

 Merci de faire passer l'info autour de vous.

 A bientôt.

 Syndicat SUD ST JEAN DE DIEU


DES INFIRMIERES AU TAPIS

TROP, C’EST TROP !!!!!


 

Depuis plusieurs mois, l’hôpital est confronté à une sur occupation des lits récurrente. Des couchettes ont été rajoutées un peu partout et le « dortoir de la honte » a été réouvert pendant plusieurs jours. Tout ceci, sans moyen supplémentaire en terme d’effectifs.

Au total, c’est l’équivalent d’une unité de soins et d’un hôpital de jour qui manque faute de moyens accordés par l’ARS. Celle-ci considère que notre durée moyenne de séjour est trop longue et que nous devrions « guérir » les patients plus vite.

De ce fait, les agressions physiques et verbales sont devenues monnaie courante. Les plus récentes concernent le CSA de Vénissieux et 2 infirmières de l’unité Saint Exupéry et Galilée.

Nous ne pouvons plus accepter de telles agressions !! Que font la direction, l’ARS, les organismes de tutelle ?

La gestion économique ne doit pas se faire au détriment de la gestion humaine.

Nous demandons des conditions décentes pour travailler et assurer les soins dans les conditions de sécurité, de qualité et de dignité que tout patient est en droit de recevoir.

Il y a les soignants en 1ère ligne qui subissent des traumatismes physiques et psychiques importants et puis il y a les équipes et les patients qu’il ne faut pas oublier, victimes de dommages collatéraux provoquant  de véritables traumatismes psychiques.

Comment tous ces collègues vont-ils pouvoir revenir travailler ?

Il est urgent que ceux qui gèrent notre établissement prennent leurs responsabilités y compris devant la justice.

Nos revendications sont toujours les mêmes et de plus en plus insistantes :

-         47 postes infirmiers dont 15 de nuit

-         15 postes d’aide soignants

-         le retour d’Agents des Services Hospitaliers, véritable métier en psychiatrie

-         l’abandon de la sous-traitance qui n’est pas satisfaisante

-         des moyens supplémentaires pour l’extra hospitalier.

 

Dans l’immédiat, nous appelons les personnels de St Jean de Dieu à débrayer

Le Mardi 29 mai 2012 – de 13h00 à 14h30 –

à l’entrée de l’hôpital

afin d’exprimer notre solidarité avec nos collègues victimes et de sensibiliser la population à la dégradation de nos conditions de travail.

 

 

C’EST NOTRE TRAVAIL ET NOTRE VIE QUE NOUS DEFENDONS.

 

Un préavis de grève a été déposé auprès de la direction de l’Hôpital

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes

Présentation

  • : Le blog de sud-chu-caen
  • : Site du syndicat SUD Santé du CHU de CAEN
  • Contact

Recherche

Archives