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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 18:40

Mr Laisné, directeur de l’ARS (Agence Régionale de Santé) Centre, lors d’une interview sur Radio Bleu Berry, a exprimé la possibilité de fermer la maternité du Centre Hospitalier du Blanc (Indre). Située dans le Parc Naturel Régional de la Brenne, au croisement des départements de l’Indre, de la Vienne, de la Haute-Vienne et de l’Indre et Loire, Le Blanc est une ville agréable de 7000 habitants, au cœur d’un bassin de population de 35000 personnes, dans le département le plus pauvre de la région Centre. Le Centre hospitalier qui a un rôle essentiel de sentinelle sanitaire et d’accueil des patients en première intention, possède 65 lits et places. Le Centre Hospitalier (CH) du Blanc est une structure de proximité qui offre à la population un accès de 1ère intention à des soins de qualité, dans un territoire déjà sous doté en professionnels de santé libéraux. Il emploie plus de 400 personnes et augmente son activité grâce à de nombreux investissements (nouveau scanner, création d’une zone d’hospitalisation de très courte durée, antenne smur, rénovation du bloc opératoire, des services de maternité et chirurgie...) et à la mise en place de plusieurs collaborations inter-hospitalières.

La maternité augmente régulièrement son activité avec 372 accouchements en 2010 (contre 249 en 2002). Elle est réputée pour sa qualité d’accueil et de soins et est la seule maternité dans un rayon de 60km (plus d’une heure de route). Le bloc opératoire et le service de chirurgie développent leur partenariat avec le CHRU de Poitiers et emploient des personnels formés et qualifiés. Le déficit cumulé de l’hôpital du Blanc devrait être de 3 millions d’euros en 2011. L’établissement a équilibré ses comptes en 2008 et 2009 grâce à deux dotations exceptionnelles d’un montant d’un million d’euros. En 2010, après un concours exceptionnel de 1 450 000 euros, il lui manquait 975 000 euros. Pour la population de la Brenne, il est impossible de se passer du service rendu par l’hôpital du Blanc puisque les établissements les plus proches : Châteauroux, Poitiers, Châtellerault sont à plus de 60 km, soit à plus d’une heure de voiture sur les routes de campagne de la Brenne. De plus il n’existe quasiment pas de transport en commun.

Le Centre Hospitalier du Blanc en Chiffres (source Platine)

Capacité MCO : 65 lits et places en médecine, chirurgie et obstétrique  Activités MCO en 2010 : -Hospitalisation complète : 3 201 séjours -Hospitalisation de jour : 1 376 séjours. Urgences, nombre moyen de passages par jour : 26 ( en augmentation de 9%) En 2011, le nombre d’entrées augmente de 4%

Qualité des soins Score agrégé de lutte contre les infections nosocomiales, classe A avec un score de 93/100, l’établissement est 30ème national en matière de lutte contre les infections nosocomiales (Score Platine) Personnels : 410 dont 24 médecins (7 chirurgiens) Plateau technique : 1 scanner, échographes, mammographe, radiologie conventionnelle, bloc opératoire équipé de 4 salles d’opération, 1 salle dédiée aux examens endoscopiques, 1 salle de réveil Budget : 21 millions d’euros

Les mesures envisagées par l’ARS Centre

Afin de réduire les coûts et de "rentabiliser" le Centre Hospitalier du Blanc, Mr Laisné envisage : -La fermeture de la maternité qui serait transformée en Centre Périnatal de Proximité, et n’effectuerait plus d’accouchement. -La réduction de la chirurgie à une activité de semaine et une fermeture du bloc opératoire les nuits et les week-ends.

Les raisons de ne pas accepter ces propositions :

Pour la population de la Brenne, il est impossible de se passer du service rendu par l’hôpital du Blanc puisque les établissements les plus proches : Châteauroux, Poitiers, Châtellerault sont à plus de 60 km, soit à plus d’une heure de voiture sur des routes de campagne. De plus il n’existe quasiment pas de transport en commun. La sécurité sanitaire y est assurée, grâce à un personnel compétent et régulièrement formé, des locaux récents et du matériel neuf. Cette sécurité a certes un coût mais est indispensable. Le droit d’accès aux services de santé pour toute personne sur le territoire français ne pouvant être toujours une histoire de comptabilité. Il serait préjudiciable de mettre en danger la vie et la santé de nos usagers alors que nous disposons aujourd’hui d’un outil moderne, fonctionnel, dévoué et appliqué.

La fermeture de la maternité serait une menace pour les parturientes des communes du Sud de l’Indre et de la Vienne - pas de possibilité de repli sur Montmorillon car la maternité a fermé depuis longtemps, renforçant le rayonnement de celle du Blanc. Les parturientes seraient obligées de faire au moins 60 km, soit au minimum une heure de route pour accoucher, ce qui mettrait en péril leur sécurité et celle de leurs bébés. Elles perdraient en plus une prise en charge individualisée qu’offre notre maternité à taille humaine.

Dans son projet de schéma régional d’organisation des soins arrêté en septembre 2011, dans son volet périnatalité, l’ARS du Centre confirme que « toute modification d’implantation, au cours du Schéma Régional d’Organisation Sanitaire, devra tenir compte du temps d’accès au plateau technique pour toute personne justifiant d’une hospitalisation (45 min), dans le respect des normes de fonctionnement réglementaires en vigueur concernant les locaux, le personnel et le matériel. »* Toute personne sur le territoire français a le droit de bénéficier d’un accès aux soins identiques, qu’elle réside dans une zone favorisée ou non, en ville comme en milieu rural. Notre établissement de proximité, au prix d’efforts importants, a fait tous les investissements nécessaires à la qualité des soins et répond à tous les critères de sécurité. Il offre néanmoins une dimension humaine aux patients, et à leurs proches qui peuvent ainsi les aider et les accompagner dans leur rétablissement.

Résistance !!!!

Depuis le 21 Novembre 2011, un Comité de Défense du Centre Hospitalier du Blanc s’est créé, avec pour objectif de sauver notre maternité et notre service de chirurgie. Une manifestation a été organisée le vendredi 2 décembre, qui a rassemblé entre 5000 et 6000 personnes (pour une commune de 7000 habitants), personnels de l’hopital, professionnels de santé, élus, usagers (voir vidéo).

Le 8 décembre, à l’assemblée nationale, une question sera posée par Mr Chanteguet, député-maire du Blanc, à Mr le Ministre de la Santé Xavier Bertrand, concernant sa décision à venir concernant le futur de l’hopital.

Un blog a été créé qui expose les actions menées quotidiennement par les habitants de la région du Blanc, à l’adresse :

http://indispensables-maternite-chi...

Source : Bellaciao

 

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Published by sud-chu-caen - dans Hôpital en lutte
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 15:04

 

 

Pour lire l'article en PDF, cliquez dessus 

 

 

Hôpital La machine

 

Source: Ouest France

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 21:44

 

 

 

Ciné Débat 15 décembre

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Published by sud-chu-caen - dans Elles
6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 21:36

Alors que le conseil national de l'ordre se réunit aujourd'hui, sans que l'on sache quel sera l'objet des discussions, le ministère réaffirme qu'il ne contraindra pas les infirmières à cotiser.

Comme nous l’annoncions début octobre, les membres du conseil national de l’Ordre des infirmiers se réuniront aujourd’hui, lundi 5 décembre, rue Sainte-Anne, à partir de 10 heures. L’ordre du jour de ce premier conseil après la crise de cet été reste cependant inconnu - pour ne pas dire sous les verrous. Joint par la rédaction, Karim Maneri, secrétaire général de l’Ordre, n’a d’ailleurs pas souhaité dévoiler son contenu. En revanche, il a indiqué que 108 000 infirmières seraient aujourd’hui inscrites à l’Ordre. Parmi elles, 86 400 infirmières, soit quelque 80 %, seraient à jour de leur cotisation. Un bon résultat par rapport au tableau de marche qui avait été adopté en septembre dernier, dans le cadre du plan de redressement de l’Ordre. Ce dernier prévoyait en effet d’engranger 89 387 cotisations au 11 décembre. L’objectif est donc réalisable et permettrait à l’Ordre d’échapper à la déconfiture.
 
Mesure conservatoire


Par ailleurs, selon nos sources, les services juridiques du ministère de la Santé étudient les possibilités de prolonger les mandats des élus régionaux et départementaux arrivés à leur terme fin novembre. « La situation est plus complexe que celles des conseillers nationaux, car le mandat des élus locaux est effectivement achevé. On cherche des solutions et on va les trouver », assure-t-on au ministère. Pour mémoire, le 24 novembre dernier, soit la veille de l’extinction de certains mandats, un décret ministériel les avait prorogés pour une durée de deux ans. « C’était une sorte de mesure conservatoire car on ne pouvait pas obliger l’Ordre à organiser des élections qui lui auraient coûté 1,5 millions d’euros. Nous lui avons ainsi permis de ne pas boire la tasse », indique-t-on au ministère. En clair, le gouvernement ne voulait pas endosser l’habit du bourreau qui donne le coup grâce !
Le ministère confirme également qu’il ne prendra aucune mesure de contrainte à l’égard des infirmières qui ne veulent pas cotiser à l’Ordre. « Si les infirmières veulent faire vivre leur Ordre, elles savent comment faire. Nous sommes à quelques mois des élections présidentielles, et quelle que soit sa couleur, le prochain gouvernement aura une lecture politique différente vis-à-vis de l’Ordre. En attendant, notre position est celle de la neutralité », confie le ministère.
 
Françoise Vlaemÿnck

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:20
Ce n’est pas forcément la première face visible de l’indignation dans l’hexagone, mais l’exaspération des français face au délitement des services publics est assez répandue. Comme l’éducation, le secteur de la santé publique en France a été radicalement réformé ces 10 dernières années avec comme premier objectif de réduire le déficit colossal de la sécurité sociale. La méthode utilisée s’est appuyée sur « l’amélioration de la performance des services » et « la rationalisation des investissements de fonctionne

Cécile, pédopsychiatre de 31 ans, indignée française de la première heure, dénonce cette politique de santé à la française qui échappe au citoyen

 

videos.arte.tv/fr/videos/cecile_l_indignee_de_la_sante-4249564.html

 


 


 

 

 


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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:10

 

 

Pour lire le tract en PDF, cliquez ci dessous

 

 

tract

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Published by sud-chu-caen - dans Tracts
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:57

Pendant des décennies, Monferrato Casale, ville piémontaise, a vécu sous l'emprise de l'amiante. Dans l'immense usine Eternit, spécialisée dans la fabrication de fibrociment, les ouvriers manipulaient ce minéral toxique sans protection. Le soir, ils ramenaient dans leur famille un bleu de travail couvert de poussière blanche. Constellée de morceaux de fibrociment fournis par l'entreprise, qui garnissaient les toitures ou les murs des maisons, la ville entière respirait un air vicié. L'usine a fermé en 1986, mais l'amiante continue ses ravages. En respirant ses fibres minuscules, on risque en effet deux maladies mortelles : l'asbestose, qui tue par étouffement, et le mésothéliome, cancer de la plèvre qui se déclare parfois trente ans après.

 

http://videos.arte.tv/fr/videos/poussiere_mortelle-4282632.html

 

Le débat : http://videos.arte.tv/fr/videos/debat-4289566.html

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Published by sud-chu-caen - dans Amiante
30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:50

L'ordre infirmier s'est fait discret ces dernières semaines. Toujours englué dans une crise interne, il récupère cependant des cotisations en hausse. Deux mois après le lancement de son plan de restructuration, que devient l'ONI ? Revue de détails.


Adopté début septembre, le plan de restructuration de l'Ordre infirmier prévoit un retour à l'équilibre financier en mai 2012. Pour cela, il s'appuie sur deux leviers : la hausse du nombre de cotisants et la baisse des dépenses, avec un plan social drastique et la suppression des locaux départementaux.


Des cotisations en hausse


Pour revenir à l'équilibre, l'ONI prévoit de franchir la barre des 90.000 cotisants en janvier 2012. Selon les données du 28 novembre 2011, 79.490 infirmiers sont désormais à jour de cotisation, contre 66.564 infirmiers le 12 septembre dernier - à la veille du lancement du plan de restructuration - soit une hausse de 19 %.

Il semble donc que la stratégie adoptée début septembre, les nombreuses lettres de relance envoyées aux récalcitrants et les menaces de déconventionnement à l'encontre des infirmières libérales portent leurs fruits. Cependant, selon le plan de trésorerie de l'ONI dont nous avons obtenu copie, l'Ordre tablait sur 85.559 cotisants fin novembre 2011, il est donc légèrement en dessous de ses objectifs.

A ce jour, 73,7% des inscrits à l'Ordre ont réglé leur cotisation, tandis que la barre des 106.000 inscrits (20% de la profession) a été franchie courant octobre.


Plan social en cours


Proche du dépôt de bilan fin août, l'ONI a engagé un vaste plan social. Désormais, il n'y aura plus qu'une assistante pour 15.000 infirmiers, c'est à dire une assistante par région, contre une par département actuellement. 76 postes vont donc être supprimés.

La procédure de plan social étant en cours, les régions ne savent pas encore de quelles assistantes elles vont devoir se séparer, ni quand celles-ci vont cesser le travail.

Grogne dans les départements

Les élus départementaux ne décolèrent pas. Ce sont en effet eux qui supportent la majorité des coupes budgétaires : pertes des assistantes et suppressions des locaux. Dans plusieurs départements, tout ou partie des bureaux des conseils départementaux (CDOI) ont démissionné afin de montrer leur désaccord.

Ces économies signifient en effet la fin de leur travail de proximité, les permanences locales étant supprimées. Afin de limiter la casse, certains CDOI cherchent à récupérer des locaux gratuits auprès des mairies et des hôpitaux.

D'une manière générale, c'est un sentiment de gâchis qui émane des témoignages de ces élus. Mais leur colère se dirige plus contre le ministère de la Santé, accusé de lâchage, que contre le bureau national de l'ONI. L'Auvergne et l'Aude ont ainsi déposé des plaintes en Tribunal de grande instance contre les établissements hospitaliers qui emploient des infirmiers non inscrits à l'Ordre.

Si ces plaintes, en cours d'instruction, ont peu de chances d'aboutir, il s'agit surtout pour leurs initiateurs de mettre la pression sur les Agences régionale de Santé et les hôpitaux pour qu'ils contraignent les infirmiers à s'inscrire.

Une grogne qui touche aussi les infirmières libérales. Souvent favorables à l'Ordre, beaucoup refusent aujourd'hui de financer à elles seules un organe destiné à toute la profession.

Menacées par l'ONI de déconventionnement si elles ne sont pas inscrites au tableau de leur département, elles sont la principale cible de la campagne actuelle de recouvrement des cotisations, d'autant plus que leur contribution individuelle est plus élevée que celle des salariés : 75 euros contre 30 euros.


Pas d'élection faute d'argent


Dernière illustration en date des difficultés toujours bien réelles de l'ONI : le ministère de la Santé a décidé le 23 novembre de prolonger de deux ans le mandat des élus ordinaux et d'éviter ainsi l'organisation d'élections "compte tenu des difficultés matérielles et financières auxquelles l’ordre est confronté". Si l'ONI a évité de justesse la mort clinique en août dernier, il reste aujourd'hui en soins intensifs.

Source : Actusoins

 

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 09:37

Le compte épargne temps ne concerne pas que les médecins hospitaliers, les directions doivent aussi des millions d’heures aux personnels des hôpitaux publics : infirmières, manipulatrices, aides soignantes …

La fédération SUD santé-sociaux a dénoncé dès sa mise en place les conditions d’instauration du compte épargne temps pour les personnels des hôpitaux publics, qui n’était qu’un palliatif lors du passage aux 35 heures en 2002 sans moyens correspondants.

L’insuffisance des effectifs a imposé à de nombreux personnels d’ouvrir un CET. La pénurie qui perdure a amplifié ce phénomène depuis 2008. La plupart des hôpitaux , faute de budget suffisant, n’a pas provisionné ces comptes et se retrouve dans l’impossibilité de les payer.

Aujourd’hui, face à la pénurie chronique des effectifs, des directions continuent à imposer l’ouverture de CET. . La fédération SUD santé-sociaux dénonce cette situation et exige que les moyens soient attribués aux établissement afin que :
 le personnel puisse récupérer ce temps travaillé, nombre d’entre eux sont actuellement en situation d’épuisement.
 les jours dus soient payés au taux horaire en vigueur, contrairement à ce qui s’est passé en 2008, en cas d’impossibilité de récupération.

En aucun cas la fédération SUD santé-sociaux n’acceptera que le personnel soit spolié de ce temps travaillé.

La fédération SUD santé-sociaux demande une rencontre immédiate avec le ministère de la santé, le ministère ne pouvant discuter de ce sujet qu’avec les seules organisations syndicales de praticiens.

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Published by sud-chu-caen
24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 20:45

 

Pour lire les articles de Ouest France en PDF, cliquez sur ceux ci

 

IDE et RTT

 

 

 

RTT

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Published by sud-chu-caen

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