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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 19:14

Le 6 octobre 2011 avait lieu à Lyon une manifestation contre les employeurs des conventions collectives CC66 et CC51 (secteur privé non lucratif médico-social et social) qui tenaient leur congrès à Lyon. Bien imprégnés de la pensée ultralibérale ces Messieurs-dames les employeurs ont en effet dénoncé la convention collective, privant ainsi leurs salariés de plusieurs décennies d’acquis sociaux. La dénonciation d’une convention collective est un acte de violence sociale comparable à ce que serait pour les fonctionnaires la suppression des droits et garanties issus du statut de la fonction publique.

Pour protéger ces messieurs dames les employeurs des nuisances sonores d’une manifestation de salariés (essentiellement des éducateurs et des infirmières du secteur social), les CRS ont chargé avec une rare violence. Bilan :

  • Une infirmière gravement polytraumatisée (multiples fractures des membres)
  • une autre infirmière entre la vie et la mort (trauma crânien).

Pour sa part, notre syndicat SUD Santé-Sociaux 63 avait affrété un car de 50 salariés en grève pour participer à cette manifestation. Notre secrétaire départementale Anne-Laure Ordonneau, infirmière en EHPAD (et dangereuse terroriste internationale comme chacun sait), a été matraquée :  lunettes de vue pulvérisées et boucles d’oreille arrachées. Idem pour les autres copains travailleurs sociaux du Puy de Dôme, tous somptueusement gazés.

Bravo Messieurs les CRS, bravo Messieurs et Mesdames les employeurs et bravo Monsieur le Préfet du Rhône qui rappelle aux médias que les blessures de l’infirmière dont le pronostic vital est engagé sont dues à une chute à l’occasion de la  charge des CRS et non aux coups directs portés par les policiers. Subtile nuance. Merci Monsieur le Préfet, on est rassuré !

Voir France 3 Lyon :

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=cafe_HD_1900_lyon_jtregional_061011_456_06102011200040_F3

Cette France là, vous l’aimez ?  Hum... il serait peut-temps de se bouger !

 

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 19:51

 

PERSONNELS EN SOUFFRANCE

Y'EN A MARRE DU SILENCE


11 octobre rv 10h30 Place St Pierre

 

 

 

 

Pour lire l'appel en PDF, cliquez dessus

 

Tract appel 11 octobre

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Published by sud-chu-caen - dans Grève interpro
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 19:06

Médicaments déremboursés, mutuelle inadaptée : près d'un Français sur trois a déjà sacrifié sa santé en renonçant à se soigner.

 

(De Grenoble) « Je n'ai pas assez d'argent pour me soigner, je vais en crever. » A 54 ans, Taxi – son prénom est grec –, femme au foyer, perd courage : débourser 60 euros pour consulter un spécialiste lui est devenu impossible.

Comme elle, ils sont 29% à avoir renoncé ou reporté des soins dans l'année faute d'argent, selon une étude [PDF] CSA-Europ Assistance. Ils étaient 11% en 2009. Une autre étude, du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), indique qu'un Français sur trois a déjà abandonné des soins dentaires.

Taxi a été licenciée de son entreprise de location de voitures. Elle vit aujourd'hui avec 680 euros par mois. Encore trop pour obtenir la CMU complémentaire, plafonnée à 648 euros, mais pas assez pour se payer certains soins.


« Je reste comme ça jusqu'à ce que ça empire »


Il y a trois ans, un accident de voiture vient bouleverser sa vie. Son dos est touché, elle se fait opérer mais garde des séquelles. Une situation qui l'empêche de rester debout longtemps et donc de travailler.

De cet accident découle toute une série de petites douleurs qui encombrent sa vie. Elle doit faire des infiltrations pour soigner ses doigts à ressaut, mais à découvert à la fin du mois, elle ne peut pas avancer les frais pour consulter un spécialiste.

« Comment je fais ? Ben je reste comme ça. Jusqu'à ce que ça empire. J'ai pas le choix, je peux pas me permettre…

J'ai vu le médecin qui devait m'opérer, et ben ça vous coûte quand même 50 euros. Je peux plus me faire soigner. Je vois aller voir un cardiologue, je dois retourner voir mon pneumologue parce que j'ai un emphysème au poumon. Je vais crever étouffée, mais je peux pas aller le voir parce que c'est 50 euros à chaque fois, et je les ai pas. »

Alexandre (le prénom a été changé), tout jeune diplômé en sciences politiques, fait aussi partie de ces galériens de la santé. Pour le moment, il vit de petits boulots et de ses économies. Pour financer ses soins d'orthodontie, s'élevant à près de 5 000 euros, il a dû faire un prêt :

« Ces soins ne sont pas remboursés par ma mutuelle ni par la Sécu car j'ai plus de 18 ans. Mes parents prennent en charge une partie, j'aurais été incapable de payer seul, alors j'ai emprunté. »

Selon la mutuelle des étudiants LMDE, 34% des jeunes et des étudiants ont renoncé à aller chez leur médecin au moins une fois dans l'année.


« Les précaires, c'est vous, moi, tout le monde »


Jeunes à peine entrés sur le marché du travail, travailleurs pauvres, personnes âgées avec de petites pensions ou qui dépassent à peine le seuil de la CMU, ils sont de plus en plus nombreux à cumuler les difficultés financières et renoncent à se soigner. Comme nous l'explique Annie Liber, médecin au Point précarité-santé (Pops) de Grenoble, qui accompagne les patients en difficulté vers l'accès aux soins :

« Quand on pense précaire, on a l'image du sans-abri. C'est réducteur. En Isère, il y a environ 15 000 personnes en difficulté, dont 100 SDF. En réalité, les précaires, c'est vous, moi, tout le monde. »

Bouameur, père de famille d'origine algérienne, est lui aussi en colère. Avec un salaire de 1 300 euros par mois, il doit faire vivre sa femme et sa petite fille mais aussi verser une pension à son ex-épouse.

Chaudronnier dans une petite entreprise à Fontaine (Isère), il acquitte chaque mois 160 euros pour sa mutuelle santé. Pourtant, racheter une paire de lunettes ou financer un implant dentaire reste une gageure. La faute à une complémentaire qui rembourse mal ces frais-là.

A 62 ans, des dents en mauvais état, il doit pourtant se faire poser trois couronnes. « Pour un devis de 2 400 euros, dont 1 400 à ma charge. C'est trop », se désole Bouameur.

 

Des smicards et des fonctionnaires aussi en galère


Les médecins témoignent de ces difficultés croissantes, sans toujours pouvoir réagir. Médecin traitant, Laure Yvart exerce depuis six ans dans le centre de soins de la place des Géants à Grenoble, où travaillent six généralistes et une assistante sociale. Dans son cabinet, où les dossiers s'empilent et les patients défilent, elle a vu leur situation se dégrader et les problèmes d'accès aux soins se multiplier :

« Les gens sont sous l'eau, ils sont submergés de soucis et doivent parfois faire des choix. Certains patients reculent même devant les analyses médicales et sanguines car il y a un reste à payer qui leur est prélevé. Idem avec certains médicaments déremboursés, contre la toux ou les maux de tête. Ils ne sont pas vitaux mais s'il faut payer, les trois-quarts des gens ne peuvent pas. »

Avec les récentes vagues de déremboursement des médicaments dits « de confort », certains traitements sont devenus trop onéreux et les patients renoncent à les acheter. En avril 2010, ce sont près de 200 remèdes qui sont moins bien remboursés, du Tanakan au Débridat, du Phosphalugel au Valium.

La dernière vague de déremboursement est toute fraîche : depuis le 2 mai, un millier de médicaments à vignette bleue (Spasfon, Anadvil, Ketum ou Voltarène) sont désormais remboursés à hauteur de 30%, contre 35% auparavant.

Une situation aggravée depuis un an par les relents de la crise économique, toujours ressentie. « Beaucoup de patients sont touchés car ils travaillent dans des secteurs sinistrés, comme le bâtiment, l'industrie ou les services », constate le docteur Laure Yvart.

Robert Allemand, practicien, dirige l'antenne grenobloise de Médecins du monde :

« La précarité s'est aggravée car même des personnes qui ont un travail viennent nous consulter, ne pouvant pas se payer une mutuelle. Des gens qui ne venaient pas forcément nous voir avant. »

Dans leur petit local, ils reçoivent de plus en plus de patients actifs, des employés qui gagnent le smic et parfois même, des fonctionnaires. Le nombre de travailleurs venus les consulter à Grenoble a augmenté de 7% par rapport à l'année 2009.


Une santé au rabais


Un constat d'autant plus alarmant que les conséquences sur la santé peuvent être dramatiques, prévient Flora Perrier. Chaque année, elle rédige un rapport sur la pauvreté en Rhône-Alpes pour la Mission régionale d'information sur l'exclusion (MRIE) :

« Les gens vont attendre pour consulter et arrivent avec des pathologies plus graves, notamment des maladies chroniques et des affections de longue durée. »

Lauriane, la trentaine, cumule les périodes de chômage et les petits boulots, serveuse ou caissière. Reporter ou renoncer à des soins, elle a l'habitude. La jeune femme rousse l'explique, dans un sourire gêné :

« Si on peut rogner sur les dépenses, ne pas payer un médecin en attendant que la maladie passe, on essaie. Mais quand on a un rhume et que ça tombe sur les bronches, on se dit que ce n'était pas la meilleure solution. Mais au moins, on aura tenté. »

Pour contrer cette situation qui se dégrade d'année en année, trois associations, dont le Collectif interassociatif sur la santé, ont lancé le 6 mai une proposition de résolution parlementaire. Le but : inscrire dans la Constitution que l'accès aux soins est un droit inaliénable.

Ces associations demandent urgemment que « l'égalité d'accès aux soins constitue un des éléments déterminants du droit à la santé et un principe républicain ». Une revendication aujourd'hui restée lettre morte. Pourtant, 2011 a été décrétée par le ministère de la Santé « année des patients et de leurs droits ».

 Source : RUE 89

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 18:56

C'est une petite mesure socialement « scélérate » que le ministère du Travail a imaginé dans le cadre de la préparation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), soumis ce mercredi au Conseil des ministres : la discrète diminution de près de 6% des indemnisations journalières (les « IJ ») versées en cas d'arrêt maladie.

Cette mesure touchera 7 millions de salariés malades, parfois parmi les plus fragiles. Ainsi, avant d'être déclaré en invalidité, un salarié peut vivre jusqu'à trois ans sur ses IJ. Et pour des petits salaires, 6% d'indemnités en moins, ce n'est pas rien.

Ce coup de hache dans le pouvoir d'achat des salariés malades ne pourra même pas être débattu par le législateur pendant l'examen du PLFSS : il sera donné par un simple décret, applicable dès le 1er janvier 2012.


Une indemnisation en baisse de 40 euros pour un salarié au smic


Le gouvernement assume sa volonté de faire des économies. Mais il présente volontiers cette réforme comme une simple mesure « technique », dans le cadre de la nécessaire « harmonisation et simplification des méthodes de calcul ». Il s'agit explique-t-on même, de rendre plus « visibles » les droits des salariés. Mais comment rendre plus visibles des droits que l'on fait disparaître ?

« Il s'agit aussi d'intervenir sur des dépenses dynamiques : les IJ maladie ont augmenté de 5,1% en 2009 et de 3,8% en 2010 » explique-t-on au ministère du Travail et de la Santé.


Comment on arrive à une baisse de 5,8%


► Le gouvernement remplace 50% du salaire brut par 60% du salaire net ;

► 60% du salaire net, c'est 47,1% du salaire brut

► La perte pour le salarié est donc de : (47,1‐50) / 50 = ‐ 5,8%

Concrètement, le projet prévoit de calculer désormais l'indemnisation maladie en fonction du salaire net plutôt que du salaire brut. L'indemnisation maladie passerait ainsi de 50% du salaire brut à à 60% du salaire net.

Soixante, un chiffre bien rond… mais un arrondi qui pénalise les malades, puisque 60% du net correspond à 47,1% du brut, et non pas à 50%. Dans ce tour de passe-passe, le salarié voit son « taux de remplacement » baisser, et cette baisse correspond à 5,8% de ses indemnités.

Pour un salarié au smic (1 365 euros brut, 1 071 euros net), l'indemnisation mensuelle par la Sécurité sociale passerait donc de 680 à 640 euros…


Les conséquences


Si le gouvernement avait voulu être neutre, il aurait remplacé 50% du brut par 63,7% du net. Mais il a préféré récupérer au passage 220 millions d'euros par an.

Combien de personnes seront touchées par cette mesure ? Un salarié sur quatre connaît chaque année un arrêt de travail, soit 7 millions de personnes.

  • 30% ont moins de huit jours d'arrêt maladie par an ;
  • 57% ont entre huit jours et trois mois ;
  • 13% ont plus de trois mois d'arrêt, soit 230 000 salariés par an.

Parmi eux, beaucoup bénéficient certes d'un complément, qu'il soit versé par l'employeur dans le cadre de leur convention collective ou prévu par des contrats de prévoyance complémentaires. Mais il n'est pas certain que les employeurs ou les sociétés de prévoyance acceptent de « prendre » le manque à gagner. Les cotisations risquent de grimper rapidement.

Dernière question : que va-t-il faire de la majoration prévue pour les salariés ayant au moins trois enfants ? Actuellement, ils touchent non pas 50% mais 66% de leur salaire brut, soit 85% de leur salaire net. Le ministère nous indique que le décret prévoit de fixer les IJ de ces salariés à 80% du salaire net. Soit un bon coup de rabot là aussi.

Source : RUE 89

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 19:56

l'AP-HM de Marseille : 27 083 000 € de surcoût sur les emprunts initiaux ! Le CHU de Grenoble : 11237000 € de surcoût

Ces surcoût ont une incidence importante sur les emplois hospitaliers !
Ce sont en général des emprunts dénommé : "Structures complexes d'option sur cours de change" et adossés à des banques : Goldman Sachs, Fortis, BNP Paribas, JP Morgan, City Bank, Banque royale d'Écosse.... qui sont les vrais bénéficiaires de ces emprunts à taux variables adossés à une valeur de change comme le franc suisse par exemple.
DEXIA, le financeur des hôpitaux et des collectivités locales, entre autres, est par contre en difficulté et il serait question de recapitalisation... C'est aussi pourquoi les nouveaux prêts accordés par cette banque sont soumis à une examen approfondi des finances des hôpitaux demandeurs et que les taux proposés varient en fonction de leur santé financière : plus l'hôpital est mal en point, plus le taux est élevé ! ...à moins que ces mêmes hôpitaux ne s'engagent auprès de DEXIA dans un plan d'économie qui touchera évidemment le personnel, les emplois...
Les ARS ne sont donc plus seules à imposer des plans d'économie


Vous trouverez en pièces jointes la liste des emprunts toxiques contractés auprès de DEXIA par les hôpitaux dans les région Centre, Bretagne, Nord pas de Calais, Normandie, Pays de Loire. Désolés, nous n'avons pas fait toute la France.... Mais on peut retrouver ces informations sur le lien suivant : http://labs.liberation.fr/maps/carte-emprunts-toxiques/#H%C3%B4pitaux-0032995

 

 

Emprunts toxiques contractés par les hôpitaux normands








Calvados(14) Surcoûts envisagés à l'issue de l'emprunt
Bayeux 
432 000


CHU CAEN
1 244 000


CH Falaise
31 000


CH Vire
2 216 000


HL Orbec
57 000


Blanchisserie Vire 338 000


Orne (61)




CH Argentan 1 460 000


CH Vimoutiers 23 000


Flers 
549 000


Manche (50)



CH Avranches 558 000


Seine Maritime (76)



CH Le Havre
3 408 000


CH Belvédere 33 000


Eure (27)




CH Pont audemer 81 000


HR BourG Achard 1 234 000


MR La Forêt
357 000














Total Global
12 021 000








Considérant 1 ETP 1 ETP soignant =40 000 EUROS








Cela correspond à 300 postes à l'année


Source : SD 35

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Published by sud-chu-caen
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:43

 

 

Pour lire l'article en PDF, cliquez dessus.

 

 

Emprunts toxiques

 



 

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:36

Maternité Vire

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 11:05

L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS) appelle les retraité-e-s à participer aux manifestations unitaires du jeudi 6 octobre avec la CFDT, la CGC, la CGT, la FGR, l’UNSA et la FSU. Il faut en finir avec la politique qui réduit notre pouvoir d’achat, diminue notre protection sociale. Il faut que le gouvernement donne des suites positives rapides pour la prise en charge de l’aide à l’autonomie. Il faut remettre en cause les récentes mesures d’austérité qui frappent en priorité les salarié-e-s et les retraité–e–s sans toucher aux revenus des plus riches.


Baisse du pouvoir d’achat des retraités


Les augmentations des pensions au rythme de l’inflation nous font perdre du pouvoir d’achat chaque année, 20% en 20 ans. L’INSEE reconnaît que son indice, qui sert de référence, mesure mal le pouvoir d’achat des personnes, dont les retraité-e-s, qui consacrent par obligation une grande partie de leurs revenus à des dépenses de produits augmentant plus que la moyenne : produits alimentaires courants, logement, gaz, électricité…

Chacun et chacune, nous savons combien les dépenses de santé ont augmenté et vont encore grimper pour compenser les baisses de remboursement et la nouvelle taxation des complémentaires santé. Selon les calculs des consommateurs Que Choisir, depuis cinq ans, le coût de la santé pour les Français croît deux fois plus vite que leurs revenus.

Pire pour les seniors : leurs cotisations dépendent de l’âge et sont plus chères : + 11,8 % en 2011 ! La cotisation représente 5,8 % de leurs revenus.

L’UNIRS exige une mise à niveau des retraites et des pensions pour compenser les pertes de pouvoir d’achat cumulées depuis des années et une augmentation sensible des retraites les plus basses. Les bénéfices des entreprises du CAC 40 qui ne payent pas d’impôts comme les revenus éhontés que s’alloue la caste des banquiers et financiers nous montrent qu’il y a de l’argent pour organiser un autre partage des richesses. Une augmentation de la masse salariale conduira à une augmentation des recettes de la Sécurité sociale.


Les mesures d’austérité frappent dur


Le gouvernement veut imposer des mesures de rigueur/austérité et veut faire payer principalement la grande majorité de la population sans toucher aux plus riches :
- La création d’un impôt sur la maladie que représente la hausse de la taxe sur les complémentaires santé va nous coûter 2 200 millions d’euros.
- En l’absence d’une politique de prévention suffisante, les consommateurs seront taxés de 600 millions de tabac, 340 d’alcools forts et 120 de boissons sucrées…
- Et, à l’inverse, les plus riches gagnant 40 fois le SMIC ne paieront que 200 millions d’euros, de façon temporaire, à raison de 3% des revenus au-dessus de 0,5 million d’euros… Seule une 2e mesure les touche réellement : ils gagneront moins en revendant relativement rapidement un immeuble ayant pris de la valeur…

Cette dette n’est effectivement pas la nôtre, elle est la conséquence de dizaines d’années de politique fiscale favorisant les plus riches et des gros cadeaux fiscaux de ces dernières années… ce que reconnaissent les rapports commandés par le gouvernement  : si la politique fiscale était la même qu’en 2000, sans les baisses d’impôts et les cadeaux, 100 milliards supplémentaires rentreraient chaque année dans les caisses de l’État.

La nécessité d’une réforme fiscale juste faisant participer les détenteurs des revenus et des patrimoines les plus importants est donc une exigence première.


L’aide à l’autonomie repoussée


La perte d’autonomie est dure à vivre pour les personnes concernées, leurs proches et les 3 millions d’aidants familiaux. Le gouvernement, début 2011, a réaffirmé son engagement à faire de la France « un modèle dans la prise en charge des personnes dépendantes », avec des « structures suffisantes ».

Après de nombreuses concertations, réflexions, groupes de travail… il vient de décider de reporter le dossier à 2012. C’est intolérable, arrêter le dossier n’arrête pas les problèmes des personnes fragilisées ! Il y a urgence à donner des moyens immédiats aux départements et créer une prestation universelle d’aide à l’autonomie des personnes fragilisées, quel que soit l’âge, prise en charge à 100% par la solidarité nationale dans le cadre de la Sécurité sociale.


Partout, manifestons le 6 octobre contre la baisse du pouvoir d’achat et les mesures d’austérité pour une réelle prise en charge de l’aide à l’autonomie

 

28 septembre 2011

 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 09:03

Depuis de nombreuses années, les services publiques de soins fonctionnent avec un pourcentage non négligeable de médecins étrangers avec diplômes étrangers, non titulaires et donc sous payés…

Ces praticiens vous les avez croisés dans les services de soins. Ils ont peut être soigné vos parents, vos amis, vos proches sans qu’à aucun moment qui que ce soit ne remettre en cause leurs compétences. Jusqu’alors, il leur était proposé un examen de validation pour être reconnu médecin et être titularisable.

Grâce à notre gouvernement, l’examen sera remplacé par un concours. La différence ? Et bien là où une moyenne était requise à l’examen, seul un petit quota d’élus sera retenu au concours. 1 sur 4,

1 sur 10….les estimations varient selon les prévisions. En somme, c’est un vaste plan de licenciements des praticiens les plus précaires (qui ne dit pas son nom) qui s’organise. En prime, la suppression des postes s’accompagnera pour certain d’un plan de reconduite à nos frontières d’étrangers sans emploi…..Merci la France !

Concrètement dans l’établissement où je travaille, nous risquons de perdre un pédopsychiatre sur 3. Une pédopsychiatre concernée et nommée à la tête de l’unité départementale d’hospitalisation des adolescents a présenté sa démission….Elle a été remplacée par une interne de 22 ans formée à la seule médecine générale. Quand la psychiatrie adulte se résume à la prescription de neuroleptiques….Alors pour dire « Non » à cette machinerie inhumaine, signez la pétition ci-dessous

 

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoAssinada.aspx?pi=P2011N13168#

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 10:05

DEXIA, la banque Franco-Belge, qui finance les collectivités locales et les organismes publics se comporte comme une agence de notation. Les hôpitaux qui souhaitent emprunter pour des opérations d'investissement doivent soumettre leurs comptes à la banque qui détermine ensuite la santé financière des établissements. Si un hôpital a une capacité d'autofinancement insuffisante, les taux d'emprunt seront systématiquement revus à la hausse avec pour conséquence une aggravation  de la santé financière de cet établissement.
Bonne fille, la banque peut proposer des taux plus bas...mais à la condition que les établissements fassent "des efforts de gestion". On voit déjà lesquels  : les mêmes que ceux qui sont préconisés dans la circulaire de la DGOS : "maitrise de la masse salariale"...
Cette banque applique les même méthodes que le FMI   et les spéculateurs aux pays endettés comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal.
C'est l'effet cisaille : d'un côté l'ARS, financeur public, sous-dote systématiquement les établissements de santé et médico-sociaux les plongeant dans des difficultés financières, et DEXIA, financeur privé, repasse derrière pour en rajouter une louche.
C'est l'alliance de la finance et de l'état pour la destruction des hôpitaux publics. C'est parfaitement symbolisé à Rennes : L'ARS et DEXIA occupent à eux seuls le même immeuble !
Le 11 octobre,à Rennes,  Solidaires prépare une manifestation devant le siège de ces 2 organismes.

Rappel : DEXIA est la banque qui vendu des emprunts toxiques à plus de 5500 communes, les plongeant dans des difficultés financières ingérables. Et il est aujourd'hui question que l'état recapitalise cette banque !

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