Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 08:39

Le mardi 7 mars, Jean-Luc Mélenchon était à la manifestation "Santé, social et services publics", voici un extrait d'échanges avec des personnels de santé. 

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 08:38

 

A l'hôpital de Cayenne, des murs sont maculés de taches noires. "Les eaux usées des toilettes de l’orthopédie coulent dans les chambres de réanimation", déplore un médecin, alors que le système de santé guyanais, en déconfiture, est vilipendé par la population.

Dans l'entrée du service de "réa", un seau attire le regard. "La fuite existe depuis la construction du service, en 1992", s'attriste le Dr Didier Hommel. Après 25 ans de dysfonctionnements, les murs sont partiellement tachés, par endroit troués. "On ne peut plus nettoyer, car ça suinte continuellement", se lamente-t-il.

 

Dans certains couloirs, la moisissure triomphe. Des petites plantes ressemblant à des fougères sortent désormais de conduits. Des fientes d'oiseaux parsèment certaines coursives à l'air libre. Parfois, les détritus s'amoncellent.

"Les malades sont douchés à l’eau froide à 6h le matin car il n’y a pas d’eau chaude. C’est indigne", tonne le Dr Hakim Amroun. Et le chef du pôle chirurgie de s'interroger: "Je ne sais pas si on accepterait qu’un métropolitain se fasse soigner comme cela..."

Le personnel ne manque pas de dévouement. Mais Linda, une infirmière d'une trentaine d'années, désigne les lits "inadaptés" des patients: "ce sont les mêmes que quand j’étais gamine. Les matelas ne sont pas du tout adaptés. Le risque d’escarres est latent".

Le CHAR (Centre hospitalier Andrée-Rosemon de Cayenne) intègre régulièrement la rubrique des faits divers. En 2016, cinq grands prématurés y sont décédés "des suites d’une infection nosocomiale", selon l’Agence régionale de santé.

Mi-janvier, la mort d'un homme de 39 ans, mordu par un serpent, a provoqué la colère. Aucun sérum anti-venin n'existait contre le reptile incriminé mais les Guyanais se sont sentis abandonnés.

Les carences du système de santé figurent ainsi parmi les principales récriminations de la population, qui mène depuis deux semaines un mouvement social d'une ampleur inédite dans cette collectivité d'Outre-mer, située entre Brésil et Suriname, à 7.000 km de Paris.

"J'irai ailleurs"

Sur les barrages érigés dans Cayenne, l'hôpital est pointé du doigt. "Je n'ai pas pu avoir de péridurale car il y avait une infirmière pour 20 femmes qui accouchaient", se souvient Stéphanie, 32 ans. "Si j'ai un problème, je ferai comme tout le monde. Je prendrai un avion pour aller me faire soigner ailleurs", grogne Jean, la cinquantaine.

"Chaque fois qu’il y a un évènement malheureux, on se fait traiter d’assassins", peste Loïc Epelboin, spécialiste des maladies infectieuses, qui regrette le manque d'investissements chronique.

Alors que 2.000 personnes travaillent au CHAR, que l'établissement rayonne sur un bassin de population de 90.000 habitants et qu'il est, pour certaines spécialités, l’unique structure de santé pour l'ensemble de la population guyanaise, "il perd chaque mois 1,6 million d'euros", constate un médecin.

En cause, l’augmentation de la population, liée à une importante démographie et à une forte croissance migratoire, qui "engendre un déficit croissant de l’hôpital sur ses activités en tarification hospitalière", explique un collectif du personnel.

L'établissement, mis sous tutelle en mars 2016, "n’arrive donc pas à avoir de la trésorerie et a un déficit structurel croissant, ce qui fait que les projets prévus n’avancent pas", poursuit-il.

La nouvelle direction de l'hôpital, contactée par l'AFP, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Samedi, la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts a annoncé que 85 millions d'euros seraient investis dans le système de santé guyanais dans le cadre d'"actions d'urgence" concernant aussi le système éducatif et les forces de l'ordre. 65 millions seront consacrés au seul hôpital de Cayenne, dont 20 au titre d'une '"aide financière d'urgence" et 40 pour le "moderniser". Quelque 21 millions d'euros avaient déjà été débloqués par Paris en décembre.

"Le problème, c’est qu’on fonctionne à court terme", constate le président de la commission médicale de l’établissement, Christophe Lebreton. Malgré les aides annoncées, "vu l’évolution de la population, on va se retrouver dans la même discussion d’ici 5 à 10 ans".

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 08:36

« Nous, quand on est convoqués, on n’a pas d’immunité ouvrière ». Lors du débat des onze candidats à l'élection présidentielle sur BFMTV et CNews, le candidat du NPA Philippe Poutou s'en est pris à François Fillon et Marine Le Pen à propos de la corruption en politique, déclenchant les applaudissements du public.

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 09:55

25 millions de subventions en moins pour les hôpitaux de l'ex Haute-Normandie, ce serait la conséquence de la fusion des deux agences régionales de santé ... les acteurs locaux réagissent.

 

Depuis le 1er janvier 2016 ...
Les deux agences régionale de santé (de Caen et Rouen) ne font plus q'une, le siège est désormais à Caen. Progressivement, les deux structures s'harmonisent, l'objectif est de proposer pour fin 2017 un Plan Régional de Santé.

Une redistribution contestée
Pour harmoniser les subventions au sein de la grande région, l'Agence Régionale de Santé pourrait en retirer aux hôpitaux de l'ex Haute-Normandie pour les redistribuer à des établissements de l'ex Basse Normandie. Une hypothèse qui inquiète les élus, à leur tête Sébastien Jumel, le maire de Dieppe.

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:54
Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:50
Devant l’hôpital de Bayeux, lors de la mobilisation organisée par l’intersyndicale le 24 mars 2017

Devant l’hôpital de Bayeux, lors de la mobilisation organisée par l’intersyndicale le 24 mars 2017

Les hôpitaux de proximité meurent à petit feu : déficits monstrueux impossibles à résorber, personnel en grande souffrance, malades traités à la chaîne et parfois maltraités. L’hôpital de Bayeux n’est pas épargné. En face, le gouvernement et les Agences Régionales de Santé brandissent le « trou de la Sécu » et ne proposent que rationalisations, optimisations, réductions d’effectifs et fermetures de lits, de services et d’hôpitaux.

L’une des plus grandes richesses de la France était son système de santé. Pouvoir se faire soigner près de chez soi, par des professionnels compétents, sans avoir à se poser la question du coût, est un luxe qui nous paraît banal. Mise en place à la sortie de la seconde guerre mondiale, la sécurité sociale fait aujourd’hui partie du paysage. Ce système basé sur la solidarité fut longtemps très efficace, peu coûteux et à l’équilibre budgétaire. Or il est en train de sombrer.

Comme vous, j’ai longtemps cru au « trou de la Sécu ». Mais ce mystérieux trou ne vient pas d’une frénésie de prescriptions de la part des médecins ou d’un abus de consultations de la part des patients. ll est artificiel et a un objectif clairement énoncé par l’ancien vice-président du Medef Denis Kessler : “Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance !”.

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Les gouvernements successifs “bien conseillés” par les disciples de Kessler organisent la casse programmée de la sécurité sociale : gel du taux de cotisation patronale et des cotisations salariales des années 70, mise en place de la tarification à l’activité (T2A) en 2004, exonérations de cotisations sociales, etc.

Ces décisions politiques au service de l’idéologie capitaliste ont pour objectif de confier notre santé aux entreprises privées. Pourquoi croyez-vous que la société de conseil de François Fillon a perçu environ 200 000 euros sur deux ans de la part de l’assureur Axa ? Le budget de la sécurité sociale, c’est 800 milliards d’euros, c’est-à-dire deux fois le budget de la France. Les assurances privées et les multinationales de la santé lorgnent sur ce trésor des français qui passe sous le nez des actionnaires.

Le champ lexical utilisé en dit long sur l’objectif de privatiser doucement mais sûrement le secteur de la santé : les cotisations sont appelées  « charges », le système de santé est accusé de « coûter », sans oublier l’affreux et inquiétant « trou de la Sécu » qui ne cesse de se creuser.

La vision comptable et la gestion productiviste ont donc pris le pas sur la mission de “service public”. Pourtant, soigner les gens en respectant le serment d’Hippocrate ne peut pas être directement rentable : la santé n’est pas une marchandise. Le paiement à l’acte, avec des actes de moins en moins rémunérés, aboutit à la nécessité de “faire du volume”. Le personnel, souvent en sous-effectif, se retrouve à devoir être de plus en plus “productif”. Le nombre d’arrêts maladies, de burn-outs, de suicides au sein du personnel soignant explose. La menace de la suppression de lits aboutit à une gestion parfois absurde des malades. L’épée de Damoclès de la fermeture des services les moins rentables pousse à la fraude et à la surcote des actes. L’image négative qui en découle amène les patients à aller voir ailleurs, dans le privé.

Cette situation catastrophique n’est pas une fatalité. Il suffirait de faire d’autres choix politiques pour retrouver une situation saine et durable.
Mener une réforme institutionnelle pour revenir aux valeurs fondamentales originelles de 1945. Car la « crise » de notre sécurité sociale est aussi une crise démocratique.
Réorienter les budgets pour moins “réparer, guérir et assister”, et plus “prévenir, accompagner et former à la gestion du risque”.
Lutter contre la fraude aux cotisations patronales qui en 2012 aurait atteint 20 à 25 milliards d’euros alors que le déficit de la sécurité sociale était de 16 milliards.
Choisir une vision politique non marchande de la santé, résister aux puissants lobbies et refuser d’envisager l’option des assurances privées comme une solution acceptable à la crise actuelle.

La médecine fait chaque jour de fabuleux progrès. Mais à quoi nous servira le nouveau traitement révolutionnaire qui pourrait nous sauver la vie, si nous n’avons pas les moyens de nous le payer ? Prenons conscience de la chance que nous avons de vivre dans un pays qui a eu l’intelligence de se doter d’un système de santé de proximité, juste et solidaire. Comprenons qu’il ne fonctionnera que si nous maintenons un réseau dense de professionnels et d’établissements de santé. Alors battons-nous pour les conserver.

Isabelle ATTARD
Députée du Calvados

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:45
Faute d'anesthésiste pédiatre au CHU de Caen, une mère fait opérer son bébé en urgence à Rouen

« La pédiatre de la crèche de mon fils m’alerte sur son état de santé. Je me rends à 15 heures au CHU et à 22h30 un médecin nous annonce qu’il doit subir, sans délai, une ponction sous anesthésie générale pour enrayer une infection en cours d’évolution à sa hanche. Il nous précise que c’est impossible au CHU puisque durant au moins trois jours aucun pédo-anesthésiste n’est présent sur le site ! Il nous recommande donc de nous rendre au plus vite au CHU de Rouen ».

Il y a une faillite de l'hôpital

L’enfant a donc été conduit par la famille à Rouen « où nous avons été très bien accueillis » précise Stéphanie Yon-Courtin, mais elle ne décolère pas contre l’hôpital caennais qui « ne dispose pas d’une permanence de pédo-anesthésiste ».

Devant le personnel médical, elle n’a pas fait état de sa qualité d’élue. Mais elle ne veut en rester là : « Aujourd’hui je me dois d’obtenir des explications ! Pour tous les parents parce qu’il y a une faillite de l’hôpital. Nous avons eu la chance de disposer de quelques heures pour aller à Rouen mais imaginons qu’un bébé est dans une urgence vitale d’une heure ? Que se passe-t-il ? Comment aller jusqu’à Rouen ? ». Stéphanie Yon-Courtin a donc écrit au Directeur du CHU et adressé des copies au ministère de la Santé et à l’Agence régionale de santé pour obtenir des explications.

Que les politiques prennent les bonnes mesures ! – Christophe Kassel, directeur du CHU de Caen

La direction du CHU de Caen n’a pas encore pu répondre par écrit à Stéphanie Yon-Courtin. Mais Christophe Kassel, le directeur-général, a accepté d’expliquer la situation à France Bleu. « Je comprends que cette situation puisse surprendre. Mais nous avons un système de transfert possible que nous utilisons en cas de besoin avec nos voisins des CHU de Rouen et Rennes », explique-t-il.

Des transferts décidés au cas par cas après contacts entre les chirurgiens des établissements concernés. Si besoin « les transferts se font par hélicoptère » précise le directeur. Ces absences ponctuelles d’anesthésistes pédiatriques (les seuls à pouvoir pratiquer une anesthésie d’enfant de moins de 12 mois) s’expliquent par une pénurie de médecins hospitaliers. En particulier deux postes vacants de pédo-anesthésistes au CHU.

« Je voudrais que tous les politiques, droite et gauche, puissent évoquer les conditions de rémunérations des médecins hospitaliers publics par rapport au privé. La concurrence est forte, certains diront éhontée ! Que les élus réfléchissent aussi aux clauses de non-concurrences. Il y a pourtant des leviers. Des textes de lois votés mais on attend toujours les décrets d’applications » conclue le directeur du CHU de Caen. Confronté à une fuite des médecins et à certains désagréments désormais perceptibles par les patients.

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:27

Pendant plus de 2 h ce vendredi matin, une centaine d'usagers et personnels de l'hôpital de Bayeux ont défilé dans les rues pour dénoncer le manque de moyens humains et financiers.

Une centaine de personnes défilent dans les rues de Bayeux pour défendre l'hôpital

“Salariés épuisés, usagers en danger”“Il faut de l’argent pour les hôpitaux publics”… Les manifestants ont scandé des slogans forts pendant leur défilé dans les rues de Bayeux ce vendredi matin. François Fillon, le candidat Les Républicains empêtré dans les affaires, en a même pris pour son grade : “Fillon, donne-nous ton pognon”“A l’hôpital, il n’y a pas d’emplois fictifs”… Ils étaient une centaine, usagers et personnels confondus (beaucoup de ces derniers étaient assignés, ndlr), à manifester pendant plus de 2 heures pour dénoncer des manques de moyens humains et financiers.

“Non à des soins loin de chez nous”

Jean-Paul Hamel, au nom de l’intersyndicale de l’hôpital (CGT, Sud, CFDT et CFTC), a pris la parole pour motiver les troupes avant le départ de la marche : “Cette mobilisation a pour but d’interpeller les pouvoirs publics qui sont responsables de la situation dans laquelle nous nous trouvons. Ils ont mis en place des outils dévastateurs : la tarification à l’activité, les réductions de budgets, des fusions d’établissements et maintenant, leur dernier petit joujou, les GHT (groupements hospitaliers de territoire). Toutes ces mesures n’ont qu’un seul objectif : supprimer des emplois, des services voire des établissements”.

Le représentant syndical est également revenu sur les suppressions de postes annoncées. Et les conséquences qu’elles peuvent avoir. “L’hôpital de Bayeux est en déficit comme la plupart des hôpitaux publics. On nous demande de supprimer cette année encore 15 emplois. Et on nous dit que ça va durer jusqu’en 2021. L’hôpital de Bayeux offre des soins de qualité dans de multiples disciplines. Si nous ne faisons rien, ils risquent de disparaître. Alors non à des soins loin de chez nous, et non aux suppressions d’emploi”.

“Les salariés sont épuisés”

Yoran Guillochon, du syndicat Sud, insiste sur le climat de tensions et de fatigue qui règne au centre hospitalier depuis de longs mois. “Il y a un vrai ras-le-bol. On asphyxie le personnel. Il y a des burn-out, de plus en plus d’arrêts maladie, les salariés sont épuisés”.

“Que l’hôpital ne se transforme pas en centre de gérontologie”

Le maire de Bayeux, Patrick Gomont, a pris la parole sur le parvis de l’hôtel de ville à l’arrivée des manifestants. Aux côtés de la conseillère départementale Mélanie Lepoultier, il leur a assuré du soutien de la collectivité. « Notre volonté est le maintien de tous les services, que l’hôpital ne se transforme pas en centre de gérontologie. Etant donné son déficit chronique, on peut comprendre que l’on parle de réorganisations et d’arbitrages immobiliers (qui pourrait conduire l’hôpital, propriétaire de nombreux bâtiments, à se séparer de certains ndlr), mais pas de fermetures de services. L’hôpital de Bayeux c’est 1 200 emplois, des retombées économiques sur le territoire et un facteur d’attractivité essentiel. C’est l’accès aux soins pour tous les habitants du Bessin, il est hors de question que l’on aille au CHU de Caen ».

Le maire s’inquiète aussi de la manière dont s’organise la vie hospitalière autour du GHT, opérationnel depuis janvier, qui repose sur un projet médical partagé entre plusieurs établissements. « Il y a une main-mise du CHU sur les autres. Quand on parle de partenariat, tous les acteurs doivent trouver leur place ».

Patrick Lemonnier, président du conseil de surveillance de l’hôpital, est également intervenu pour rappeler que l’ARS (Agence régionale de santé) lui avait assuré qu’aucun service n’allait fermer. Mais les manifestants veulent rester prudents et attendent de meilleures conditions de travail et d’accueil des patients.

Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 16:32
Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 14:43
Partager cet article
Repost0
Published by sud-chu-caen

Présentation

  • : Le blog de sud-chu-caen
  • : Site du syndicat SUD Santé du CHU de CAEN
  • Contact

Recherche

Archives