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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:05

Santé. La Région Normandie va adapter l’offre des formations aide-soignant et infirmier. Des Ifsi (Instituts de formation en soins infirmiers) et des Ifas (aide-soignant) fermeront leurs portes.

«Cela fait deux ans que l’État via l’Agence régionale de santé alerte sur la nécessité de revoir le quota infirmier à la baisse et qu’aucune décision politique n’avait été prise... Il était donc de la responsabilité de la Région de prendre acte dès maintenant de cette décision puisque la rentrée 2017 se prépare dès le mois de novembre avec la publication du nombre de places de concours disponibles. » Propos tenus par David Margueritte, vice-président de la Région Normandie en charge de la Formation. À l’appui de sa démonstration, l’élu insiste sur « la progression extrêmement forte du taux de chômage chez les infirmiers, qui se traduit par une hausse de 92 % ces six dernières années ».

Nouveaux diplômés
au chômage

Selon la Région, environ 850 infirmiers et infirmières sont inscrits à Pôle emploi alors que 1 634 diplômés sortent des écoles chaque année. « Au-delà de l’aspect quantitatif, il faut prendre en considération que l’insertion professionnelle se détériore de plus en plus avec notamment des contrats précaires et/ou à temps partiel. Le potentiel de recrutement à moyen ou long terme est donc particulièrement faible et il est de notre responsabilité de ne pas former des infirmiers qui seront au chômage demain, insiste David Margueritte avant de parler d’adaptation de la carte des formations. Le quota d’entrées dans les filières de la rééducation (masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotriciens, pédicures-podologues...) a été augmenté de près de 200 places ces derniers mois. » En soins infirmiers, il est envisagé la fermeture d’un Ifsi à la rentrée 2017, sur les 17 que compte la Normandie. Les villes de Vire et de Flers, qui font partie d’un Groupement hospitalier territorial (GHT), comptent actuellement chacune un Ifsi et un Ifas (aide-soignant). Dans une logique de regroupement par spécialité, l’objectif de la Région est que le pôle aide-soignant puisse être conforté à Vire et le pôle infirmier à Flers. Au demeurant, la plupart des Ifsi d’ex-Haute-Normandie proposent des doubles rentrées (septembre et février) tandis que les étudiants en soins infirmiers d’ex-Basse-Normandie ne rentrent qu’en septembre. La Région mettra donc fin au système de double rentrée pour un seul et même institut. En revanche, afin de rationaliser les dépenses et de fluidifier les insertions professionnelles, les rentrées seront reparties entre février et septembre.

La Région envisage par ailleurs de maintenir le quota d’entrées en formation des aides-soignants, soit 1 162 places. Celui-ci pourrait même être réévalué à la hausse en fonction des besoins du territoire. Il est également envisagé la fermeture de 8 Ifas pour assurer une répartition équilibrée sur le territoire, sachant que « des établissements ne forment parfois qu’une quinzaine d’élèves », argumente la Région. Alençon, Mamers, Argentan (Orne), Bernay (Eure), Caen EPSM, Honfleur (Calvados), Le Havre Coty, Coutances et Saint-Martin-des-Champs (Manche) sont concernés.

Président de l’URPS infirmiers de Normandie (Union régionale des professions de santé), François Casadei se dit conscient des problèmes d’embauche des nouveaux diplômés, depuis trois ans environ. « L’ARS avait déjà soulevé ce problème, diminuant le nombre d’entrées dans certains Ifsi, aux alentours de 80 en Haute-Normandie : il n’y avait pas assez d’embauches pour absorber les nouveaux diplômés. » L’infirmier invite cependant à la prudence, et à évaluer les besoins sur les trois ou quatre ans à venir. « Faut-il ne garder que des grosses structures en diminuant les quotas pour pallier les déficits d’embauches, et se dire dans dix ans (comme pour les médecins) : on a fait une connerie ! » Le problème aujourd’hui, surtout, « ce sont les restrictions budgétaires, notamment dans les hôpitaux publics, renchérit le professionnel de santé. Elles empêchent les embauches, alors que les 35 heures n’ont jamais été digérées, que nombre de professionnels sont en souffrance, des territoires mal desservis. »

Source: paris-normandie.fr

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 08:50

Pour sauver leur école, menacée de fermeture, les étudiants infirmiers ont lancé des actions. Après une distribution de tracts dans la ville et une lettre ouverte adressée aux maires des communes du territoire, ils appellent à la mobilisation le vendredi 4 novembre 2016, à la Porte-Horloge.

"Nous sommes en colère face à cette annonce. Tous ont fait le choix d’intégrer cette école et chacun de nous va se battre pour la conserver. L’école de Vire c’est tout d’abord une petite école, trois promotions d’étudiants : 120 élèves infirmiers au total et 30 élèves aides-soignants. Alors oui, c’est une petite école, mais c’est une école de qualité", ont-ils fait savoir dans une lettre ouverte.

 

Soutenus par l'intersyndicale de l'hôpital

 

L'intersyndicale de l'hôpital (CGT, CFDT et Sud) soutient le mouvement des élèves et adresse un courrier aux maires des communes du territoire pour les mobiliser. "La fermeture de l’institut de formation aura un impact négatif sur la survie même de l’hôpital et sur l’économie locale. Si nous perdons notre école de formation, qui nous soignera ? Nous sommes tous des patients potentiels !" écrivent-ils. 

Source: ouest-France.fr

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 17:38

L'Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) de Falaise, menacé pour la rentrée 2017, dans le cadre de la réorganisation des formations de santé en Normandie, ne fermera pas.

Environ 300 manifestants étaient présents ce lundi matin, à Falaise, à partir de 7 h 30, pour protester leur mécontentement et leur inquiétude devant le Forum, où se tenait l'assemblée générale de l'Union amicale des maires du Calvados (UAMC) à laquelle était attendu Hervé Morin.

"J'ai compris que l'Ifsi n'était pas qu'un centre de formation, mais le symbole du combat de l'hôpital de Falaise", a souligné Hervé Morin, à l'issue de l'assemblée générale

Source: ouest-France.fr

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 18:39

Ce jeudi 19 octobre à midi, une centaine de salariés de l'Association calvadosienne pour la sauvegarde de l'enfant à l'adulte (ACSEA) ont débrayé ce midi, devant le siège à Caen. En cause : leurs conditions de travail.

Sur le parking face au siège de l'Association calvadosienne pour la sauvegarde de l'enfant à l'adulte (ACSEA), une centaine de salariés a répondu à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO et Sud.

Éducateurs, assistants de services sociaux, secrétaires, etc. ont débrayé pour signifier leur mécontentement à la direction de l'ACSEA. "Notre rapport à la direction est délétère. On fait semblant de nous écouter. On en a ras-le-bol", annonce Jérôme Turge de l'intersyndicale.

 

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 18:34
Appel pour le 8 novembre
Appel pour le 8 novembre

Tract d'appel diffé jeudi 19 octobre au CHU de CAEN

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 08:39

L'Institut de formation en soins infirmiers (Ifsi), rattaché au centre hospitalier de Falaise, fermerait à la rentrée 2017 sur décision du conseil régional. La CFDT et la CGT tirent la sonnette d'alarme.

"La direction de l'hôpital nous a annoncé hier (lundi 17 octobre 2016) la fermeture des entrées à l'Ifsi à la rentrée 2017, malgré un budget à l'équilibre, une formation reconnue et 100 % d'employabilité des étudiants", déplorent Jacques Le Bret, Ana Jounot et Carole Bellaunay, représentants CFDT au centre hospitalier. Ils dénoncent "un scandale"

C'est un nouveau coup dur pour l'hôpital de Falaise, après la fermeture de la maternité en septembre 2016. "On a peur pour la suite à l'heure où l'hôpital a un plateau technique en danger et de grosses difficultés financières."

Les syndicalistes demandent aux politiques locaux de prendre position et envisagent des actions.

L'annonce officielle est attendue pour le lundi 24 octobre 2016. Les Ifsi de Falaise (130 étudiants) et de Vire seraient concernés, dans la région.

Source: ouest-France.fr

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 09:47

"J'ai besoin d'infirmières, d'aides soignants, de brancards pour mon service, j'ai pas besoin de directeur, de sous directeur et d'ARS qui vont me mettre des indicateurs, des gens pour contrôler des indicateurs et mettre encore des indicateurs "

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:37
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:27
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 09:25

Passée en force avec le soutien de la CFDT, la réforme du temps de travail entre progressivement en application dans les services depuis début septembre. Les méfaits de cette réorganisation, dénoncée par une majorité de personnels, sont en train de se vérifier.

Le 1er avril dernier, Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), signait l’arrêté fixant les nouvelles organisations de travail au sein de l’institution. Pour la direction, cette réforme « a pour objectifs de maintenir l’emploi au service des malades, d’améliorer la qualité de vie au travail et d’adapter les organisations aux besoins des patients et aux nouveaux modes de prise en charge ». Depuis le 1er septembre, la généralisation de la grande équipe, qui se définit par « l’alternance programmée des horaires continus de matin et d’après-midi », dans un « souci d’équité entre les personnels », se met en place progressivement dans les établissements, avec suppression de jours de congé à la clé. Cette « réorganisation », loin d’améliorer les conditions de travail, la qualité des soins et de concilier vie professionnelle et vie personnelle, crée au contraire des « traumatismes » dans les services, constatent les organisations syndicales Usap-CGT, FO, Unsa et CFE-CGC, qui se sont mobilisées hier, jour du conseil de surveillance de l’AP-HP.

Une méthodologie qui n’améliore pas les conditions de travail

« L’organisation du travail à l’AP-HP est tellement disparate que tous les établissements ne sont pas frappés de la même façon », constate Olivier Cammas, de l’Usap-CGT, notant cependant que les services de gériatrie sont particulièrement déstabilisés. C’est le cas de l’hôpital Joffre-Dupuytren de Draveil (Essonne). « Avant, on avait des équipes fixes, du matin ou de l’après-midi. Désormais, un agent est censé être 15 jours du matin puis 15 jours de l’après-midi, explique Jean-Marc Allouche, secrétaire du syndicat CGT de l’établissement. Du coup, des gens se retrouvent en grosse difficulté, car ils ne peuvent plus conjuguer vie privée et vie professionnelle ; beaucoup ont des difficultés de garde d’enfants… Et en cassant les équipes fixes, les patients, âgés, perdent leurs repères. Cette méthodologie ne va pas améliorer les conditions de travail ni la qualité des soins. »

« Ce que l’on dénonçait se mesure aujourd’hui à l’épreuve des faits », corrobore Olivier Youinou, délégué SUD santé à l’AP-HP, prenant l’exemple des transmissions inter-équipes. Dans les faits, les soignants n’ont plus qu’une dizaine de minutes de temps de chevauchement pour assurer les transmissions d’un service de 30 patients, ce qui risque d’engendrer des erreurs de soin. FO est très critique lui aussi : « C’est toute la vie des agents qui s’en trouve chamboulée. On avait promis aux agents des plannings fixes de 15 jours, or, dans certains services, les horaires changent du jour au lendemain. Et plus ça va, plus ça déteint sur les patients, dénonce Jean-Emmanuel Cabo, secrétaire du syndicat. On se retrouve dans des situations où les agents tournent sur un pôle, morts de trouille, avec la peur de se tromper, de tuer quelqu’un. Chaque jour, on constate une augmentation de l’épuisement des personnels. Ils démissionnent, demandent une disponibilité ou craquent. Mais la direction s’en moque. Ce qu’elle veut, c’est avoir une plus grande flexibilité des personnels pour organiser le travail en fonction des pics d’activité. »

« Cette réforme vise à faire des économies budgétaires sur la masse salariale. Nous devenons corvéables à merci », dénonce Jean-Marc Allouche, qui, comme ses collègues, fustige la gabegie de l’AP-HP, qui fait payer ses erreurs de gestion au personnel. La direction choisit en effet de récupérer 25 millions d’euros sur le dos des 77 000 agents mais, dans le même temps, perd 80 millions d’euros de facture et offre un parachute doré à son ancienne directrice. Pour Jean-Emmanuel Cabo, il n’y a qu’une chose à faire : « Se mobiliser. La pierre angulaire, c’est le retrait de la réforme, après on discutera. »

Source: humanite.fr

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