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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:10

En guise de vœux pour la nouvelle année, les infirmières inscrites à l’ordre mais non cotisantes ont reçu, le 2 janvier dernier, une ultime lettre de rappel avant poursuites. Elles ont quinze jours pour faire leur chèque… En attendant, l’ordre ne fait toujours pas recette auprès des infirmières salariées.

 

« Vous êtes inscrit(e) au tableau de l’Ordre national des infirmiers. Cette inscription entraîne le paiement obligatoire de la cotisation ordinale en vertu de l’article L4312-7 du Code de la santé publique. […] Nous vous prions de procéder à la régularisation de votre situation dans un délai maximal de 15 jours. A défaut, nous serons contraints de mettre en œuvre une procédure de recouvrement dont les frais pourront vous êtes imputés. » En fin de semaine dernière, quelque 28 000 lettres ont ainsi été adressées par l'ONI aux infirmières qui ne se sont pas acquittées de leur cotisation de l’année 2011.

Interrogé sur la nature de la procédure, et le coût qu’elle engendrerait pour les infirmières mais également pour l’instance ordinale, l’ordre n’a pas souhaité répondre à nos questions. Dans un communiqué mis en ligne sur son site, le syndicat Résilience appelle les infirmières à ne pas tenir compte de cette menace, et les engage à demander leur désinscription. Joint ce matin, Denis Basset, secrétaire fédéral de FO santé sociaux, membre de l’intersyndicale anti-ordre, maintient l’appel au boycott de l’ordre infirmier. Par ailleurs, il a indiqué qu’Annie Podeur, directrice générale de la Direction générale de l’offre de soins, avait été interpellée le 22 décembre dernier, lors du dernier conseil supérieur de la fonction publique hospitalière, afin qu’elle intervienne auprès des directions d’établissements pour que ces derniers cessent leurs pressions pour contraindre les infirmières, et notamment les jeunes diplômées, à adhérer à l’ordre. « Elle s’est engagée à donner des instructions en ce sens aux établissements ainsi qu’aux Agences régionales de santé », indique Denis Basset.

 

Loin du compte

Côté chiffres, nous en savons désormais davantage sur la répartition par type d’exercice des inscrites et cotisantes à l’ONI. Dans un courrier adressé le 8 décembre dernier au député Pierre Méhaignerie, président de la Commission des affaires Culturelles, Familiales et Sociales à l'Assemblée Nationale, et que nous avons pu récemment nous procurer, Didier Borniche, président de l’ordre, indique en effet que sur les quelque 108 000 inscrites au tableau ordinal, 48 % sont des infirmières libérales et 49 % des infirmières salariées. Les 3 % restant étant non renseignés, il pourrait s’agir d’infirmières ayant une double activité (libérale et salariée) ou en recherche d’emploi.

Concernant les cotisations, Didier Borniche écrit également que le taux d’infirmières inscrites et ayant cotisé serait de quelque 74 %. Pour mémoire, rappelons que le 5 décembre, Karim Maneri, secrétaire général de l’ordre, précisait dans nos colonnes que quelque 80 % des inscrites étaient à jour de leur cotisation. Cherchez l’erreur… Pourtant un écart de 6 % dans une trésorerie ne passe pas inaperçu. Pour résumer, si l’on se base sur un effectif de 500 000 infirmières en activité, dont 77 000 infirmières libérales, le pourcentage des adhérentes salariées demeure extrêmement faible : un peu plus d’une infirmière sur dix est aujourd’hui inscrite à l’ordre, et moins d’une sur dix y a cotisé en 2011. L’ordre semble donc encore très loin du compte. Un bilan qui pourrait inquiéter sa banque, son principal créancier, mais aussi les conseils départementaux de l’ONI, dont certains peinent déjà à payer le loyer de leurs locaux…

Source: EspaceInfirmier.com

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:23

Après quelques semaines de calme relatif, l’Ordre infirmier intensifie ses relances. Avec un objectif principal : encaisser le maximum de cotisations pour son exercice financier 2012.


“Nous vous prions de procéder à la régularisation de votre situation dans un délai maximal de 15 jours. A défaut, nous seront contraints de mettre en œuvre une procédure de recouvrement dont les frais pourront vous être imputés.”

Tel est le courrier en lettre simple qu’ont reçu en guise de vœux les infirmiers inscrits au tableau ordinal, mais qui ne se sont pas acquitté de leur cotisation 2011.

Un “dernier rappel avant procédure de recouvrement” qui interroge, inquiète ou irrite sur de nombreux forums professionnels. Le syndicat Résilience, farouche opposant ordinal appelle quant à lui “les inscrits de force à l'ordre infirmier à jeter ces lettres de rappel – non recommandées – à la poubelle”

Initiée début septembre, la stratégie de l’Ordre semble toutefois porter ses fruits, même si les finances de l’institution ordinale restent fragiles, avec un plan de licenciement massif en cours et une mainmise quasi totale de son principal appui financier sur sa stratégie.

En novembre, face au comité d’entreprise de l'organisme inquiet de la situation des salariés, Didier Borniche, président de l’Ordre le reconnaissait lui-même : "L'Ordre se trouve dans une situation dont il n'a pas les clefs et dans laquelle beaucoup de choses lui ont été imposées par les banques"


Source : ActuSoins

 

La seule place de l'Ordre

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 18:18

                         Plus que jamais nous refusons de payer pour travailler!

L’intersyndicale nationale pour l’abrogation des lois portant création des ordres professionnels s’est réunie le mardi 29 novembre 2011.
Elle constate que l’ordre national des infirmiers, bien qu’affaibli, continue de mener sa politique d’agression envers les personnels infirmiers, surtout en direction de nos jeunes collègues qui rentrent dans la profession.
Aujourd’hui, l’ordre est complètement discrédité par une majeure partie de la profession, cette dernière étant ulcérée des méthodes employées par l’Ordre National des Infirmiers pour contraindre nos jeunes collègues de rejoindre l’ordre. C’est un chantage organisé à l’embauche!
De même, nos collègues qui souhaitent s’inscrire dans une formation qualifiante (cadre de santé, IADE, IBODE, puéricultrice) se voient contraints en remplissant leurs dossiers d’inscriptions d’apporter la preuve de leur affiliation à l’ordre. C’est légalement infondé !
Ceci démontre que l’ordre trouve quelques appuis dans les établissements en l’occurrence les directeurs de soins et les directeurs d’instituts de formation.
L’intersyndicale nationale est encore plus que jamais engagée dans ce combat que nous mènerons jusqu’au bout, à savoir jusqu’à l’abrogation de l’ordre national des infirmiers.
L’ORDRE EST AUX ABOIS, les salariés refusent de payer, alors il concocte un plan d’équilibre financier:
- Licenciement de 41 salariés (dans un premier temps) ;
- Suppression des structures ordinales au niveau départemental ;
- Il obtient une ligne de crédit pour sa trésorerie suite à une intervention de l’Elysée auprès de l’organisme bancaire!
- Il ne peut faute de moyens, organiser la réélection des conseillers ordinaux comme prévu en 2012. Une décision du conseil constitutionnel l’a «épinglé». Alors, il obtient avec le soutien des plus hautes autorités de l’Etat, la prorogation par décret des mandats des conseillers ordinaux de deux ans, jusqu’en 2014!
Tout cela démontre que l’on ne respecte ni la démocratie ni la volonté majoritaire de la profession.

CFDT Santé Sociaux; CGT Santé Action Sociale; CFTC Santé Sociaux; FO Santé Sociaux; SNICS FSU; SUD Santé Sociaux; UNSA Santé Sociaux

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 21:36

Alors que le conseil national de l'ordre se réunit aujourd'hui, sans que l'on sache quel sera l'objet des discussions, le ministère réaffirme qu'il ne contraindra pas les infirmières à cotiser.

Comme nous l’annoncions début octobre, les membres du conseil national de l’Ordre des infirmiers se réuniront aujourd’hui, lundi 5 décembre, rue Sainte-Anne, à partir de 10 heures. L’ordre du jour de ce premier conseil après la crise de cet été reste cependant inconnu - pour ne pas dire sous les verrous. Joint par la rédaction, Karim Maneri, secrétaire général de l’Ordre, n’a d’ailleurs pas souhaité dévoiler son contenu. En revanche, il a indiqué que 108 000 infirmières seraient aujourd’hui inscrites à l’Ordre. Parmi elles, 86 400 infirmières, soit quelque 80 %, seraient à jour de leur cotisation. Un bon résultat par rapport au tableau de marche qui avait été adopté en septembre dernier, dans le cadre du plan de redressement de l’Ordre. Ce dernier prévoyait en effet d’engranger 89 387 cotisations au 11 décembre. L’objectif est donc réalisable et permettrait à l’Ordre d’échapper à la déconfiture.
 
Mesure conservatoire


Par ailleurs, selon nos sources, les services juridiques du ministère de la Santé étudient les possibilités de prolonger les mandats des élus régionaux et départementaux arrivés à leur terme fin novembre. « La situation est plus complexe que celles des conseillers nationaux, car le mandat des élus locaux est effectivement achevé. On cherche des solutions et on va les trouver », assure-t-on au ministère. Pour mémoire, le 24 novembre dernier, soit la veille de l’extinction de certains mandats, un décret ministériel les avait prorogés pour une durée de deux ans. « C’était une sorte de mesure conservatoire car on ne pouvait pas obliger l’Ordre à organiser des élections qui lui auraient coûté 1,5 millions d’euros. Nous lui avons ainsi permis de ne pas boire la tasse », indique-t-on au ministère. En clair, le gouvernement ne voulait pas endosser l’habit du bourreau qui donne le coup grâce !
Le ministère confirme également qu’il ne prendra aucune mesure de contrainte à l’égard des infirmières qui ne veulent pas cotiser à l’Ordre. « Si les infirmières veulent faire vivre leur Ordre, elles savent comment faire. Nous sommes à quelques mois des élections présidentielles, et quelle que soit sa couleur, le prochain gouvernement aura une lecture politique différente vis-à-vis de l’Ordre. En attendant, notre position est celle de la neutralité », confie le ministère.
 
Françoise Vlaemÿnck

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:50

L'ordre infirmier s'est fait discret ces dernières semaines. Toujours englué dans une crise interne, il récupère cependant des cotisations en hausse. Deux mois après le lancement de son plan de restructuration, que devient l'ONI ? Revue de détails.


Adopté début septembre, le plan de restructuration de l'Ordre infirmier prévoit un retour à l'équilibre financier en mai 2012. Pour cela, il s'appuie sur deux leviers : la hausse du nombre de cotisants et la baisse des dépenses, avec un plan social drastique et la suppression des locaux départementaux.


Des cotisations en hausse


Pour revenir à l'équilibre, l'ONI prévoit de franchir la barre des 90.000 cotisants en janvier 2012. Selon les données du 28 novembre 2011, 79.490 infirmiers sont désormais à jour de cotisation, contre 66.564 infirmiers le 12 septembre dernier - à la veille du lancement du plan de restructuration - soit une hausse de 19 %.

Il semble donc que la stratégie adoptée début septembre, les nombreuses lettres de relance envoyées aux récalcitrants et les menaces de déconventionnement à l'encontre des infirmières libérales portent leurs fruits. Cependant, selon le plan de trésorerie de l'ONI dont nous avons obtenu copie, l'Ordre tablait sur 85.559 cotisants fin novembre 2011, il est donc légèrement en dessous de ses objectifs.

A ce jour, 73,7% des inscrits à l'Ordre ont réglé leur cotisation, tandis que la barre des 106.000 inscrits (20% de la profession) a été franchie courant octobre.


Plan social en cours


Proche du dépôt de bilan fin août, l'ONI a engagé un vaste plan social. Désormais, il n'y aura plus qu'une assistante pour 15.000 infirmiers, c'est à dire une assistante par région, contre une par département actuellement. 76 postes vont donc être supprimés.

La procédure de plan social étant en cours, les régions ne savent pas encore de quelles assistantes elles vont devoir se séparer, ni quand celles-ci vont cesser le travail.

Grogne dans les départements

Les élus départementaux ne décolèrent pas. Ce sont en effet eux qui supportent la majorité des coupes budgétaires : pertes des assistantes et suppressions des locaux. Dans plusieurs départements, tout ou partie des bureaux des conseils départementaux (CDOI) ont démissionné afin de montrer leur désaccord.

Ces économies signifient en effet la fin de leur travail de proximité, les permanences locales étant supprimées. Afin de limiter la casse, certains CDOI cherchent à récupérer des locaux gratuits auprès des mairies et des hôpitaux.

D'une manière générale, c'est un sentiment de gâchis qui émane des témoignages de ces élus. Mais leur colère se dirige plus contre le ministère de la Santé, accusé de lâchage, que contre le bureau national de l'ONI. L'Auvergne et l'Aude ont ainsi déposé des plaintes en Tribunal de grande instance contre les établissements hospitaliers qui emploient des infirmiers non inscrits à l'Ordre.

Si ces plaintes, en cours d'instruction, ont peu de chances d'aboutir, il s'agit surtout pour leurs initiateurs de mettre la pression sur les Agences régionale de Santé et les hôpitaux pour qu'ils contraignent les infirmiers à s'inscrire.

Une grogne qui touche aussi les infirmières libérales. Souvent favorables à l'Ordre, beaucoup refusent aujourd'hui de financer à elles seules un organe destiné à toute la profession.

Menacées par l'ONI de déconventionnement si elles ne sont pas inscrites au tableau de leur département, elles sont la principale cible de la campagne actuelle de recouvrement des cotisations, d'autant plus que leur contribution individuelle est plus élevée que celle des salariés : 75 euros contre 30 euros.


Pas d'élection faute d'argent


Dernière illustration en date des difficultés toujours bien réelles de l'ONI : le ministère de la Santé a décidé le 23 novembre de prolonger de deux ans le mandat des élus ordinaux et d'éviter ainsi l'organisation d'élections "compte tenu des difficultés matérielles et financières auxquelles l’ordre est confronté". Si l'ONI a évité de justesse la mort clinique en août dernier, il reste aujourd'hui en soins intensifs.

Source : Actusoins

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 17:27


Le ministère de la Justice calme le jeu. Les infirmières non inscrites à l’ordre infirmier ne seront pas poursuivies pour exercice illégal de la profession.


Les établissements qui emploient des infirmières ne peuvent être tenus responsables si elles ne sont pas inscrites à l’ordre infirmier. Pas plus que ces dernières ne seront poursuivies pour exercice illégal de la profession infirmière. Et ce ne sont pas les tenants anti-ordre qui le disent mais le ministère de la Justice lui-même ! « Nous travaillons en étroite collaboration avec la chancellerie sur cette question, et les procureurs ont reçu des instructions claires à ce sujet » a indiqué le chef du bureau des ressources humaines 2 à la direction générale de l’offre de soins (DGOS), Guy Boudet, à l’occasion d’un point d’actualité qu’il animait le 18 novembre dernier lors d’un colloque organisé par la DGOS. Et d’ajouter : « Le dossier n’est pas simple, mais il ne sert à rien de mettre le feu partout. Mieux vaut chercher des solutions. » En ligne de mire, plusieurs conseils départementaux de l’ONI, principalement de la région Auvergne, qui ont récemment « traîné en justice » des établissements au motif que les infirmières y travaillaient sans être passées par la case ordre infirmier. Selon la DGOS, le président de l’ONI, Didier Borniche, a dû monter au créneau, afin de calmer les ardeurs judiciaires de ses troupes, les invitant à se concentrer sur des cas véritables d’exercice illégal.
 
Pourquoi tant de haine


Réagissant aux propos du chef de bureau de la DGOS, un cadre supérieur de santé de la MGEN présent dans la salle, a dit son mécontentement, estimant que les textes devaient s’appliquer, et que les établissements étaient « en dehors des clous ». « La loi dit qu’une infirmière doit posséder un DE, un numéro Adeli et son inscription à l’ordre. Un établissement n’emploierait pas un médecin s’il n’était pas inscrit à l’ordre des médecins. Alors pourquoi tant de haine à l’encontre de l’ordre infirmier ? », a-t-il lancé. « Je fais partie des 430 000 infirmiers non-adhérents à l’ordre et je ne me sens pas dans l’illégalité par rapport à mon statut », a répliqué un infirmier. Et d’ajouter : « J’ai le sentiment que l’ordre est plus agressif vis-à-vis des infirmiers que ce qu’il prétend dans ses plaquettes de communication. Notre numéro Adeli suffit largement à exercer. La politique de santé nécessite qu’il y ait des infirmières dans les services de soins. On ne va pas se priver d’elles parce qu’elles ne sont pas inscrites à l’ordre. Sinon, je crois que la population nous en voudrait. » Dans l’atmosphère feutrée de l’auditorium de la Bibliothèque nationale de France, c’est la seule intervention qui a été applaudie…
 
Aux abonnés absents
Pendant ce temps-là, l’ONI, après des semaines de silence, tente son retour sur la scène médiatique… Hier après-midi, les rédactions de France et de Navarre ont reçu par mail un communiqué de presse émanant de la rue Sainte-Anne. On pouvait y lire que, « à l'occasion de la semaine de la sécurité des patients - du 21 au 25 novembre 2011 -, le Conseil national de l'Ordre des infirmiers tient à souligner le rôle essentiel que tiennent les infirmières et les infirmiers dans la sécurité et la qualité des soins apportées à leurs patients, et ce, quel que soit leur type d'exercice, et leur spécificité d'exercice. » L’information est maigre, mais au moins apprend-on ainsi que l’ordre parvient encore à payer son abonnement à Internet…
 
Françoise Vlaemÿnck

Source : Espaceinfirmier.com

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 17:17

Le gouvernement intervient par décret et proroge de deux ans le mandat des conseillers ordinaux.

Le mandat des élus ordinaux arrivait à expiration le vendredi 25 novembre 2011 à minuit... En effet, les précédentes élections avaient eu lieu le 25 novembre 2008 avec pour obligation : des conseillers ordinaux élus pour six ans et renouvelés par moitié tous les trois ans. Publié ce matin, 24 novembre, au Journal Officiel, un décret « proroge de deux ans la durée du mandat des membres du Conseil national de l'Ordre des infirmiers afin que son premier renouvellement par moitié soit repoussé compte tenu des difficultés matérielles et financières auxquelles l'ordre est confronté ».

Xavier Bertrand signe là un nouveau soutien à la structure ordinale dont on connaît les difficultés actuelles de fonctionnement et le peu de crédit que lui accorde les infirmiers.

Le syndicat Résilience, farouchement opposé à l'Ordre infirmier depuis sa création, publie dans la foulée, par la voix d'Hugues Dechilly, secrétaire général, un communiqué intitulé « Le coup de force du gouvernement » dénonçant « un déni de démocratie qui est infligé à la profession infirmière, profession qui refusera, jusqu'au bout, cette soumission honteuse et inique à un ordre immoral qui fait preuve - au quotidien - de son incapacité notoire à gérer... ». Il exhorte par ailleurs « dès maintenant, les plus de 400.000 professionnels infirmiers à sanctionner ce soutien plus qu'abusif et honteux lors des prochaines consultations électorales ».

Aux dernières nouvelles, le prochain Conseil national de l'Ordre est fixé au 5 décembre prochain. Aucune communication ne filtre de la rue Sainte-Anne et on ne sait toujours pas quel sera l'ordre du jour.

 

Infirmiers.com c'est ici

 

communiqué RESILIENCE du 24 novembre 2011 : le coup de force du gouvernement

avec la publication au Journal Officiel ce matin d'un décret prolongeant de deux ans la validité du mandat ordinal des conseillers de l'ordre infirmier, mandat national qui arrivait à expiration ce vendredi à minuit c'est un véritable coup de force et un déni de démocratie qui est infligé à la profession infirmière, profession qui refusera, jusqu'au bout, cette soumission honteuse et inique à un ordre immoral qui fait preuve - au quotidien - de son incapacité notoire à gérer ...

RESILIENCE
prend acte de la volonté du gouvernement et du ministre de la Santé de soutenir, sans retenue, cet ordre infirmier et continuera de lutter jusqu'à en obtenir l'abrogation au Journal Officiel,


RESILIENCE appelle les non inscrits à plus de 80% à continuer de refuser à adhérer et à cotiser à l'ordre infirmier,

RESILIENCE appelle, dès maintenant, les plus de 400 000 professionnels infirmiers à sanctionner ce soutien plus qu'abusif et honteux lors des prochaines consultations électorales,

RESILIENCE étudie, dès maintenant, toutes les possibilités de recours par voie juridique et autre,

 

Résilience c'est ici

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 11:24

Un accord obtenu avec la Bred sauve l'organisme créé à l'initiative de Xavier Bertrand, et rejeté par une partie de la profession.

 

C'est l'histoire d'une prévisible descente aux enfers et d'un incompréhensible sauvetage in extremis. L'Ordre des infirmiers, boycotté par une large majorité de la profession, alllait se déclarer en cessation de paiement au 29 juillet. Quand sa banque lui a soudain accordé un répit… politique ?

Créé en 2006 par Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, cette instance corporatiste devait faire régner l'ordre dans une profession éclatée entre une minorité de libéraux et une majorité de salariés, de très nombreux syndicats, de nombreux exercices sans diplôme, une concurrence étrangère…

Imposé par la loi après un vote contesté, l'Ordre a d'emblée suscité une fronde dans la profession, qui compte près de 500 000 personnes.

Doté du pouvoir de faire la justice et capable de retirer le droit d'exercer, l'Ordre a été vu par beaucoup comme une institution rétrograde et inutile. Le caractère obligatoire de l'inscription au tableau de l'Ordre a froissé, le prix de la cotisation (75 euros) aussi.

Faisant fi de cette impopularité, l'Ordre s'est lancé en 2009 avec un budget faramineux de 38 millions d'euros annuels, a mis en place un mastodonte administratif, avec des antennes régionales et départementales, des cadres à Paris payés 7 000 euros bruts…

La présidente, Dominique Leboeuf a même passé commande d'un travail sur l'identité visuelle de l'Ordre à son propre frère – un contrat à 20 000 euros.

Malgré le risque de sanction, une majorité d'infirmiers a choisi la désobéissance : seuls quelque 100 000 d'entre eux sont inscrits au tableau, et moins de 60 000 sont à jour de cotisation.

Nora Berra : « Il faudra envisager une adhésion facultative »

Mois après mois, le budget prévu était dépensé, mais les recettes ne rentraient pas. Quand il est devenu évident que l'Ordre allait dans le mur, début 2011, les politiques ont commencé à mettre leur nez dans ses affaires. A la demande du ministre de la Santé, Xavier Bertrand, la cotisation est abaissée en mars à 30 euros pour les salariés (mais 150 euros sont demandés aux sociétés d'infirmières).

Puis la secrétaire d'Etat à la Santé, Nora Berra, menace :

« Si l'ordre ne parvient pas à convaincre les professionnels, il faudra envisager une adhésion facultative pour tous les infirmiers. »

L'Ordre semble lâché alors par ceux-là même qui avaient voulu sa naissance… mais sera finalement sauvé in extremis, grâce au bon vouloir de sa banque, la Bred, qui lui a octroyé une ligne de crédit de près de 8 millions d'euros.


Changement de position de la banque en un week-end


Début juillet, la présidente, acculée, démissionne, et David Vasseur, l'un de ses vice-présidents qui assure l'intérim, se demande comment il va réussir à payer les salaires des quelque 140 salariés fin juillet.

Le 21 juillet, Xavier Bertrand écrit directement à François Pérol, le
président du directoire des Banques populaires - Caisse d'Epargne, maison
mère de la Bred. « Un ministre qui s'adresse à une société privée pour
lui demander de sauver une autre société privée… c'est troublant »,
commente Thomas Duvernoy, rédacteur en chef du site Actusoins.

D'autant que, « coup de théâtre », la demande fonctionne : durant le week-end, la banque change de position et accepte le plan de restructuration de l'Ordre.

Est-ce que le fax de démission de David Vasseur, envoyé le vendredi au président de la République, a eu une influence ? François Pérol, proche de Sarkozy et patron du groupe dont fait partie la Bred, a-t-il accédé à une demande politique ? Interrogée, la banque invoque le « secret bancaire » et refuse de s'exprimer sur les dossiers de son client.


En septembre, ce sera quitte ou double


Seul David Vasseur, qui n'aura passé que trois semaines à la tête de l'institution, a livré sa version à Rue89 :

« J'ai écrit à Sarkozy car je pensais que c'était à l'Etat de liquider l'ordre, mais il ne m'a pas appelé. Bizarrement, le lendemain, je vois que mon successeur a eu un entretien téléphonique avec la banque et obtenu un sursis jusqu'en septembre. »

Le plan de restructuration, qui consiste à amputer l'Ordre des deux tiers de son personnel et des quatre cinquièmes de ses structures locales, a soudain paru crédible à la Bred… qui l'avait pourtant sous les yeux depuis un moment.

« En septembre, ce sera quitte ou double », remarque David Vasseur. Lui juge « réaliste » que l'Ordre engrange 50% d'adhérents en trois ou quatre ans, sauf si « la profession refuse de prendre son indépendance, et ce sera la seule en Europe ».

Le jugement peut sembler incongru, alors que l'indépendance vis-à-vis du politique a justement fait défaut à l'Ordre et que ce sauvetage l'a discrédité encore plus aux yeux de nombre d'infirmiers.

Pour l'observateur qu'est le rédacteur en chef d'Actusoins, la partie est loin d'être gagnée :

« L'Ordre s'est aliéné un nombre incroyable d'infirmiers, y compris ceux qui y étaient favorables au départ. Et son budget de survie ne lui permettra même pas de prouver son utilité. Le déficit de confiance est phénoménal. »


Pressions sur les « contre-Ordistes


Alors, pour faire rentrer les cotisations, l'Ordre peut toujours continuer ses pressions et conditionner l'obtention d'un travail à ce paiement, ce qui se produit déjà auprès des jeunes diplômés et dans certaines régions…

« Même si on est hors la loi, on refusera d'adhérer quel que soit le prix », dit un responsable du syndicat anti-Ordre Résilience. Localement, certaines situations peuvent devenir dramatique. Comme Claude, libérale dans le Rhône, qui va cesser son activité, « cassée » :

« Je suis la contre-Ordiste de mon patelin, alors on me fait une mauvaise pub, et je perds mes patients ! Une collègue a porté plainte contre moi pour détournement de “patientèle”, j'ai été traitée de criminelle pendant plus d'une heure alors que je n'avais jamais eu de problème avant. On vous dit que vous êtes incompétente car vous êtes pas inscrite à l'Ordre ! »

Le syndicat Résilience conseille à la Bred de ne plus financer à perte l'Ordre, et demande au gouvernement son abrogation.


Source : Rue 89

 

Extrait du courrier adressé à Sarko par l'ex président de l'ONI

 

ONI-copie-1

 

.................Le seul service public que puisse rendre l'ONI est de disparaître !

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 19:56

Alors que la situation était désespérée, l'Ordre infirmier a reçu un soutien de la BRED qui lui permet d'éviter in extremis la cessation de paiement et de tenir financièrement jusqu'en septembre.

"Sauf coup de théâtre, l'Ordre infirmier est mort", écrivions-nous il y a quelques jours. Le retournement de situation a finalement eu lieu, et l'Ordre infirmier n'est plus en danger immédiat.

Après la démission de David Vasseur vendredi 29 juillet, Didier Borniche a à son tour repris la présidence vacante.

Selon plusieurs sources syndicales, des négociations avec la banque auraient permis à l'instance ordinale d'obtenir un soutien financier suffisant pour faire face à ses charges durant le mois d'aout.

A l'issue de cette période, l'Ordre devrait présenter à la BRED son plan de retour à l'équilibre et de restructuration. Celui-ci prévoit un retour à l'équilibre financier en mars 2012, moyennant une modification drastiques de son système de fonctionnement et 110 000 infirmiers cotisants (ils sont 58 421 à ce jour, ndlr).  Il a été jugé "crédible" par Xavier Bertrand.

L'horizon semble bien s'éclaircir pour l'Ordre infirmier. Reste le plus difficile : Convaincre plus de 50 000 infirmiers de cotiser, alors que les moyens matériels de communication ordinale seront probablement réduits au minimum.

Source : Actusoins

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier
29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 17:21

En cessation de paiement, l'Ordre infirmier va disparaître

 

Deux ans seulement après sa création, cet organisme privé qui représente les infirmiers français va mettre la clef sous la porte, pour cause de cessation de paiement.

 

La disparition d'un service public qui présentait l'atout majeur de ne pas coûter un euro au contribuable français" : dans son courrier au président de la République Nicolas Sarkozy, le président démissionnaire de l'Ordre Infirmier, David Vasseur, ne cache pas sa colère. La disparition de l'organisme représentant la profession est à ses yeux "un assassinat politique." David Vasseur déplore le manque de soutien du gouvernement à cet organisme, déclaré ce vendredi en cessation de paiement auprès du Tribunal de grande instance de Paris. L'Ordre infirmier va donc disparaître.
 
 "Le groupe Banque populaire qui nous finance n'a pas souhaité rehausser notre ligne de crédit qui s'achève au 31 juillet et devient à partir du 1er  août notre créancier pour le montant de notre déficit qui est de 7,8 millions  d'euros", a déclaré à Yann de Guerguenec, directeur juridique de l'Ordre. Créé par une loi de décembre 2006 mais fonctionnant véritablement depuis septembre 2009 sur le modèle de l'Ordre des médecins, l'Ordre infirmier  représentait les 450.000 infirmiers et infirmières exerçant en France, quel que  soit leur statut: secteur hospitalier public, secteur privé, libéraux, infirmiers du milieu scolaire ou du travail.

Vide juridique
 
Sa création, avalisée par le gouvernement, avait été souhaitée  principalement par le milieu libéral et contestée par les professionnels du  secteur public et les syndicats de salariés qui n'en voyaient pas l'utilité. Organisme privé mais en position de monopole, assurant une mission de service public, l'Ordre emploie 140 salariés qui avaient des tâches administratives et juridiques au sein de 120 chambres disciplinaires sur tout le territoire. La disparition de l'Ordre va créer un vide juridique qui va  nécessiter une nouvelle loi.

Cette situation est inédite selon le président  démissionnaire de l'Ordre David Vasseur. L'organisme a vécu au-dessus de ses moyens. Ayant fixé une cotisation annuelle de 75 euros, l'Ordre a tardé à la baisser à 30 euros devant  un important mouvement de boycottage: seulement 58.000 professionnels ont versé  leur cotisation obligatoire, selon David Vasseur.

Dans un communiqué, la fédération Sud-santé-sociaux a réclamé l'abrogation de la loi créant l'Odre infirmier, une "réunion d'urgence" du Haut conseil des professions paramédicales, ainsi qu'une réunion avec les syndicats, pour évoquer les pertes
d'emplois entraînées par la disparition de l'Ordre.

 Source : TF1.fr

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Published by sud-chu-caen - dans Ordre Infirmier

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