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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 19:14

Un terrible drame s'est noué hier pour une famille lotoise. Une femme, domiciliée dans la région de dans le Lot, qui se rendait à la maternité de l'hôpital de Brive en Corrèze, pour y accoucher, a donné naissance à son enfant durant le trajet qu'elle faisait avec son compagnon.

C'est en arrivant, peu après 12h40, au niveau de la barrière de péage de Montfaucon, sur l'autoroute A 20, que le Samu de Cahors, les pompiers ainsi que les gendarmes ont découvert le corps sans vie du nouveau-né.

La mort naturelle a été confirmée et l'affaire ne devrait pas connaître de suite judiciaire, selon le parquet de Cahors que nous avons réussi à joindre hier soir.

Reste que ce nouveau drame pose la question de la présence des maternités sur le département.

 

Depuis le mois de mai 2009, la maternité de l'hôpital de Figeac a fermé ses portes, après celle de Gourdon, quelques années auparavant. Cahors, au sud du département, reste donc la dernière maternité du Lot.

Selon nos informations, la mère de famille aurait rencontré, hier matin, son gynécologue à Figeac. Son accouchement était bien prévu à Brive, à une heure de route de Lacapelle-Marival. Bien qu'enceinte de seulement 7 mois, le praticien, craignant l'arrivée imminente du bébé, lui aurait conseillé de se rendre rapidement à l'hôpital de Brive, réputé pour la prise en charge des accouchements difficiles. La jeune femme n'a pas pu arriver à temps…

Quatre maternités, toutes à 1 heure

 

Elle avait, en théorie, quatre destinations possibles pour mettre au monde son enfant : Brive, Cahors, Villefranche-de-Rouergue ou Decazeville, toutes situées à une heure de chez elle. Un délai trop long qui repose le débat de l'inégalité des chances, entre les territoires pour la santé.

Une récente étude montre qu'en moyenne, les femmes françaises disposent d'une maternité à 17 minutes de leur domicile, les Lotoises sont à 35 minutes C'est le 2e département le moins bien loti de France… Une famille vient sans doute d'en payer le prix fort.

Hier, le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Martin s'est déclaré «bouleversé par ce drame». Il a souligné avoir déjà «dit les risques liés à la fermeture de la maternité. Un centre médical de périnatalité a été maintenu. Des accouchements ont eu lieu depuis à Figeac. Mais ce n'est pas sa mission. Lui-même est difficulté.» De fait, M. Malvy a demandé «expressément à l'Agence régionale de Santé de nous en transmettre les conclusions intégrales

 

Accouchement dramatique sur l’A20 : Hollande exige une enquête administrative !

 

 

Après la tragédie qui a frappé une famille lotoise ce vendredi, François Hollande est monté au créneau en exigeant une enquête administrative afin de « tout connaitre des circonstances du drame ». Hier, une jeune femme de Lacapelle-Marival n’a pu arriver à temps à la maternité de Brive et a accouché sur le trajet, en pleine autoroute A20. Les secours n’ont pu que constater le décès du nourrisson.

 

Ce drame pose une nouvelle fois la question de la désertification médicale. Dans le Lot, les maternités de Figeac et Gourdon ont successivement fermé leurs portes ces dernières années, ne laissant aux futurs parents que Cahors et Brive comme options.

 

Le Président de la République a déclaré devant le congrès de la Mutualité française ce samedi qu’il ne faut « rien accepter en matière de désert médical » et qu’« aucun Français ne doit se situer à plus de 30 minutes de soins d'urgence ». Selon lui, « dans certaines zones rurales, dans certains quartiers difficiles, il est devenu compliqué et parfois même impossible d'avoir recours à certains spécialistes dans une durée raisonnable, voire de trouver un généraliste, et même d'accéder en temps utile à des structures de soins ».

 

Ce vendredi, le président de Région Martin Malvy a également réclamé une enquête auprès de l'Agence régionale de Santé.

 

COORDINATION REGIONALE DES COMITES DE DEFENSE DES HOPITAUX ET MATERNITES DE PROXIMITE

Le 20 Octobre 2012

 Il est malheureux de constater qu'il a fallu un drame (décès d'un nouveau-né entre Figeac et Bive), pour que les médias nationaux s'emparent des déserts médicaux hospitaliers.

Dans la région nous avions alerté les pouvoirs publics à propos du désert obstétrical du nord de notre région.

En effet après les fermetures ces dernières années des maternités de Gourdon, Saint-Céré et Figeac, on a voulu fermer celle de Decazeville.

Les habitants, les élus, les personnels, les syndicats, le Collectif Tous Ensemble se sont bien battus et la maternité et la chirurgie ont été prolongés pour 5 ans cette année .

Un deuxième désert à l'Est de l'Aveyron a failli se faire entre Saint-Affrique et Montpellier; évité à plusieurs reprises grâce à nos militants, aux élus, aux syndicats de Saint-Affrique.

Un troisième est au sud de Lannemezan qui demande la réouverture de la maternité.

Un quatrième est au sud de l'Ariège après la fermeture de Lavelanet. un cinquième à l'Ouest du Gers (après la fermeture de Condom) et le cinquième et dernier qui se prépare avec la fermeture de Lourdes après celle de Bagnères de Bigorre.

 

La Coordination a enfin été écoutée et entendue toute la journée sur France Info et France Inter... par la voie de notre Président.

Depuis longtemps notre organisation a fait part de ses réflexions et de ses propositions, sur les restructurations hospitalières, et la médecine de proximité, très rarement reprises par les médias.

 

Le Conseil régional et notre coordination régionale ont demandé à plusieurs reprises un moratoire sur les restructurations (2/3 des maternités fermées, 35000 postes supprimés entre 2009 et 2012...). Nous n'avons jamais été reçus par le Directeur de l'ARS.

 

Aucune étude n'a été faite sur les bénéfices et conséquences des restructurations effectuées.

Seulement une étude de la FHF avec Dexia (10 ans de recomposition hospitalière 2009), qui montre "une absence de vision d'ensemble et une forte emprise du facteur humain".

 

Une autre sur les fusions d'établissements par l'IGAS en Juillet dernier:" beaucoup de fusions échouent dans l'atteinte de leurs objectifs"," D'un point de vue financier, la fusion n'est pas non plus l'outil "le plus pertinent pour réduire les déficits hospitaliers"

 

Enfin les études sur les concentrations et la qualité des soins ne montrent pas toujours un bénéfice financier et une amélioration de la qualité des soins?

-"Une forte concentration de l’activité dans de grands centres (qui sera coûteuse à mettre en œuvre ) aura des répercussions en termes d’accès aux soins et peut engendrer des effets pervers liés aux situations de monopole","Il peut y avoir peu de bénéfice à concentrer l’activité au-delà d’un certain point" (CAS Juin 2010)

-"L’impact du volume sur les résultats diffère selon la technicité des soins et semble s’atténuer au fur et à mesure que l’activité augmente. L’intensité de la relation entre le volume et les résultats varie d’une intervention à l’autre mais ce lien n’est linéaire pour aucune prise en charge. Le volume d’activité constituerait donc un levier d’action pour améliorer les résultats dans certains domaines, mais il y aurait peu de bénéfice à concentrer l’activité au-delà d’un certain point" (IRDES décembre 2009).

 

En clair certaines activités chirurgicales ou obstétricales courantes peuvent demeurer sans risque au sein d'hôpitaux de proximité, à condition que les praticiens maintiennent leur qualification en allant régulièrement à l'hôpital de référence le plus proche Centre Hospitalier ou CHU.

 

Pour les technocrates qui nous régentent, et qui ne connaissent rien au problèmes du terrain, seul compte la maitrise comptable. Après les fermetures de blocs opératoires et de maternités ayant une activité insuffisante à leur yeux, ils n'hésitent plus à fermer des hôpitaux entiers (Lourdes par exemple) et des maternités de plus de 500 accouchements (Ivry, les Lilas, les Bluets....). L'argument critiquable d'une activité insuffisante n'existe même plus !

 

La France en nombre de lits hospitaliers (médecine, chirurgie, obstétrique), n'est pas sur-dotée; elle est dans la moyenne haute européenne. Elle est par contre sous-dotée en personnel hospitalier non soignant et infirmier.

 

Il faut stopper les restructurations, nous redemandons un moratoire des fermetures et suppressions de postes, une analyse des précédentes opérations de leurs coûts de leur efficience et surtout avec les professionnels et les usagers une analyse des besoins

 

2 réactions du courrier des lecteurs de "La dépêche"

 

"Pas besoin d'enquête: on dit merci au capitalisme."

"A force de fermer les maternites il fallait bien que cela arrive!"

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:06

Malgré des manifestations coordonnées, du 1er au 7 octobre, en Angleterre, en Belgique, en Crète, en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, au Portugal, en Pologne.

 

Malgré le défilé à Paris, le 6 octobre, de très nombreuses délégations* venues de toute la France à l'appel unitaire d'un large collectif d'organisations.

 

Malgré différentes demandes de rendez vous avec Matignon, nous n'avons eu pour toute réponse qu'une rue barrée, des cars bien rangés de forces de l'ordre, le refus de recevoir citoyens et citoyennes et les associations qui se battent pour le bien public.

 

Nous pensions en avoir fini avec le mépris du gouvernement précédent.

 

Concrètement depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande le changement pourtant indispensable se fait attendre, la Santé n'a pas été inscrite parmi les priorités du gouvernement, la loi HPST s'applique toujours comme à Marie Galante et à Vire, nous ne constatons aucune réelle remise en cause de ce qui rend l'accès aux soins de plus en plus difficile : franchises et forfaits, dépassements d'honoraires, fermetures de structures de soins publiques : la liste est longue ...

 

Le Projet de Loi sur le Financement de la Sécurité Sociale va bientôt être débattu. Nous n'accepterons pas un budget d'austérité.

 

Nous appelons à poursuivre dans une démarche unitaire, les mobilisations nécessaires pour obtenir des réponses à la hauteur des enjeux.

 

Nous appelons les mouvements sociaux, les habitants et habitantes de toute la France, à réagir rapidement, à lutter ensemble pour obtenir le droit à la santé pour toutes et tous, sur tout le territoire.

 

Nous appelons à interpeller nos élu.es afin qu'ils et elles se saisissent prioritairement du dossier de la santé publique, tant la situation est grave, et qu'ils et elles fassent remonter au Premier Ministre notre demande réitérée d'entrevue !

 

Nous continuerons à faire signer la pétition :

 

http://www.petitionenligne.fr/petition/pour-notre-sante-le-changement-c-est-urgent/2931

 

"Notre Santé en Danger" continue, nous sommes unis, nous n'abandonnerons pas !

 

Paris - le 10/10/2012

 

Contact du collectif NSED - collectif.nsed@gmail.com

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 19:06

 

arton914

 

Communiqué Du Réseau européen contre la privatisation et la commercialisation

de la santé et de la protection sociale

Varsovie, 7 octobre 2012

 

Il y a urgence pour la santé en Europe !

 

La crise économique et sanitaire s’aggrave. Les privatisations et la commercialisation de la santé s’accélèrent, privant une grande partie de la population à l’accès aux soins. Les fermetures d’hôpitaux, de maternité ou d’établissements médico-sociaux se multiplient. Cette casse est d’une gravité exceptionnelle particulièrement en Grèce, en Espagne, en Pologne ou au Portugal et remet en cause la conception même d’une santé et une protection sociale solidaire. Elle confirme qu’aucun pays d’Europe, qu’aucune population, ne sont à l’abri des politiques d’austérité confortées par le Pacte de stabilité budgétaire, au prétexte de la dette.

Les 12 et 13 mai 2012, réunis autour d’une déclaration à Nanterre, des organisations syndicales, des partis politiques, des associations de défense des usagers, de la santé publique et de la protection sociale, … de différents pays d’Europe, avaient appelé à se rassembler et se mobiliser autour de la semaine du 1er au 6 octobre, pour rejeter une telle régression sociale.

Les participants aux manifestations de grande ampleur à Varsovie le 5 octobre, Madrid comme à Athènes le 6 octobre, la centaine de rassemblement, d’occupation ou autres initiatives dans les structures de santé ou dans la rue, comme en Belgique, en Grande Bretagne, en France ou en Italie, ont montré la colère et la détermination des usagers, des citoyens et des professionnels à lutter contre la marchandisation de la santé, le pouvoir des trusts pharmaceutiques, tout au long de cette semaine d’action.

Les participants à la Conférence de Varsovie des 6 et 7 octobre 2012, ont tenu à réaffirmer leur refus d’une austérité toujours plus forte et souvent irrévocable, leur refus de la privatisation et de commercialisation de la santé, de la taxation et de la sélection des malades, du pillage de la protection sociale par les multinationales. La Conférence dénonce la précarisation accélérée des emplois de santé, la multiplication des licenciements et des suppressions de postes, le démantèlement des statuts et la généralisation du statut d’auto entrepreneur.

Tout cela concoure à une dégradation de la qualité des soins et s’oppose à un accès aux soins d’une partie de plus en plus large des populations et détériore leurs conditions de vie.

Ils alertent par ailleurs, les usagers, les professionnels, les élu-es, … sur la nécessité d’amplifier, de coordonner et d’élargir ces actions de protestations pour le mettre à la hauteur des enjeux posés par ces politiques nationales et européennes.

La Conférence de Varsovie, pour sa part, a décidé de mettre tout en œuvre, de toute urgence, son soutien au peuple grec, en dénonçant dans chaque pays et au niveau européen, les exigences de l’Union Européenne envers la Grèce, à mener des actions à l’occasion du vote au Parlement de ce pays, d’un « troisième mémorandum » en deux ans.

Nous ferons entendre la voix et la détermination de celles et ceux qui luttent, partout en Europe, pour une santé et une protection sociale solidaire, lors de tous les rendez-vous du mouvement social européen et mondiaux comme lors des échéances nationales.

La Conférence a décidé de lancer du 11 au 17 mars 2013, une semaine européenne coordonnée, de sensibilisation et d’intervention des citoyens et des professionnels de santé contre la privatisation et la commercialisation du système de santé et de protection sociale, dans tous les établissements de santé, les lieux de travail, … et d’interpellation des médias et des assemblées élues.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 17:18

Dans les hôpitaux, certains d'entre nous sont volontaires pour tester les 12 heures à cause du ras le bol d'être rappelé sans cesse pour boucher les trous sur les plannings, de travailler des matins qui débordent sur les après midi.

Certains ont l'impression d'être toujours à l'hôpital alors que les journées de 12 heures.....

 

Pour lire la suite du tract de SUD Hôpital de Bayeux, cliquez sur l'image ci dessous

 

 

Tract SUD Bayeux

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 22:21

Dans les couloirs du centre hospitalier de Figeac, les patients croisent les blouses blanches. Contraints d'assurer le service de santé, ces personnels représentent plus de 120 grévistes. Leur action lancée, hier matin, s'inscrit donc au dos de leurs blouses, par ces mots : «En grève».

 

Le syndicat CGT, lui, a dressé la tente au milieu de la cour de l'hôpital, prêt à tenir le siège de cette grève illimitée qui l'engage dans un bras de fer avec la direction.

 

D'un côté, des agents révoltés par la casse de leur métier. De l'autre, une direction sommée de stopper la marche en avant des déficits de l'établissement public de santé.

 

«On voulait nous faire quitter les lieux ce matin, sous prétexte que notre présence dégrade l'image de l'établissement. Justement, c'est bien de cela qu'il s'agit, lance Chantal Dellac, secrétaire générale CGT Hospitaliers de Figeac. De réductions sans fin qui dégradent nos conditions de travail et les conditions d'accueil et de soin des patients. Ce plan de retour à l'équilibre voulu par l'Agence régionale de santé supprime 12 emplois, rallonge notre temps de travail et réorganise les services, avec des baisses de salaire.»

 

Pour Éric Fradet, directeur de l'hôpital : «Ces mesures sont indispensables pour sortir de la spirale des déficits et économiser 500 000€. Avec le nouveau pôle chirurgie hôpital-clinique, nous réaliserons aussi des économies d'échelle et repasserons dans le vert, tout en dépassant le seuil des 8 000 séjours par an.»

 

Des arguments que les grévistes entendent, révoltés cependant par ces choix soudains et arbitraires. «Ce plan de retour à l'équilibre de l'hôpital est une injonction de l'ARS. Elle oublie que ces réductions d'effectifs alourdissent la charge de travail des agents déjà fatigués. Les heures supplémentaires qu'ils doivent faire sont de l'ordre de 80 heures/an et par agent de soin», assure la représentante CGT qui dénonce un contexte de travail difficile avec les travaux en cours et les déménagements de service.

 

Le personnel gréviste acquiesce. «On ne peut plus supporter. Ce cycle de 12 heures est inacceptable, d'autant que cette réorganisation nous fait perdre une partie de notre rémunération. Pour un contractuel de nuit qui passera de jour, le manque à gagner sera de 300 € bruts par trimestre, pour ceux qui perdent des heures de nuit, c'est 130 € bruts par an

 

Un point pourtant sur lequel grévistes et direction s'accordent. Le centre hospitalier de Figeac comme d'autres a été mis à mal par la tarification à l'acte. Et Éric Fradet de préciser : «En 2010, nous avions 114 000 € de déficit. Malgré une hausse de l'activité de 2 %, nous avons plongé en 2011, avec un déficit de 439 000€. Ainsi, pour une appendicectomie sur un jeune de moins de 18 ans, nous avons perdu 500 €.» Et de conclure : «Je préférerai conserver ces postes, mais nous n'avons plus le choix.»

 

Laëtitia Bertoni

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 18:32

Aujourd’hui, près d'un tiers de la population de notre pays renonce aux soins, pour des raisons de coût (dépassements d’honoraires, franchises, forfaits, augmentation des complémentaires-santé…), de difficultés d’accès aux structures de soins publiques (désertification, fermetures de structures de proximité, délais d’attente…).

 

Nous sommes confrontés à ce constat accablant chaque jour.

 

Depuis les élections, les changements politiques survenus nous ouvrent des possibilités.

 

Pour autant, si nous notons des avancées comme à Briançon ou Castres et peut être pour les centres de santé des Bouches du Rhône, les restructurations, les menaces sur des hôpitaux, centres IVG, maternités et centres de santé... se poursuivent : CIVG de Lyon , maternités à Vire, Le Belvédère (à côté de Rouen), les Lilas et les Bluets, les urgences à Périgueux, au Lamantin... Les restrictions budgétaires et les suppressions d'emplois tombent.

 

Les premières annonces gouvernementales apparaissent comme très en deçà des problèmes. La Santé n'a pas été retenue comme une priorité ; l'objectif national des dépenses d'assurance maladie dont dépendent les budgets des hôpitaux et des structures de santé a été fixé à 2,7¨% (annoncé à 3% dans les promesses de campagne du candidat Hollande), les Agence Régionales de Santé ne sont pas remises en cause ; il n'est question que d'aménagement de la loi HPST et de la T2A et de simple réduction et/ou contrôle des dépassements d'honoraires. Rien n'apparaît vraiment concernant l'installation des nouveaux professionnels de santé.

 

Il est donc nécessaire de poursuivre la diffusion des informations et explications auprès de la population et de prévoir des mouvements à la rentrée, porteurs de nos exigences. C'est le sens de la proposition d'une semaine nationale d'action du 1 au 6 octobre, faite lors de la réunion de NSED-Notre Santé en Danger nationale en juin dernier.

 

Cette semaine s'inscrira dans la semaine d'action européenne "contre la marchandisation de la santé et du social". Le principe en a été retenu lors de la conférence de Nanterre des 12 et 13 mai. Elle se clôturera par un village européen en blanc et une nouvelle conférence à Varsovie en présence de délégations des pays associés à ce mouvement. Sont d'ors et déjà prévues des manifestations le 6 octobre en Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grèce et le 5 octobre en Pologne.

 

 

Vous trouverez ci-dessous les premières propositions avancées.

 

 Propositions pour le déroulé de la semaine d’action

 

 Tenue d’une conférence de presse la semaine précédente

 

- Proposition de tenir les actions décentralisées le même jour le jeudi 4 octobre autour de 18H00

 

- Sous une forme définie localement, comme par exemple, une chaîne humaine autour d’une structure menacée, un rassemblement devant la préfecture ou tout lieu symbolique…

 

-Des initiatives syndicales devraient se tenir sur la semaine

 

- Rencontre des groupes parlementaires, un courrier demandant un rendez-vous devant être prêt début septembre

 

- Le 4 octobre, départ de la délégation pour participer à Varsovie au village blanc et à la conférence européenne

 

- Le 6 octobre, initiative nationale en direction de Matignon avec demande de rendez-vous auprès du Premier Ministre (courrier fin août), remise des pétitions, appel à la participation la plus large possible, appel à la venue de délégations d’un maximum de comités, associations… et à une visibilité des luttes en cours.

 

Préparations de la semaine d’action

 

- Lancement de la pétition "Pour notre santé le changement c'est urgent", pétition qui peut être utilisée dès maintenant. Elle est sur le site de la coordination et en pièce jointe.

 

- Préparation d’un 4 pages reprenant :

 

o le constat de la situation après des années de politique destructrice dans le secteur sanitaire

 

o l’analyse du PLFSS et des premières mesures prises par le gouvernement

 

o un espace pour les situations locales et pour l’annonce des actions locales et appel à participation

 

o l’annonce de l’action du samedi 6 octobre (après-midi) et appel à participation

 

o la dimension européenne en rappelant les pays concernés.

 

o la reprise du socle commun

 

- Utilisation du 4 pages et de la pétition dans toutes les initiatives

 

-Participation à la Fête de l'Humanité les 15 et 16 septembre, Notre Santé en Danger aura un stand comme l’année dernière. Stand mis aux couleurs de la semaine d’action (calicot).

 

- Annonce de la semaine d'action dans toutes les initiatives tenues, lors des universités d'été où nous serons présents (FASE, FDG, PS...)

 

- Demande rapide de rencontre avec les Fédérations CGT santé et CGT organismes sociaux.

 

Une réunion NSeD sera organisée début septembre pour faire le point. Nous avons besoin de recenser dés que possible toutes les initiatives se tenant dans le cadre de cette semaine d'action et les comités envisageant de se rendre à Paris le 6. Nous mettrons ces informations sur le site de la coordination.

 

La Coordination appelle tous ces comités à faire de cette semaine d'action un succès.

Diffusez déjà largement la pétition ci-jointe et renvoyez la massivement à la Coordination nationale 1 rue jean Moulin 70200 LURE

 

Pour lire et télécharger la pétition, cliquez sur l'image ci dessous

 

NSED

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 17:57

Les blouses blanches voient rose

Source : Le canard

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 07:41

 

 

Pour lire ce tract en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

Suppressions de postes AP-HP

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 22:53

Août 2012, Les 111 Signataires Girondins appellent les Médecins de France à les rejoindre pour dire « OUI à la Santé Solidaire, NON aux dépassements d’honoraires » :

Notre Sécurité Sociale nous a globalement permis :

- d’avoir un des meilleurs systèmes de santé au niveau mondial ;

- d’assurer un large accès aux soins pour tous ainsi que la défense des pratiques et statuts

des professionnels de santé.

Son système d’assurance maladie solidaire reposant sur le grand principe :

“CHACUN COTISE SELON SES MOYENS ET SE SOIGNE SELON SES BESOINS

a fait reculer la peur face à la maladie, amélioré le quotidien des actifs et des retraités, augmenté notre durée de vie, contribué au développement de la vie familiale.

Mais, depuis quelques années, nous assistons à l’augmentation du renoncement aux soins pour raison financière. Il a concerné 29% de la population en France en 2010. Ceci est dû grandement à la multiplication de taxations multiformes ( qui s’ajoutent aux restes à charge historiques, déjà très pénalisants pour les grands malades et pour nos anciens ) :

- déremboursements de médicaments, de matériel médical et de soins ;

- nombreux forfaits s’appliquant simultanément ;

- franchises de 1€ sur les actes ambulatoires, de 0,5€ par boîte de médicaments et par acte

para-médical, de 2€ sur les transports sanitaires ( à l’aller…et au retour !) ;

- incitation à l’automédication ;

- pénalisation du hors parcours de soins ;

- limitation de l’accès au 100% et à l’AME :

- taxation répétée des contrats complémentaires santé ( y compris ceux des mutuelles

authentiques ) qui en augmentent notablement les tarifs ;

- dépassements d’honoraires (en augmentation et risquant de se généraliser avec l’arrivée

prochaine du secteur optionnel).

Ces dépassements représentent 12% de l’ensemble des honoraires médicaux en 2010 ( 2,5 milliards d’euros sur un total de 21 ). Ils sont pratiqués par une minorité de médecins (7% des généralistes, 41% des spécialistes libéraux et 4,5% des médecins hospitaliers) qui prétendent exercer une médecine de qualité supérieure…méritant d’être payée à son juste prix… !

Nous soussignés tenons à affirmer que ces dépassements prélevés dans la poche de nos

concitoyens constituent eux aussi un outil de démolition de la santé solidaire.

Nous invitons nos confrères, médecins « dépasseurs », à situer, comme nous, leurs revendications catégorielles légitimes de statuts et de revenus dans le cadre de la solidarité nationale ; à considérer nos pratiques comme au minimum égales aux leurs sur les plans technique et éthique.

 

En cliquant sur le texte ci dessous, téléchargez le manifeste en PDF

 

Manifeste des médecins solidaires

 

Téléchargez l'exposé des motifs en cliquant sur le texte ci dessous

Manifeste des médecins solidaires exposé

 

Manifeste des médecins solidaires les 111

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 23:06

Menacée de suppression, l'activité de rythmologie interventionnelle est maintenue au centre hospitalier du Pays d'Autan. Interrogée mardi par la sénatrice socialiste du Tarn, Jacqueline Alquier, lors de la séance de questions orales au gouvernement, la Ministre des affaires sociales et de la santé l'a annoncé elle même. L'élue avait «relayé auprès de la ministre les inquiétudes de la communauté médicale et des usagers». En effet depuis des mois, le personnel médical montait au créneau contre cette décision «injustifiée» de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Midi-Pyrénées de supprimer l'autorisation de l'activité de rythmologie interventionnelle au CHIC Castres-Mazamet, pour centraliser les prises en charge au Centre hospitalier d'Albi.

«Un projet qui était aberrant»

 

«En effet la suppression de cette autorisation aurait sans aucun doute entraîné à terme la fermeture de l'unité de soins intensifs de cardiologie et des conséquences lourdes sur la prise en charge des patients quand on sait que la rapidité d'intervention est vitale dans ces pathologies, indique Jacqueline Alquier qui a donc demandé à la ministre de «nous rassurer sur le maintien de cette activité, indispensable à la pérennité d'un équipement vital pour notre département». «Le projet de l'ARS était d'autant plus aberrant que le CHIC Castres-Mazamet vient d'ouvrir ses portes et a nécessité un investissement de 175 millions d'euros pour une offre de soins adaptée aux besoins non seulement du Tarn sud mais aussi d'une partie de la Haute-Garonne et de l'Hérault», continue la sénatrice qui se faisait aussi l'écho de tous les élus locaux dont Pascal Bugis, le maire divers droite de Castres et président du conseil de surveillance de l'hôpital qui était allé plaider la cause de la rythmologie auprès du directeur de l'ARS et du député centriste Philippe Folliot qui avait écrit au ministre de son côté. «La ministre, sensible à ces arguments, a répondu favorablement à cette demande et a annoncé la décision de l'ARS Midi-Pyrénées de maintenir l'activité de rythmologie interventionnelle au sein du CHIC Castres-Mazamet», confirme Jacqueline Alquier qui ajoute «cette bonne nouvelle est un témoignage de la volonté du gouvernement, qui s'y est engagé, de prendre en compte les besoins des territoires ruraux et d'agir pour une offre de soins de qualité et de proximité, à l'inverse des orientations du précédent gouvernement, fondées sur des logiques purement comptables.» Br. M.

Le directeur : «On est satisfait»

 

Jean-Louis Dardé, le directeur de l'hôpital, est évidemment satisfait de cette décision confirmée par l'ARS. «On sent un soulagement» dit-il rappelant que toute la communauté médicale et les syndicats de l'établissement s'étaient mobilisés sur le sujet. «À nous de démontrer ce qu'on a toujours dit, c'est-à-dire que l'on méritait le maintien de cette activité puisque l'ARS évaluera les deux sites Castres et Albi au bout d'un an. Mais je ne suis pas inquiet avec les 170 000 habitants du bassin et l'attractivité de notre hôpital neuf et ultramoderne qui va nous permettre de recruter des médecins très pointus qui attendaient la confirmation du maintien de cette activité avant de venir, on atteindra les seuils requis», continue-t-il.

 

La Dépêche du Midi

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