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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:18

Une belle initiative lancée par des médecins solidaires et humanistes de Gironde, soutenus par nos Collectifs locaux et régionaux

Totale solidarité de la part de la Coordination nationale.

Son président Michel ANTONY

«INITIATIVE 33»

 

= Appel de 33 Médecins Solidaires Girondins

 

Communiqué de Presse du 24 février 2012

 Nous venons vous informer du lancement d'Initiative 33. Le texte de cet appel, signé par trente trois médecins girondins, vous est adressé ci-joint avec la liste des signataires.

 Ces Professeurs et Docteurs en Médecine ont pour but, dans cette période électorale, d'intervenir dans le « débat-santé » plus particulièrement sur le dossier symbolique des dépassements d'honoraires dont l'actualité rebondit en Gironde.

 Ils souhaitent ainsi exprimer publiquement leurs analyses et leurs comportements professionnels, pour qu'ils soient suffisamment pris en considération dans les choix futurs des différents responsables.

 Dans la mesure de leurs moyens, ils vont inviter leurs collègues proches à rejoindre la présente démarche. Ils vont également inviter les citoyens à solliciter leurs médecins pour qu'ils s'inscrivent dans cette même dynamique.

 Ils se tiennent prêts à répondre à toute invitation de débat, éventuellement contradictoire.

 

Pour l'Initiative 33:

 

Pr Jean Claude Favarel-Garrigues

 Dr Bernard COADOU

 

Initiative 33


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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 16:16

L'épidémie de grippe a conduit à une "saturation" des services d'urgences depuis dix jours en France, selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) alors que l'AP-HP observait pour sa part samedi "un retour à la normale" après une semaine qualifiée de "très soutenue".

 

 

 

"L'hôpital est au bord de la crise de nerf", écrit samedi dans un communiqué l'Amuf qui demande à être reçu "en urgence" par le ministre du Travail et de la Santé Xavier Bertrand pour "trouver des solutions immédiates".

 

Selon Patrick Pelloux, président de l'Amuf, la situation est critique dans les services d'urgences depuis "une dizaine de jours dans la plupart des régions" en raison de l'épidémie de grippe et les patients, notamment les plus âgés, "ne peuvent plus être accueillis décemment", a-t-il précisé à l'AFP.

 

Jointe par l'AFP, la direction générale de l'AP-HP, plus grand centre hospitalier universitaire (CHU) de France avec 37 établissements, affirme "sentir une baisse depuis vendredi". "Nous allons ce samedi vers un retour à la normale après une activité très soutenue aux urgences toute la semaine", précise-t-on.

 

"Les hôpitaux en difficulté ont réduit les hospitalisations programmées pour faire face à l'activité", explique l'AP-HP alors que l'épidémie de grippe continue à progresser, avec déjà plus de 2 millions de personnes touchées, selon le dernier bulletin du réseau des Grog (groupes régionaux d'observation de la grippe).

 

Il restait samedi des lits disponibles en réanimation, dix pour l'ensemble des hôpitaux, assurait-on, alors que M. Pelloux faisait lui état d'un seul lit vacant en réanimation.

 

M. Pelloux reproche aux autorités "de n'avoir pas cette année encore anticipé l'épidémie", qui si elle est "assez soutenue" n'a "rien d'exceptionnelle".

 

Les agences régionales de santé "multiplient les demandes aux hôpitaux d'ouvrir des lits supplémentaires alors que ce sont elles qui ont imposé aux mêmes hôpitaux de réduire leurs capacités ces dernières années", souligne-t-il.

 

Premier employeur d'Ile-de-France avec 90.000 personnels dont 22.000 médecins, l'AP-HP a pris en charge 7 millions de patients en 2011 dont 1,1 million aux urgences.

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 18:11

Tous en grève : 

Le 29 février contre l’austérité

Ce n’est pas aux salariés de payer la dette !

Dans chaque pays d’Europe, à l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats, les salariés manifesteront en même temps contre les plans d’austérité.

 

Face à une situation économique et sociale qui se dégrade et avec le durcissement de l’austérité comme seule réponse de la part des dirigeant-e-s européens, le monde du travail se doit de manifester ses exigences. Le projet de traité européen va être imposé sans débat avec les populations et ne fera que renforcer la constitutionnalisation de l’austérité.

Cela n’est pas acceptable. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de monde.

Il y a urgence à aborder un réel débat pour de véritables alternatives pour l’emploi, les salaires, l’environnement, la lutte contre la précarité, l’égalité homme-femme, le refus de la privatisation du système de santé.

 

Contre la TVA AntiSociale !


L’annonce, sans aucun dialogue, de la mise en œuvre d’une prétendue « Tva Sociale » est une nouvelle attaque frontale contre le monde du travail. On va encore une fois demander aux seuls salariés de « payer plus pour gagner moins » !

 

Contre la casse du droit du travail, pour la démocratie sociale !


Le Gouvernement veut aussi imposer des accords « compétitivité emploi » qui légaliseront le chantage des employeurs « emploi contre salaires et temps de travail ». Ces accords ouvrent la voie à la remise en cause de tous les accords RTT. Plus globalement : âge de départ à la retraite, durée légale du travail, conventions collectives, procédures de licenciement, salaire minimum, droit de grève, service public et protection sociale… tout devrait passer à la moulinette de la « compétitivité ».

 

Défendons l’emploi, les services publics et la protection sociale !


Les conditions de travail des salariés du public comme du privé se dégradent tous les jours. Les volontés politiques qui attaquent les services publics, affaiblissent l’emploi et fragilisent la protection sociale, empêchent une répartition plus égalitaire des richesses produites et instituent une inégalité de traitement des citoyens face aux besoins sociaux fondamentaux.

 

En France, comme partout en Europe, manifestons notre refus des décisions gouvernementales qui ciblent toujours et encore le monde du travail.

SUD appelle les salariés, actifs, retraités, privés d’emplois à la grève dans l’unité syndicale la plus large le 29 février et à participer aux manifestations interprofessionnelles (un préavis national de grève est déposé) 

 

 

Déclaration commune CGT, FSU, Solidaires, UNSA du 9 février 2012

 

En Europe, le chômage frappe un grand nombre de salariés, particulièrement les jeunes et les femmes. De très nombreux salariés voient leur pouvoir d’achat fortement amputé. Les inégalités se creusent.

En France, la situation de l’emploi continue de se dégrader, l’augmentation de la TVA ne fera qu’aggraver les inégalités.

Face à ces situations économiques et sociales qui se dégradent et avec le durcissement de l’austérité comme seule réponse de la part des dirigeants européens, la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une journée d’action européenne le 29 février, à la veille du Conseil européen. Dans ce cadre, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se mobiliseront partout en France pour que le travail et la justice sociale soient au centre des priorités politiques.

Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de salariés, chômeurs et retraités.

Le projet de traité, élaboré sans véritable débat démocratique, qui sera à l’ordre du jour du Sommet européen de mars 2012 renforcerait l’austérité. Son principal objectif est de réduire au maximum les déficits publics quels qu’en soient les impacts sociaux. Il ne relancerait pas la croissance et ne résoudrait pas la crise de la dette souveraine.

Le besoin de gouvernance économique est utilisé dans beaucoup de pays pour justifier la mise en cause des systèmes de relations sociales et de négociations collectives, pour imposer une pression à la baisse sur les salaires, pour affaiblir la protection sociale, le droit de grève et privatiser les services publics.

Parce qu’il est contraire à l’Europe sociale que nous voulons, avec la CES, nous nous opposons à ce projet de traité. Nous avons besoin d’une nouvelle politique monétaire économique et sociale dans le cadre d’une gouvernance économique forte de la zone euro qui donne priorité aux politiques en faveur de la création d’emplois de qualité.

Pour une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale, les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, UNSA s’engagent dans cette mobilisation en y impliquant largement tous les salariés, partout dans les entreprises et les administrations. Elles appellent à faire du 29 février une puissante journée d’actions passant notamment par des rassemblements et des manifestations interprofessionnelles.

Montreuil, le 9 février 2012

 

 

On se serre les coudes et on se mobilise…

 

Mercredi 29 février

Toutes et tous en grève

Rendez vous 10H30 place St Pierre

 

Contre le projet de traité européen !

Contre la privatisation du système de santé et la destruction de notre système de protection sociale !

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 18:19

Paris, le vendredi 17 février 2012 – La dégradation de la situation déjà particulièrement alarmante en Syrie ces derniers jours a remis la très violente répression de la rébellion au premier plan dans les médias et dans les préoccupations de la communauté internationale. Le pilonnage depuis quelques jours de la ville de Homs est le symbole du martyre qui s’abat  sur la population syrienne. Le quotidien suisse la Liberté publie ainsi aujourd’hui le témoignage du docteur Mohamed-al-Mhamed qui évoque l’afflux des blessés et la grande difficulté de les soigner. « Les médicaments manquent cruellement» précise-t-il soulignant que la situation a considérablement empiré au fil des jours. « Au début, les médicaments ont pu entrer à Homs. Les arrivages étaient quasi quotidiens. Depuis quinze jours, rien ne se passe, pas un kilo de farine, ni la moindre seringue » constate-t-il.


Une traque sans merci des soignants


Ce que ce témoignage, concentré sur les évènements locaux ne dit pas c’est que la difficulté de soigner rencontrée par les médecins et les professionnels de santé n’est pas prioritairement liée au manque de matériel, mais à la traque acharnée et violente des praticiens qui décident de prendre en charge les manifestants blessés. La semaine dernière, l’association Médecins sans frontières (MSF) a rendu publics les témoignages de quinze personnes (cinq médecins et dix blessés) recueillis dans les pays frontaliers de la Syrie, dans des conditions qui rendent leur authentification difficile. Néanmoins, la concordance de ces récits semble bien confirmer la violence et les menaces qui pèsent sur les praticiens syriens et sur leurs patients.


Les caves des hôpitaux publics transformées en salles de torture


Tous en effet décrivent un processus semblable : les hôpitaux publics sont aujourd’hui pratiquement intégralement sous la coupe des forces de sécurité. Il y est quasiment impossible de recevoir un opposant blessé : rapidement identifié, il pourrait faire l’objet de représailles dans l’enceinte même des établissements, dont certaines caves et bâtiments annexes ont été aménagés en salle de torture. Aussi, désormais, la très grande majorité des rebelles nécessitant des soins renoncent à se rendre dans les hôpitaux publics au profit de centres de fortune et de cliniques mobiles improvisées au sein même d’habitations privées. Les lieux de ces installations sont gardés secret pour les populations et même pour de nombreux praticiens. « Tous les hôpitaux ont été encerclés par les forces de sécurité » raconte ainsi un patient, déclaration à laquelle fait écho un autre récit : « C’était difficile pour tout le monde de se rendre à l’hôpital. Parce qu’ils ont commencé à enlever les patients dans les hôpitaux » explique-t-il soulagé comme de nombreux autres d’avoir pu être pris en charge dans un hôpital de campagne. Ces patients racontent également le manque de moyens de ces structures. « Ils ont dû utiliser du matériel rudimentaire pour me soigner, comme des pansements et des antibiotiques » évoque l’un des hommes. Les structures clandestines ne sont de fait approvisionnées que par la contrebande. Ces témoignages de patients sont confortés par ceux de praticiens. Ces derniers soulignent notamment la nécessité de contourner les formalités administratives d’enregistrement des patients pour avoir un espoir de pouvoir les soigner au sein des établissements publics. Ils notent en outre que si les médicaments manquent dans les cliniques privées ou les centres de soins sauvages, ils sont disponibles dans les hôpitaux publics. « Mais le problème est que 95 % des blessés ne vont pas dans les hôpitaux publics ».


Une amputation pour toute prise en charge


Ce que disent également ces témoignages c’est que dans certain cas, au sein de ces hôpitaux publics, des praticiens et des infirmières collaborent avec les forces de répression. Acquis au régime, ces professionnels n’hésiteraient pas à participer aux tortures (quand ils ne sont pas directement des membres des services de sécurité). Un patient cité par le quotidien libanais l’Orient le Jour a cette formule terrible « La prison est un paradis en comparaison avec l’hôpital ». De nombreux récits font écho à cette terrible sentence : « Un jour, j’ai soigné un homme en urgence. Le lendemain je l’ai revu en radiologie avec un traumatisme crânien qu’il n’avait pas la veille. C’est comme ça que j’ai découvert qu’il était battu la nuit. Il en est mort deux jours plus tard, alors que ses blessures initiales n’étaient pas mortelles » raconte, cité par le Monde, le docteur Abu Hamzeh qui travaillait à l’hôpital militaire d’Homs avant de quitter l’établissement. S’ils n’agissent pas directement avec violence ou en insultant les malades, ces médecins et ces infirmiers favorables au pouvoir en place choisissent des méthodes de soins rudimentaires. Ainsi, le recours à l’amputation est-il plus fréquemment décidé face à un opposant. « Ils choisissent d’amputer parce que ces patients ne valent pas la peine, selon eux, d’être secourus ou d’avoir leurs membres sauvés » raconte un médecin cité par MSF.


Impuissance de la communauté internationale


Face à cette situation catastrophique, le pouvoir des ONG, interdites de cité en Syrie, est faible. Aux frontières, MSF distribue des « valises chirurgicales » qui peuvent être utilisées dans les hôpitaux de fortune, mais elles sont encore aujourd’hui en nombre très restreint. Les appels se multiplient par ailleurs. Amnesty International demande aujourd’hui que « les ambulances soient autorisées à se rendre auprès des nombreux blessés d’Homs et que les forces de sécurité permettent que du matériel médical (…) soit acheminé dans toutes les zones afin d’atténuer la crise humanitaire ». La semaine dernière, la présidente de Médecins sans frontière, le Dr Marie-Pierre Allié martelait : « Il est essentiel que les autorités syriennes rétablissent la neutralité des espaces de soins », tandis que le directeur général de l’ONG Filipe Ribeiro observait cité par Libération : « le fait que les Etats cherchent à utiliser la médecine dans l’appareil répressif n’est pas nouveau, mais à cette échelle-là, on ne l’avait jamais vu ».


Source et lien : jim.fr

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 17:58

 

  Cliquez sur le document pour une meilleure lecture.

 

 

APHP

 

Source : L'Humanité

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 08:38

Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu’il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier.

 

Hopital de Kilkis

                                      Hôpital de Kilkis, Macédoine nord© libcom.org

 

 

 

L’hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) est maintenant sous contrôle ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l’ESY) ne pouvaient être résolus.

Les travailleurs ont répondu à l’accélération du régime des mesures impopulaires d’austérité en occupant l’hôpital et l’ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les « travailleurs de l’assemblée générale ».


L’hôpital a déclaré que « Le gouvernement n’est pourtant acquitté de ses responsabilités financières et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communauté locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de santé publique gratuits soins et de renverser le gouvernement et tous les politiques néolibérales. »

À partir du 6 février, le personnel hospitalier ne traitera que les soins d’urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas payées. Ils demandent également un retour aux niveaux des salaires qu’ils percevaient avant la mise en œuvre de mesures d’austérité.

La prochaine assemblée générale aura lieu le 13 février, et une conférence de presse le 15.

 

La déclaration suivante a été émise par les travailleurs :

1. Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l’ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d’une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.

2. Nous constatons aussi, qu’en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d’un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d’un front uni et populaire à l’échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l’appauvrissement social créé par les autorités politiques.

3. Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd’hui sous l’attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre défendues jusqu’au bout afin d’aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.

4. La seule façon d’y parvenir est de remettre en question, dans l’action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d’un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.

5. Les travailleurs de l’Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l’hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L’hôpital de Kilkis sera désormais auto-gouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l’Assemblée générale de ses travailleurs.

6. Le gouvernement n’est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d’informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour :

(a) la survie de notre hôpital

(b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits

(c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l’actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d’où qu’elle vienne

(d) une démocratisation profonde et substantielle, c’est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.

7. Le syndicat de l’hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n’assurant que les soins d’urgence jusqu’au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu’il était avant l’arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l’hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu’il prenne ses responsabilités, en espérant qu’il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.

8. Nous décidons qu’une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l’hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l’occupation des services administratifs et réaliser avec succès l’auto-gouvernance de l’hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l’instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l’hôpital.

Nous appelons à la la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu’au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu’à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s’en aillent. C’est eux ou nous!

Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d’une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi 15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire de cette mobilisation réussie.

Nous appelons :

► a) Nos concitoyens faire preuve de solidarité avec notre mouvement,

► b) Tout citoyen injustement traité de notre pays à agir par des actions de contestation et d’opposition contre ses oppresseurs,

► c) Nos collègues d’autres hôpitaux à prendre des décisions similaires,

► d) les employés dans d’autres domaines du secteur public et privé et les participants à des organisations syndicales et progressistes à agir de même, afin d’aider notre mobilisation à prendre la forme d’une résistance universelle ouvrière et populaire et de soulèvement, jusqu’à la victoire finale contre l’élite économique et politique qui aujourd’hui opprime notre pays et le monde entier.

 

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 11:53

Lutte gagnante des personnels des hôpitaux de Saint-Maurice (Val de Marne) !

Au terme de 3 semaines de mobilisation dont 7 jours de grève illimitée, les personnels des Hôpitaux de Saint-Maurice, entrés en bataille contre la prime au mérite puis contre la double pénalisation des congés maladie, ont obtenu satisfaction ! Un reliquat de prime de 150 euros sera versé à tous les agents bénéficiant de la prime avec le salaire de février 2012.

Ils ont rapidement reçu des manifestations de soutien d’autres hôpitaux du département, de la région et de la France entière. Des élus de Saint-Maurice, d’Alfortville et du département, le sénateur-maire de Saint-Maurice et président du Conseil de Surveillance sont intervenus activement dans ce conflit.

Cette mobilisation générale témoigne de la légitimité de leur revendication, en termes de justice sociale, dans un secteur largement sinistré par les déficits de financement.

Le monde hospitalier est particulièrement sensible sur la question de la prime au mérite alors que leur prime annuelle ne représente même pas un treizième mois de salaire !

A l’heure de l’expérimentation de l’entretien annuel d’évaluation, en vue de la substitution de la prime annuelle de service en une prime de fonction et de résultats, c’est un avertissement solennel des hospitaliers envers le gouvernement, les agences régionales de santé et le ministère. C’est aussi une mise en garde contre les directions zélées qui se font aveuglément les bras armés d’une politique de destruction du service public de santé, de ses missions et de ses valeurs.

L’arrêt de la grève a été voté ce jour en Assemblée Générale.

Les hospitaliers de Saint-Maurice restent très vigilants et se préparent à réagir et combattre, dans l’unité la plus large, toutes les remises en cause du volet social de l’établissement.

Source : SUD Santé Sociaux

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 10:20

Le premier ministre roumain, Emil Boc, a reconduit le populaire Raed Arafat à son poste de sous-secrétaire d’État au ministère de la santé. Sa démission la semaine dernière suite aux réformes des soins de santé proposées par le gouvernement avait déclenché des manifestations violentes à travers le pays.

La démission la semaine dernière du sous-secrétaire d’État au ministère de la santé, Raed Arafat, suite à la décision du gouvernement d'introduire un projet de loi visant à privatiser la moitié du système de santé, a déclenché une série de manifestations à travers le pays.

Le gouvernement a renoncé à sa proposition, mais les manifestations se sont poursuivies tout le week-end. Dimanche (15 janvier), des manifestants munis de pierres et de cocktails Molotov se sont réunis près de l'université de Bucarest et de violents affrontements ont eu lieu entre la police et les manifestants. Il s'agit des affrontements les plus violents dans la capitale roumaine depuis la révolution de 1989 contre le leader communiste Nicolae Ceauşescu.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 09:55

 

 

 

 

Psychologues, du cynisme au

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:05

Centre Hospitalier Guillaume Régnier : Des patients hospitalisés sur des matelas à même le sol !


Sud Santé Sociaux, le 8 septembre 2011, avait dénoncé par voix de presse les conditions indignes d’accueil des patients au Centre Hospitalier Guillaume Régnier. Nous avions également alerté le Directeur de l’Agence Régionale de Santé qui ne nous a jamais répondu. La direction s’était contentée de nier la situation.

Cette situation a encore empiré et est devenue chronique. Le centre Hospitalier n’est plus en capacité d’accueillir les patients malgré les lits supplémentaires montés en permanence. Des hospitalisations de patients sont régulièrement différées par manque de place.

Certains patients doivent changer de service et de chambre plusieurs fois dans la même semaine, voire la journée. Ces derniers temps, plusieurs patients se sont suicidés au cours de leur hospitalisation.


La direction vient maintenant d’inventer un nouveau mode d’accueil : plusieurs patients ont été accueillis sur des matelas installés à même le sol !. On ne sait si c’est dans le cadre de la démarche qualité...


L’ensemble des salariés, médecins, cadres, soignants alertent régulièrement la direction et les tutelles sur cette situation de chaos. La direction et l’ARS restent sourdes et aveugles. Ils n’ont qu’une préoccupation : l’équilibre budgétaire avant tout.


A l’heure où le Plan Régional de Santé doit être adopté, on constate qu’il n’y rien dans ce plan pour remédier à la situation catastrophique des établissements publics de psychiatrie.

Sud Santé Sociaux appelle l’ensemble des acteurs de soins à se mobiliser pour obliger le directeur de l’ARS, en charge de l’organisation des soins, à prendre des mesures budgétaires urgentes pour y remédier.

 

Source et lien : Sud Santé Sociaux 35

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