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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 12:05

 

 

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Soutien à l’appel de la « Convergence des hôpitaux en lutte contre l’hôstérité » et à la manifestation du 23 septembre.

 

Madame, Monsieur,

 

La Fédération SUD Santé Sociaux vous alerte sur la dégradation du climat social dans les établissements hospitaliers publics et privés non lucratifs français.

L’expression de cette dégradation se concrétise à travers un mouvement de résistance des personnels (syndiqués et non syndiqués) qui s’est baptisé « Convergence des Hôpitaux en Lutte contre l’Hôstérité »*.

 

Cette résistance prendra la forme d’une première manifestation nationale à Paris le 23 septembre 2014 pour alerter l’opinion publique et construire un mouvement en capacité d’inverser les politiques actuellement menées au détriment de l’organisation des soins de service public.

 

La Fédération SUD Santé Sociaux s’associe pleinement à ce mouvement pour dénoncer d’une part le sort fait aux professionnel-le-s dont la situation devient aujourd’hui insupportable et d’autre part la dégradation générale de l’offre de soin publique et plus généralement la dégradation des réseaux qui organisent l’expression de la solidarité nationale en matière de santé, de social, de médico-social et d’aide à domicile.

 

Le gouvernement voudrait réduire à peau de chagrin le réseau de soin public de la santé, du médico-social, du social ou de l’aide à domicile qu’il ne s’y prendrait pas autrement :

Baisse des financements, non remplacement des départs en retraite, fermeture d’hôpitaux, de maternités et de CIVG, de structures de proximité, éloignement des services de santé, difficulté d’accès aux soins, dépassements d’honoraires et lits privés…

Mise en déficit artificiel des hôpitaux via la baisse des dotations ARS, de l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie)…

Désengagement de l’état concernant les financements liés à l’évolution prévisible des dépenses (Glissement Vieillissement Technicité, taxes, dépenses énergétiques)…

Transfert de ce que l’on peut dorénavant, mais malheureusement, appeler le marché de la santé vers le privé lucratif. Des entreprises commerciales, souvent adossées à des holdings financières, qui n’hésitent pas à faire pratiquer à du personnel non qualifié, des actes, des tâches relevant de compétences qu’il n’a pas…

Diminution de postes, destruction des emplois, évaluation par objectifs, démarches normatives imposées par la cohorte de certificateurs, d’évaluateurs et autres chercheurs d’efficience, de compétitivité. Sans tenir compte du fait que les personnels sont épuisés, à bout de souffle, alors qu’ils ont à accueillir, soigner au mieux avec des moyens en diminution une population elle-même de plus en plus précarisée, maltraitée par les mesures d’austérité.

Extension du travail posté en 12h (dans l’illégalité et au détriment de la santé des personnels), course aux heures supplémentaires et autres Compte Epargne Temps.

Management industriel des établissements, « lean management » par exemple, véritable mécanique de souffrance psycho-sociale qui conduit au stress, à l’usure professionnelle et au suicide un nombre toujours plus important de professionnel-les

Dénonciation des droits RTT, réforme des retraites, baisse des salaires, suppression des temps de repas, diminution des droits à formation. Autant de remises en cause des acquis sociaux des personnels comme anticipation, si la France le signe, du futur traité de libre-échange transatlantique.

 

Pour abattre son chien, on l’accuse d’avoir la rage, pire on lui inocule. Le gouvernement fait de même vis à vis du service public de santé dont il a la responsabilité en l’accablant.

 

C’est sur cette toile de fond et dans la majeure partie du territoire français, initiant un mouvement de convergence vers le médico-social, le social et l’aide à domicile, que la plupart des hôpitaux sont rentrés en résistance.

Visiblement pas échaudées par ces mouvements de contestation, les directions, sous les ordres des Agences Régionales de Santé, continuent de resservir partout et à tous les personnels de la santé, les mêmes plans de rigueur refusant toute négociation ou dialogue réels et en criminalisant l’action syndicale.

 

La Fédération SUD Santé-Sociaux tient à faire connaître sa détermination à combattre la remise en cause des acquis sociaux des personnels des établissements publics de santé et/ou établissements de santé privés d’intérêt collectif (ESPIC), du médico-social, du social ou de l’aide à domicile, en particulier la suppression des emplois. La réduction des effectifs induit inévitablement une régression de la qualité des soins qui peut être qualifiée d’historique. Nous le rappelons, à l’hôpital comme dans beaucoup d’autres services publics, le « plateau technique » est essentiellement fait de femmes et d’hommes, le diminuer équivaut à diminuer les possibilités de prise en charge jusqu’ici proposées à nombre de nos concitoyens.

 

Il aura fallu des années, des décennies pour bâtir un système de soins solidaire, modèle pris en exemple en son temps par l’Organisation Mondiale de la Santé. Un acquis sociétal aussi précieux que fragile auquel les citoyen-ne-s ne sont pas prêt-e-s de renoncer !

 

La Fédération SUD Santé-Sociaux souhaite rappeler que la santé n’est pas une marchandise et refuse que le prochain Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale impose de nouvelles restrictions budgétaires aux établissements sanitaires et sociaux, se traduisant sur le terrain par la poursuite et l’accélération des restructurations, l’attaque des statuts avec comme leitmotiv la baisse du coût du travail. Nous revendiquons au contraire que chaque structure sanitaire, médico-sociale, sociale ou de l’aide à domicile soit suffisamment dotée financièrement et humainement pour offrir un service public de qualité, de proximité, accessible à toutes et tous et donc gratuit. C’est pour nous une priorité nationale.

 

Demain, sur l’ensemble du territoire, la diminution de postes annoncée, la destruction des emplois, imposeront de réduire une offre déjà insuffisante.

 

Nous ne nous renoncerons jamais à alerter l’opinion publique sur le fait que les mesures d’austérité imposées par le monde de la finance, relayées par les expert-e-s autoproclamé-e-s de la Haute Autorité de Santé, ne nous posent pas seulement la question de nos acquis sociaux mais surtout un problème éthique. C’est parce que les personnels fournissent tous des efforts au quotidien que les établissements dans lesquels ils exercent arrivent à maintenir tant bien que mal leurs missions de service public.

Dans le déni de la réalité du quotidien des personnels et des patient-e-s, les directions proposent d’emblée d’alourdir la charge de travail oubliant que la qualité des soins est liée aussi à la qualité des conditions de travail et de vie des personnels.

 

Le droit de grève dans notre secteur est si limité qu’il est quasi inopérant et coûte aux salarié-e-s sauf à alerter l’opinion publique. Mais que se passerai-t-il si, avec notre soutien, les personnels décidaient d’exiger l’application stricte de la réglementation du travail et de la loi en refusant de revenir sur leurs repos ou leurs congés, en refusant de fournir leurs coordonnées téléphoniques en dehors de la liste scellée du Plan Blanc, en refusant les glissements de tâches, les horaires et les roulements illégaux…) ?

C’est bien simple, si les personnels ne se soumettaient pas à ce chantage permanant au nom de la permanence des soins le dispositif ne fonctionnerait plus !

 

Lorsque les politiques au pouvoir tentent de culpabiliser le citoyen lambda et les soignant-e-s sur l’idée que « la santé n’a pas de prix, elle a un coût », ils pensent en réalité que si elle a un coût c’est qu’elle peut rapporter... Comme le gouvernement, nos directions ont compris que la vraie richesse se trouve dans la valeur ajoutée du travail. Ils puisent donc dedans pour réduire un déficit instrumentalisé par des financiers, des boursiers spéculant sur une dette entretenue, exponentielle !

 

Des millions d’euros initialement prévus pour les soins se voient donc détournés, car c’est un véritable détournement de fonds qui s’opère ici sur l’argent de la solidarité, un hold-up social, pour alimenter les intérêts des prêts toxiques souscrits dans le cadre des plans hospitaliers 2007 et 2012 ou autres Partenariats Publics Privés aux conséquences financières dramatiques… Une histoire sans fin si ce n’est justement la fin de l’hôpital public.

 

La Fédération SUD Santé-Sociaux refuse toute spéculation ou enrichissement sur le dos de la maladie, du handicap ou de la perte d’autonomie.

 

La Fédération SUD Santé-Sociaux refuse à quiconque la possibilité de spéculer sur le salaire des professionnel-le-s du sanitaire, du médico-social, du social ou de l’aide à domicile !

 

Nous alertons votre conscience sur l’adoption prochaine par l’Assemblée Nationale, du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2015 (PLFSS) si celui-ci ne proposait pas de réduire les inégalités induites par les précédentes Lois de Financement lourdes de conséquences négatives sur la santé et la prise en charge de nos concitoyen-ne-s et en particulier celles et ceux les plus vulnérables.

 

La place de la Santé, du Social, du Médico-Social et de l’Aide à Domicile est un choix politique de société. Celui-ci doit primer sur les intérêts particuliers de quelconques financiers et autres actionnaires, nuisant à l’organisation du dispositif de soin et de prise en charge du handicap et de la dépendance. Celui-ci doit primer sur les bénéfices des laboratoires et des fabricants de matériel médicaux.

La maladie, la souffrance le handicap ou la perte d’autonomie ne doivent pas être l’objet de profits financiers et l’argent des cotisations sociales ne doit servir exclusivement qu’à alimenter le bon fonctionnement du dispositif de solidarité qu’il organise dans le respect de l’égalité et de l’universalité d’accès et de la qualité de traitement des personnels qui y contribuent.

 

Persuadé-e-s de l’intérêt que vous porterez à cette lettre et dans l’attente des actions que vous pourrez soutenir ou mener pour que l’hôpital public mais aussi le médico-social, le social et l’aide à domicile puissent exercer leurs missions de service public dans les meilleures conditions, nous nous tenons à votre disposition pour tout échange ou renseignement complémentaire et nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations respectueuses.

 

Pour la Fédération Sud Santé-Sociaux :

 

 

Jean Vignes

Secrétaire Général

 

 

Paris le 31 juillet 2014

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 09:42

La psychiatrie maltraitée, personnels première variable d’ajustement

 

Pas un jour sans une nouvelle attaque sur les établissements de soins en psychiatrie. Personnels et qualité des soins sont mis à mal au nom d’une politique d’austérité qui déshumanise et abêtit.

 

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Attaque contre les accords ARTT (Aménagement et Réduction du Temps de Travail), déqualification de postes, mais aussi réductions d’effectifs, glissements de tâches, travail en 12h, cavalerie au Compte Epargne Temps, logiciels voleurs d’heures supplémentaires... Rien de bien différent du reste du sanitaire, ou du médico-social si ce n’est une spécificité « psy ».

La psychiatrie c’est avant tout des humains (formé-e-s pour cela) qui en soignent d’autres (en souffrance), de fait la part des personnels dans les budgets est de 10% plus importante qu’en Médecine Chirurgie Obstétrique (MCO) et l’impact des économies pèse essentiellement sur la masse salariale.

 

Economies budgétaires de tout poil

 

Paiement des chambres individuelles, paiement des consultations, économies sur la nourriture ou les attributions de linge ou matériel de toilette, mise en surcapacité des unités de soin... Or bien souvent les personnes hospitalisées arrivent démunies et l’accumulation de ces facteurs compromet l’établissement de la relation de soin et les soins. Plus qu’ailleurs l’impact sur la qualité des soins et l’accès aux soins est maximal. Le soin en psychiatrie reposant essentiellement sur la relation, l’animation, la convivialité, bref « l’hospitalité » et l’humain.

 

Je clique donc je soigne

 

Au-delà du carcan budgétaire il s’agit aussi de normer les soins et de fliquer les soignants ! Avec l’apparition des protocoles et le règne de la Haute Autorité de Santé, les pratiques se retrouvent engoncées dans des procédures rigides et bien souvent absurdes. Le comportement humain ne se met pas en protocole ni en conduite à tenir toutes faites. Certain-e-s soignant-e-s se replient derrière l’antienne « Pas d’Initiative Pas de Problème » car à la moindre anicroche, c’est la recherche de responsabilités qui prévaut.

 

Avec l’appauvrissement culturel lié à la disparition de l’internat de psychiatrie, celle de la formation des Infirmier-ère-s de Secteur Psychiatrique, avec la politique sécuritaire des années Sarkozy, on peut dire que depuis les années 90 le secteur de psychiatrie est maltraité et méprisé, et cela s’aggrave de jours en jours.

 

Sommes-nous des exécutant-e-s du mal soigner ?

 

Est-il nécessaire que derrière chacune de nos interventions relevant de notre rôle propre, il existe un protocole, une procédure, une consigne médicale ou pire, administrative ? N’est-ce pas à travers ce que l’on est, au quotidien avec les patient-e-s, que nous leur permettons, ou pas, chaque jour d’éprouver la vie en contact, avec la maladie ? Les soignant-e-s sont enfermé-e-s dans des procédures qui étouffent le soin et installent la peur : si je me permets d’improviser et qu’il y a un problème, c’est rapport circonstancié et grosse fessée déculottée. Alors, j’applique le principe de précaution, PIPP ! (Pas d’Initiative, Pas de Problème).

 

Alors... Je me cantonne au prescrit, Alors les patient-e-s trinquent !

 

Chambre d’Isolement si besoin + contentions si besoin + constantes toutes les 2h + surveillance alimentaire et apports hydriques + normacol si 3 jours sans selles + suivi du poids + surveillance risque de fausse route + surveillance des déplacements dans et hors de l’unité + fouille, éthylotest et bilan toxique au retour de chaque permission + surveillance du risque suicidaire + surveillance de risque de mort accidentelle ! + … beurk ! Où est le soin ? La conséquence principale du sous-effectif en psychiatrie c’est la surveillance au lieu de la relation de soin, c’est l’enfermement, c’est la contention.

 

Surveillance de celles et ceux qui surveillent pour être bien sûr-e-s que le, la patient-e est surveillé-e...

 

Les directions des soins nous ont imposé des logiciels “pour nous aider”, le nom de l’agent et l’heure à laquelle il ou elle s’exécute sont “tracés”, pour nous aider donc...? Ainsi, la fugue ne correspond plus à un signe clinique que le, la patient-e nous adresse, mais à un défaut de surveillance de l’agent en poste à l’heure indiquée. Et une fois le, la patient-e retrouvé-e, on ne cherche pas à savoir ce qu’il ou elle a cherché à nous dire, on l’isole pour éradiquer provisoirement le symptôme et on termine nos rapports circonstanciés pour, chacun-e à notre poste, prouver à notre supérieur-e qu’on a bien fait l’boulot. Et quand le travail est fait selon ces procédures, nous, soignant-e-s, nous savons que le travail est mal fait. Traçabilité peut-être mais pas qualité, sûrement pas !

 

La maltraitance institutionnelle

 

Nous connaissons toutes et tous les conditions d’enfermement et d’isolement à la limite de l’humain. Le sous-effectif chronique dans les services, le manque de temps auprès du patient, l’absence de réflexion sur la nécessaire distance relationnelle et sur les évènements et difficiles inhérents à notre métier (patient-e-s agité-e-s, troubles de la relation liés à la psychose etc...) génèrent de la maltraitance. La pression sur le personnel pour accomplir des actes à la limite de la loi et du droit des patient-e-s, aggravée par la loi d’Aout 2011 qui nous impose l’accompagnement des patients auprès du juge, sans moyens supplémentaires.

La révolte des soignant-e-s est plus que jamais nécessaire.

 

Sud dénonce, cette maltraitance institutionnelle, la côte d’alerte est franchie.

Nous en avons assez de travailler comme on peut, avec des moyens misérables et des personnels débordés, les camisoles de force remplacées par des camisoles médicamenteuses, faute de véritables alternatives, qui se portent désormais en ville, à domicile, dans des solitudes chimiquées, dont on n’a pas idée tant qu’on n’y est pas directement confronté-e-s.

 

Nous en avons assez, que l’on nous confisque nos outils d’appréciation de notre travail, notre façon de soigner :

 

Assez de la dégradation constante de nos conditions de travail. Assez du sous-effectif chronique qui ne nous permet plus d’exercer nos métiers dans des conditions d’accueil décentes pour les patient-e-s.

Assez que notre créativité de soignant soit étouffée par des dispositifs de gestion comptable, avec les conséquences de ce mode de management sur l’éthique soignante. Nous devons nous opposer à une politique sécuritaire du soin, laquelle, au détriment du relationnel, remplace la contenance par la contention. Nous devons retrouver le sens du soin !

Assez que l’on nous confisque nos outils d’appréciation de notre travail, notre savoir-faire, assez qu’on nous impose des normes opposables et opposées à tout travail de créativité.

Assez de la bureaucratie qui règne, de la soumission imposée qui s’étend… de ce management poussé à l’absurde qui va jusqu’à interdire à certains collègues ASH de converser avec les patient-e-s !

 

La révolte de toutes et tous est plus que jamais nécessaire

 

Il est temps de repenser le soin en équipe, de réfléchir à nos pratiques. Nous voulons plus de temps et de moyens pour soigner. Nous voulons d’une politique de soin qui redonne du sens au travail d’équipe et qui permet l’élaboration de projets de soin avec les patient-e-s. Nous voulons redonner de l’attractivité à nos métiers, par la revalorisation de nos carrières, par le salaire, l’autonomie et la responsabilité retrouvée. Nous voulons des moyens pour faire fonctionner un secteur psychiatrique ambitieux et humain.

 

Des hôpitaux résistent, des régions entières se mobilisent.

Il nous faut réussir la coordination d’un mouvement général, afin de ne plus lutter sporadiquement, les un-e-s après les autres, contre les symptômes de la maltraitance que la psychiatrie, le sanitaire, le social et le médico-social subissent de plein fouet. Nous avons besoin de retrouver le chemin du soin et des services dus aux patient-e-s.

 

SUD Santé Sociaux appelle à rejoindre les établissements en lutte,

 

SUD Santé Sociaux appelle à s’inscrire dans la mobilisation de "convergence des hôpitaux en lutte contre l’hôstérité" et à s’engager dans la construction d’un mouvement de l’ensemble du secteur, de nature à renverser la politique qui nous est infligée et qui entraîne la psychiatrie dans une honteuse régression.

 

 

  Pour lire les tract ci dessous, cliquez sur ceux ci

 

Tract-EPSM.PNG

 

 

PSY-maltraitee.PNG

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 19:11

Communiqué de soutien aux mouvements de grève dans les hôpitaux.

 

Le collectif des 39 s’est réuni le vendredi 4 juillet, après avoir pris connaissance de la situation en particulier de Paul Guiraud Villejuif, du Bon Sauveur de Caen et de l’Hôpital Sud Francilien. L’état poursuit sa politique d’économies dans le domaine du soin, ce qui se traduit par la suppression de postes et par la réorganisation des amplitudes de travail par les directions de tous les hôpitaux. Nous dénonçons cette attaque des espaces de travail.

Nous soutenons sans réserve le mouvement de grève engagé depuis 5 semaines par le personnel soignant de l’hôpital Paul Guiraud Villejuif. Soutien pour les frais engagés dans les procès que la direction de cet établissement engage contre eux, soutien aux pertes de salaires des salariés acteurs de ce conflit. Ce mouvement lutte contre la volonté de réduire la journée de 8h à 7h36, ce qui aurait pour conséquence de réduire le temps de travail au moment du chevauchement des équipes ou de rendre ce temps de travail – que les équipes continueraient d’assurer – gratuit. Les personnels se défendent contre cette dégradation croissante des conditions de soins et du climat social au sein des établissements, contre le manque de concertation des directions avec les communautés médicales et soignantes, contre l’absence de considération à l’égard des soignants et professionnels, des patients et des familles.


Nous apportons un soutien particulier, à toutes ces luttes à partir de notre question « Quelle hospitalité pour la folie ? »

Paris le 7 juillet 2014

Pour apporter un soutien financier (l’argent sera reversé à l’intersyndicale de PGV) : ci-joint le RIB de l’association, crédit mutuel, notez pour le destinataire » soutien à PGV ». Le virement électronique est à privilégier, sinon vous pouvez adresser votre chèque libellé au nom de l’association :

« Quelle hospitalité pour la folie ? » à l’adresse:

Collectif des 39 – 10 rue Jules Joffrin 94800 Villejuif.

Identifiant national de compte bancaire – RIB

Banque : 10278 Guichet : 06066 N° compte : 00020271801 Clé 69

Identifiant international de compte bancaire IBAN (International Bank Account Number) FR76 1027 8060 6600 0202 7180 169

BIC (Bank Identifier Code)

CMCIFR2A

Titulaire du compte (Account Owner)

QUELLE HOSPITALITE POUR LA FOLIE ? -10 RUE JULES JOFFRIN 94800 VILLEJUIF

 

http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=7248

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 22:31

Article de presse

 

Une partie du personnel de l'Etablissement public de santé mentale de Caen s'est mobilisée ce jeudi 3 juillet, contre le nouveau plan de modernisation de l'hôpital. Sous haute tension.

 

Après le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail de l'Etablissement public de santé mentale de Caen qui se déroulait ce matin, jeudi 3 juillet, près de 250 personnels étaient mobilisés pour s'opposer "au plan de modernisation de l'établissement". Lors de la réunion de ce matin, deux syndicats ont demandé le retrait du plan.

 

 A son arrivée à l'hôpital vers 14h, le directeur de l'EPSM n'a pas pu accéder au Comité technique d'établissement (CTE), l'une des quatre instances de l'hôpital qui doivent se dérouler jusqu'à demain. Des salariés se sont abrités sous de grands cubes drapés pour boucher l'accès à la salle de réunion. En avril dernier, la justice avait condamné la CGT et SUD pour avoir empêché l'accès aux instances de l'établissement. D'où cette stratégie anonyme. Le CTE n'a donc pas pu se dérouler.

 

 "Le Directeur de l'EPSM de Caen s'en est pris physiquement au personnel qui manifestait devant la salle du Conseil de surveillance. (...) Il a bousculé des personnels qui se trouvaient à proximité", assure la CGT dans un communiqué de presse.

 

 "La nouvelle version du plan de modernisation présentée ces jours-ci est la même que celle qui traîne depuis plsuieurs mois", se désolé Bruno Lechaftois, représentant CGT. "S'en suivrait une baisse de l'offre de soinau travers de regroupement de structures au sein de l'hôpital et nous ne voulons pas renoncer à 5 jours de RTT". Pour la direction, ce plan est inévitable pour inverser la tendance et mettre à mal un déficit cumulé de 4 millions d'euros d'ici la fin de l'année. La situation se dégrade dangereusement", indique-t-elle.

 

 

Pour lire le tract de l'EPSM en PDF, cliquez sur selui ci

 

 

4 zéro

4 zéro 2

 

Pour lire le tract ci dessous en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

Tract lutte

Tract lutte 2

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 08:29

 

 

Le service de psychiatrie de l'hôpital de Sarlat a reconduit la grève jusqu'au 30 juin prochain. Cette grève, grâce aux solidarités financières qui se sont organisées au sein de la fédé, pour atténuer les pertes de salaire, se poursuit et l'équipe est toujours aussi déterminée.

Nous n'avons pas pu participer cette fois à la mobilisation sur Caen (distance trop importante et grève des trains) et nous le regrettons.

Il y a quelques jours la direction a donc annoncé aux grèvistes une enveloppe de 120 000 euros pour réaliser des travaux dans l'unité psy mais parle de redéploiement de nos effectifs actuels pour dégager le poste de liaison que nous avons perdu . Un seul poste d'infirmière (partie en mutation) sera remplacé.

Les personnels ont décidé de poursuivre le mouvement car ces déclarations sont inacceptables en l'état.

Pour les travaux : nous exigeons une concertation immédiate avec les personnels pour définir les priorités et un échéancier précis

Pour les postes : pas de recrutement nouveau pour la liaison donc poursuite de notre refus d'accompagner nos patients au tribunal, aux consultations etc.... avec pour conséquence la multiplication des transports par VSL

Poursuite de notre grève administrative ( PMSI...etc)

Application strict de notre droit de grève avec assignations journalières remises en main propre . Refus de venir travailler si assignation abusive ou non remise dans les conditions réglementaires.

Les deux psychiatres du service sont solidaires du mouvement.

Pour le reste de l'établissement : débrayage (intersyndicale CGT/SUD/UNSA) chaque jeudi mais peu de personnels hors psy qui se mobilisent. Certains services viennent d'accepter le passage en 12 heures pour conserver leurs congés d'été.

FO se félicite des avancées alors que nous venons de perdre plus de 20 postes CDD!!!!

Quant au comité de défense de l'hôpital il continue ses actions (permanence devant l'hosto tous les jeudis depuis plus d'un an) et mobilisations régulières.

 

Les salariés du Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes avait obtenu un RDV à L’ARS hier AM.

ils entendaient demander le déblocage des crédits gelés pour la psychiatrie en Bretagne (plus de 8 millions d’euros) et obtenir la l’abandon des mesures d’économies....

 

Voir la suite sur le lien ci dessous

 

http://www.sudsantesociaux35.org/L-ARS-de-Bretagne-investie-par-les

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 22:29

 

Cliquez sur l'image ci dessous pour retrouver la manifestation caennaise en images
(y compris le pique-nique, la ballade en tram....)

 

 

18 juin 2014 Caen 3


 

18 juin 2014 Caen 1

 

 

 

18 juin 2014 Caen 16

 

 

 

18 juin 2014 Caen 22

 

 

 

18 juin 2014 Caen 49

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 22:02

Santé. Plus de 450 personnes dans les rues de Caen

 

 

 

Venus de Caen, de Vire, de Lisieux, mais aussi de Bretagne, d'Ile-de-France, plus de 450 personnes ont défilé dans les rues de Caen pour défendre la santé publique.

Mobilisation à Caen des personnels de santé menés par les syndicats Sud et CGTpour dénoncer les conditions de travail et les restrictions budgétaires dans les hopitaux publiques à Caen, dans le département et partout en France.

Après être partis de l'établissement public de santé mentale, ils sont allés à la préfecture où une délégation a été reçue. Ils ont exposé leurs difficultés et attendent des réponses. Pendant ce temps, les grévistes pique-niquaient sur la pelouse devant la préfecture.

Aprsè une assemblée générale qui s'est tenue une bonne partie de l'après-midi, personnels et syndicats appellent à une manifestation devant le ministère de la Santé le 23 septembre. "Nous voulons aussi mobiliser les usagers de la santé afin qu'ils rallient le mouvement. pour les sensibiliser nous ferons pendant l'été, le jeudi tous les 15 jours, des opérations de prise de tension notamment pour discuter avec les personnes de la santé", explique Bruno Lechaftois de la CGT.

 

 


Manifestation nationale à Caen contre les coupes budgétaires dans la santé

 

 

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La manifestation a réuni entre 500 personnes, selon la police, et 1300 personnes selon les syndicats ce mercredi dans les rues de Caen

 

Selon les syndicats, une cinquantaine d'hôpitaux étaient représentés ce mercredi à Caen pour protester contre les coupes budgétaires mais également contre la répression de l'action syndicale.

"Tu ne penses qu'aux sous, je ne pense qu'aux soins", "Stop aux économies sur le dos des personnels", "Non à l'austérité, halte à la criminalisation", voilà quelques slogans qu'on pouvait lire ce mercredi dans la manifestation des personnels de santé venus protester dans les rues de Caen contre les coupes budgétaires dans la santé. Dans le viseur du gouvernement pour participer aux 10 milliards d'économies demandées à l'Assurance maladie, l'hôpital public a annoncé début avril un plan de 5 à 7 milliards en cinq ans. Cette manifestation nationale a réuni entre 1000 et 1300 personnes selon les syndicats, des agents venus de Bretagne, de Haute-Normandie, de région parisienne et même de Toulouse, une cinquantaine d'hôpitaux français représentés selon la CGT.

 

En choisissant la capitale bas-normande pour cette manifestation, les syndicats ont également voulu dénoncer la "judiciarisation de l'action revendicative". Le cas de l'hôpital psychiatrique du Bon sauveur a suscité une certaine indignation dans le monde syndical. "Les moyens et l'offre de soin diminuent, les conditions de travail sont de plus en plus difficiles et la réponse partout en France c'est la criminalisation de l'action syndicale", dénonce Wilfrid Davoult, de la CGT Santé, "A Caen, ça a été la police à l'hôpital, le tribunal administratif qui nous a condamnés et ça se reproduit partout. On a appelé aujourd'hui l'Agence régionale de santé et la Préfecture à beaucoup de vigilance parce que ça ne pourra pas durer. Dans les services, c'est tendu et la répression comme elle se fait en ce moment risque d'engendrer des grandes difficultés pour le dialogue social."

 

En avril dernier, le tribunal administratif de Caen a interdit tout blocage de l'hôpital du Bon Sauveur sous peine d'une astreinte de 500 euros par jour. Pour les syndicats, visés par cette ordonnance, cette décision a été vécue comme une atteinte au droit de grève.

 

La vidéo de FR3 Basse-Normandie: C'est ici

 


 


 


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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:28

 

 

 

EPSM 18 juin

Appel EPSM 18 juin

Appel inter EPSM 18 juin

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 12:26

Après 5 jours de grève, les personnels de l'Ehpad Clos Les Muriers obtiennent gain de cause

 

Les personnels de l'Ehpad Clos Les Muriers du groupe Korian et la direction ont signé un protocole de fin de grève mercredi dernier. Les personnels réclamaient, entre autres, 13e mois et postes supplémentaires.

 

Après 5 journées de grève, l'Ehpad du groupe Korian, Clos des Muriers (Fondettes, Indre-et-Loire), a signé mercredi 4 juin un protocole de sortie de conflit avec les quelque 25 salariés qui manifestaient depuis samedi pour l'amélioration de leurs conditions de travail. Une partie de l'équipe de cet établissement de 85 lits, qui associe une unité d'hébergement pour personnes âgées désorientées (Uhpad), un accueil de jour et une unité de gérontopsychiatrie, avait en effet cessé son activité depuis samedi matin 30 mai, suite à l'annonce d'une modification du planning, l'une des aides-soignantes (ASD) étant assignée à l'accompagnement d'une professionnelle en remplacement.

 

"Cela a mis le feu aux poudres, résume Isabelle Jalais, IDE au Clos des Muriers. Nous manquons de personnel, nous l'avions signalé depuis le mois d'octobre, mais on ne nous entendait pas." L'établissement dispose pourtant de 20 postes d'ASD/AMP pour 85 lits. "Mais le site est organisé en 6 petites unités de vie, sur un grand volume de locaux, ce qui pèse sur la charge de travail et génère une réelle souffrance au travail", reconnaît Christophe Kohn, responsable de coordination RH opérationnel au groupe Korian.

 

Dans l'urgence, l'établissement a donc fait appel aux professionnels des autres sites du groupe alentour. "Nous avons même vu des directeurs arriver d'autres Ehpad pour faire les toilettes des résidents", souligne Isabelle Jalais. Des négociations ont immédiatement été entamées avec la direction régionale du groupe. Les salariés grévistes demandaient la création de postes supplémentaires, l'attribution d'un 13e mois, un support matériel, l'amélioration de leur formation professionnelle. "Nous avons presque tout obtenu", s'enorgueillit Isabelle Jalais. Presque tout, sauf le 13e mois...

 

Ainsi, une ASD/AMP supplémentaire - en CDI - viendra compléter l'effectif l'après-midi, période la plus chargée selon l'équipe. Deux CDD de trois mois seront également recrutés en attendant le renouvellement de la convention tripartite avec l'ARS et le conseil général. Tous ces postes sont en équivalent temps plein. "Nous avons également obtenu la garantie que tous les faisant fonction d'ASD/AMP se verraient proposer une validation des acquis de l'expérience pour obtenir leur diplôme", poursuit l'IDE. Ce qui constitue un réel effort pour le groupe qui devra abonder son plan de formation en conséquence.

 

"Par ailleurs nous avons obtenu une dotation en matériel : des adaptables, un véhicule pour accompagner les patients en consultations, un ordinateur supplémentaire..." note Isabelle Jalais. Pour améliorer la communication au sein de l'établissement, il a également été décidé que la responsable RH régionale installe désormais son bureau dans l'établissement. "Il s'agit de fluidifier et clarifier la communication, explique Christophe Kohn. Les équipes ne savaient jamais à qui s'adresser pour avoir des réponses pour leurs congés, leurs dates de formation etc. Elles étaient parfois prévenues le matin pour l'après-midi... Donc l'objectif est de travailler avec la direction pour que chacun sache qui fait quoi."

"Nous avons été soutenus par les syndicats FO, Sud et CGT, mais aussi par les familles, qui avaient signé une pétition, tient à signaler Isabelle Jalais. Et même des résidents ont affiché leur support en se collant un autocollant sur le torse..." La direction des ressources humaines a également tenu à saluer le professionnalisme de l'ensemble de l'équipe, gréviste ou non, et le respect qui a marqué toute la durée de la négociation.

 

 

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Published by sud-chu-caen - dans Un monde de luttes
6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 17:56

 

 

Pour lire l'appel en PDF, cliquez sur celui ci

 

 

Appel à une révolte citoyenne de la santé !

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